Lolita

By iamnessamay

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Sa plus grande erreur : Être la fille du chef de cartel le plus puissant du Mexique. Après une série d'évène... More

ANNONCE
PROLOGUE
CHAPITRE 01
CHAPITRE 02 :
CHAPITRE 03 :
CHAPITRE 04 :
CHAPITRE 05 :
CHAPITRE 06 :
CHAPITRE 07 :
CHAPITRE 08 :
CHAPITRE 09 :
CHAPITRE 10 :
CHAPITRE 11 :
CHAPITRE 12 :
CHAPITRE 13 :
CHAPITRE 14 :
CHAPITRE 15 :
CHAPITRE 16 :
CHAPITRE 17 :
CHAPITRE 18 :
CHAPITRE 19 :
CHAPITRE 20 :
CHAPITRE 21 :
CHAPITRE 22 :
CHAPITRE 23 :
CHAPITRE 24
CHAPITRE 25
CHAPITRE 26
CHAPITRE 27
CHAPITRE 28
CHAPITRE 29 :
CHAPITRE 30 :
CHAPITRE 31
CHAPITRE 32 :
CHAPITRE 33 :
CHAPITRE 34 :
CHAPITRE 35 :
CHAPITRE 36 :
CHAPITRE 37 :
CHAPITRE 38 :
CHAPITRE 39 :
CHAPITRE 40 :
CHAPITRE 41
CHAPITRE 42
CHAPITRE 43 :
EPILOGUE
PROLOGUE TOME 2
CHAPITRE 45 :
CHAPITRE 46 :
CHAPITRE 47
CHAPITRE 48
Chapitre 49
Chapitre 50
Chapitre 51
CHAPITRE 52
CHAPITRE 53
CHAPITRE 54
CHAPITRE 55
CHAPITRE 56
CHAPITRE 57
CHAPITRE 58
CHAPITRE 59
CHAPITRE 60
CHAPITRE 61
CHAPITRE 62
CHAPITRE 63
CHAPITRE 64
CHAPITRE 65
CHAPITRE 66
CHAPITRE 67
CHAPITRE 68
CHAPITRE 69
CHAPITRE 70
CHAPITRE 71
CHAPITRE 72
CHAPITRE 73
CHAPITRE 74
CHAPITRE 75
CHAPITRE 77
EPILOGUE

CHAPITRE 76

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By iamnessamay




LOLITA


L'espoir, n'est-ce pas ce de quoi est faite mon histoire ?

Sous les astres d'un monde où je n'ai jamais eu ma place, j'ai fini par trouver mon chemin auprès de ce sentiment qui s'est agrippé à mon cœur que l'on appelle l'amour. Parce que mon père avait raison sur une chose ; l'amour peut guérir les blessures les plus profondes. Et si aujourd'hui j'ai le cœur emplis de blessures à cause de tout ce que j'ai perdu, je continuerais d'aimer avec chaque morceaux de mon cœur brisé, parce que la mort ne met pas fin à l'amour, elle le rend plus fort.

Diego a été l'étoile la plus brillante de mon ciel, celle qui n'a jamais cessé de guider mon chemin. Et je sais qu'aujourd'hui, encore et pour toujours, il veillera à ce que je suive le bon chemin jusqu'à ce que nous nous retrouvions.

Parce que c'est toi et moi, Diego et Lolita, pour toujours et à jamais, pas vrai ?

Je fais les cent pas dans cette petite pièce dans laquelle je suis prisonnière depuis des semaines. Je porte les vêtements que Guzman m'a ramené, un ensemble de jogging noir et une paire de basket noire elle aussi. Je prie intérieurement pour que tout se déroule sans embûches et que je puisse retrouver ma famille au Mexique, c'est tout ce qui m'importe à cet instant.

Je serre la queue de cheval avec plus de fermeté sur mon crâne, quand je réalise que j'ai oublié quelque chose.

Je me rends jusqu'au lit et m'abaisse afin de récupérer le morceau de miroir que j'ai planqué sous le lit en début de journée. Je le coince dans l'élastique de mon jogging et me redresse au moment où j'entends la poignée tourner. J'ai le cœur qui bat à une cadence folle, je n'arrive toujours pas à réaliser que Guzman va me faire sortir d'ici.

Guzman pénètre à l'intérieur, le souffle légèrement saccadé. Je remarque immédiatement l'arme qu'il tient entre ses doigts.

— Prête ? prononce t'il en me tendant la main.

J'acquiesce d'un hochement de tête avant de plonger ma main dans la sienne, sans perdre plus de temps, nous sortons de la chambre pour atterrir dans un long couloir sombre et silencieux. Guzman dégaine d'ors et déjà son arme pour neutraliser quiconque se mettra sur notre chemin. Je ressens sa détermination à me faire sortir d'ici et ça me touche énormément. Mes pas se mêlent au sien, nous traversons plusieurs couloirs baignés dans l'obscurité, je ne peux ignorer le rythme erratique de mon cœur en ce moment. Mélangée entre la peur et l'excitation, je n'espère qu'une seule chose, que cette histoire se termine enfin.

Soudain, des bruits de pas résonnent derrière nous. Guzman m'attrape par le bras et nous planque derrière un mur au détour d'un couloir. Je croise son regard et de son index sur ses lèvres il m'intime de ne faire aucun bruit. Les pas se font de plus en plus distincts et des bribes de conversation en russe me parvient. Je retiens ma respiration en voyant les faisceaux lumineux des lampes torches se rapprocher. Je dois plaquer ma paume contre ma bouche pour retenir ma respiration, si ces hommes nous trouvent, c'en est finit pour moi, et je refuse d'échouer maintenant.

Guzman serre fermement ma main dans la sienne, et je ne peux m'empêcher de penser que Diego serait heureux de savoir que son frère m'aide comme il le fait.

Les pas s'éloignent, ainsi que la voix des gardiens qui finit par s'étouffer dans le couloir. Je reprends ma respiration en fermant les yeux une seconde. Tout va bien se passer, je tente de me rassurer.

—On continue. Murmure Guzman.

Nous continuons de marcher, et tous nos sens sont en alerte. A mesure que nous avançons, je me demande comment ils font pour se retrouver dans tous ces couloirs identiques, j'ai l'impression d'être dans un labyrinthe sans fin. Guzman me tire vers une cage d'escalier, nous descendons les marches avec le plus de discrétion possible. Mais mon cœur bat si fort que j'ai l'impression qu'il résonne entre les murs de cette prison.

Je me demande si c'est là que Yoni a grandit avant que Martina ne le transforme en Guzman, dans cette prison lugubre et sinistre. Je pose mes yeux sur lui, et mon cœur se serre quand je réalise que Diego n'aura pas eu le temps de renouer avec son frère. Je suis sûre qu'ils se seraient vraiment bien entendue.

Je descends la dernière marche et manque de me cogner contre Guzman qui s'arrête devant une porte.

— Quoi ? Pourquoi tu t'arrêtes ?

Guzman se tourne vers moi, un air intrigué et grave passe sur ses traits.

— Il y a quelque chose de pas normal...chuchote t'il, tu entends ? On dirait-

—Des coups de feu. je continue d'un ton critique.

Ses sourcils se froncent, et alors je comprends que c'est vraiment la merde pour nous. Il ne faut que quelques secondes avant qu'une alarme aiguë ne se mette à retentir dans tout le bâtiment. Dans quelques instants, la prison sera envahit d'hommes armés et les hommes de Martina ne manqueront pas de nous tomber dessus.

—OK, lance Guzman en prenant mon visage en coupe, on est attaqué. L'hélicoptère nous attend sur le toit de la tour jumelle juste en face, tu sais courir ? me demande t'il d'une voix grave.

— Oui, mais toi...où tu vas ?

— Je vais te couvrir. Je vais ouvrir la porte, court le plus vite que tu peux, je serais derrière toi.

J'hoche la tête et prends une profonde inspiration parce que la boule dans mon ventre s'agrandit et m'empêche de respirer correctement. Il faut que je me ressaisisse, c'est la dernière ligne droite avant de retrouver ma liberté. Je peux le faire, je sais que j'en suis capable. Après tout, je dois juste courir à travers la cours d'une prison prise d'assaut par des dizaines et des dizaines d'hommes armés.

J'ai connue pire.

— Allez Lolita, je sais que tu peux le faire. m'encourage t'il alors que sa main se pose sur la poignée de la porte, prêt à l'ouvrir.

— Allez, qu'on en finisse. je prononce avec conviction.

Guzman se tient prêt, et l'instant qui suit, la porte s'ouvre sur l'extérieur. Mon attention se focalise sur le point face à moi : la tour jumelle. Je me met à courir, l'air froid me griffe le visage et tout autour de moi n'est que flou et sans importance. Les détonations sourdes de la fusillade sonnent comme un bruit de fond sur lequel je ne dois absolument pas me concentrer. Je sais que Guzman est derrière moi, c'est comme si j'étais dans une bulle protectrice et que rien ne pouvait m'atteindre.

Mon cœur va bientôt exploser, je cours le plus vite possible, sentant ma queue de cheval me fouetter la nuque. Je me concentre sur la porte de la tour qui se rapproche de plus en plus. Autour de moi des hommes s'entretuent dans une guerre sanglante et sans pitié et je me demande comment est-ce possible que je ne me sois pas déjà pris une balle. Ma respiration est erratique, mais l'adrénaline me pousse à courir encore plus vite lorsque j'aperçois l'hélicoptère sur le toit.

Lorsque j'atteins la porte, c'est comme si j'étais délivré d'un poids. Je ne perds pas de temps et l'ouvre avant de me faufiler à l'intérieur de la tour, suivis de prêt par Guzman.

— Je ne sais pas qui sont ces types, cri t'il le souffle lourd, mais ils sont pas là pour rigoler putain !

— Si seulement ils pouvaient brûler cet endroit et tuer Martina avec. je lance en montant les marches.

Nous atteignons rapidement le toit de la tour, les grandes hélices de l'hélicoptère tournent et Guzman me fait signe de le suivre. Je lance un dernier regard derrière moi, tout autour de nous s'écroule, je vois d'en haut ce qui se passe en bas et j'espère du plus profond de mon cœur que ces hommes ne laisseront rien de cet endroit. Une explosion retentit, et je remarque que le bâtiment dans lequel nous étions quelques minutes plus tôt est en train de prendre feu.

—Lolita ! Il faut qu'on y aille, vite ! me hurle Guzman.

Mais alors que je m'apprête à le rejoindre dans l'hélicoptère, je sens une main m'attraper par le bras et me retenir. Je sens une vague de haine me submerger, il est hors de question que j'échoue si prêt du but. Alors, prise par un élan de rage, j'envoie un coup de poing dans le visage de cet homme cagoulé, à plusieurs reprises, mais lorsqu'il lève ses mains en l'air et recule d'un pas, mes sourcils se froncent d'incompréhension.

Qu'est ce que-

L'homme plante sa main contre son torse et de son autre main il retire le tissu noir qui couvre son visage.

— Juan ?! je m'exclame, les yeux écarquillés par le choc.

Juan me sourit, la lèvre en sang. Des larmes de joie incontrôlables dévalent mes joues, je n'arrive pas à y croire.

Ils sont venus me chercher.

— Je savais que t'étais vivante, hermana.

J'acquiesce d'un hochement de tête vif avant de me jeter à son cou, ses mains entourent mon dos et il me serre fort dans ses bras. J'ai l'impression de retrouver une partie de moi même, de retrouver qui je suis. J'ai retrouvé ma famille.

— Lolita, il faut qu'on se tire et vite ! m'interpelle Guzman.

Une seconde explosion retentit, cet endroit est en train de partir en fumée.

—Vas-y, m'intime Juan, y'a quelqu'un d'autres qu'on est venu chercher.

Juan fait quelques pas en arrière avant de partir en courant, me laissant complètement désorientée.

Qu'est ce qu'il a voulut dire ? Est ce qu'ils ignorent que Diego est mort ?

— C'est maintenant ou jamais !

Je sens que Guzman est en train de perdre patience, mais quelque chose m'empêche de partir là, maintenant. Je pourrais m'enfuir, comme je le rêve depuis des semaines, alors pourquoi je n'arrive pas à m'y résoudre.

Mais en regardant cet endroit, mon cœur s'emballe et je comprends alors ce que mon corps essaye de me dire :

Il est tout prêt, ne t'en va pas.

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