Funestes Retrouvailles

By PandoreLunaire

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Nouvelle horrifique sur le thème d'Halloween, ma participation à un évènement d'écriture organisé sur discord... More

Funestes Retrouvailles

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By PandoreLunaire

Par Pandore Lunaire



Le temps était magnifique pour un 31 octobre, un soleil d'ocre dominait le ciel cyan, régnant sur les arbres mourants dont les feuilles pourpres teintaient les allées de la petite ville, laquelle j'arpentais lentement à pied.

S'il faisait aussi bon et agréable dehors, dans mon cœur la météo était tout autre, pluvieuse de tristesse et venteuse de rage, car je venais de perdre ma mère d'une rupture d'anévrisme, deux jours plus tôt.

Cela fut si soudain que je ne pouvais m'empêcher d'incessamment me demander...

Pourquoi ?

Pourquoi si tôt ? Et surtout...

Pourquoi elle ?

Elle qui avait toujours pris soin de sa santé comme de la mienne, elle qui ne cessait jamais de déborder de bienveillance, d'énergie et de gaieté, malgré les épreuves qu'elle avait dû braver.

J'étais malheureuse et en colère, cependant un faible rayon d'espoir, bien que blafard, arrivait par instant à percer ce ciel morose qui régulait ma récente humeur intérieure, une once de lumière appelée Grand-mère, aussi la raison principale de ma présence ici.

J'allais justement lui rendre visite pour la toute première fois, car je ne l'avais jamais rencontrée, en vérité elle et ma mère ne se parlaient plus depuis bien longtemps, plus précisément depuis un peu avant ma naissance.

Enfin c'est ce que j'avais cru comprendre, malheureusement d'aucun de son vivant ne put me gratifier d'une quelconque explication concernant leur différend irréconciliable, ma mère la première, et ce malgré mes questionnements répétés depuis mes plus jeunes années.

Je lui en voulue beaucoup de m'imposer autant de secrets, déjà que mon père demeurait inconnu au bataillon et que je n'avais qu'elle au monde, mais tout cela me semblait si dérisoire à présent.

Une chose était certaine, savoir qu'il existait quelque part dans ce pays un autre membre vivant de ma famille, apprendre que tous mes proches n'avaient pas disparus, apaisait grandement mon cœur.

Je me sentais déjà moins seule, même si je ne connaissais rien de mon aïeule ;

Seulement sa voix désormais, lorsqu'elle m'appela la veille pour me manifester ses condoléances tout comme son immense tristesse de n'avoir pu revoir sa fille, et par conséquent de n'avoir jamais pu se réconcilier avec elle.

J'ignore encore comment elle avait fait pour être au courant de la terrible nouvelle aussi prématurément, l'annonce de décès n'étant pas encore publiée dans le journal local à ce moment-là.

L'unique réponse que la vieille dame me donna fut :

" Lorsqu'on est mère on sent ces choses-là."

Phrase qui m'avait ramenée inévitablement à ma propre intuition, lorsque le drame s'était produit, mon crâne s'était subitement retrouvé si oppressé que j'avais eu l'impression qu'un étau se resserrait autour de lui, puis une violente douleur fendit ce dernier, foudroyé par la fulgurance d'un éclair meurtrier.

L'hallucination avait duré une demie seconde à peine, mais celle-ci avait été si intense et troublante qu'elle m'avait grandement secouée.

Lorsqu'un médecin m'avait appelée pour m'annoncer ce qui était arrivé, évidemment je fis instantanément le lien.

J'étais sa fille et je l'avais senti...



Je soupirai tristement en songeant à tout cela, ruminant sans cesse les événements douloureux de ces deux derniers jours, toutes les choses que j'avais eues à faire pour m'occuper des funérailles.

Je me rendais justement chez ma grand-mère afin de lui permettre d'y assister, je ne sais pas si c'est ce que ma mère aurait voulu, mais je trouvais cela cruel que de priver la vieille dame de l'enterrement de son enfant, alors j'avais fini par accepter.

Je me rendis soudainement compte que le soleil avait fortement décliné, un faible rayon orangé subsistait encore cependant, mais ce n'était plus qu'une question de minutes avant que ce dernier ne se fasse engloutir par la nuit aussi noire que l'obsidienne, aussi froide que la mort.

Je frissonnai tandis que je vis s'agiter quelques familles dans la rue, des parents accompagnant leurs enfants faire la chasse aux bonbons, cela me fit sourire un court moment mais me ramena indubitablement à des instants de ma vie à jamais révolus.

Nouveau soupir, puis j'avançai, bientôt les numéros des maisons voisines défilèrent sur la droite, me rapprochant inévitablement de la bonne.

662, 664...

666 !

On y est !

Bon, il ne fallait franchement pas être superstitieux pour accepter d'habiter ici, mais ça tombait très bien car je ne l'étais pas vraiment.

J'observais avec attention la petite bâtisse ancienne faite de pierres, elle était charmante et quelque peu biscornue ce qui lui donnait un certain cachet, elle semblait dater d'un autre siècle, d'ailleurs, sur l'un des blocs était gravé l'année 1666, nul doute celle de sa construction.

Décidément... en voilà un nombre redondant !

Mais je ne m'en inquiétai pas outre mesure.

Tout autour de l'habitation, figurait un petit jardinet désuet, pas réellement entretenu, seules certaines plantes en bon état semblaient obtenir des faveurs particulières de la part de leur propriétaire.

Je m'avançai alors précautionneusement vers le portillon de fer, m'apprêtant à en saisir la poignée, lorsqu'une petite voix fluette m'interpella subitement, me coupant net dans mon élan.

Ma tête pivota et mon regard croisa alors celui d'une petite fille déguisée en ce qui ressemblait à s'y méprendre à un chien noir.

Drôle de costume pour Halloween, me dis-je furtivement avant de lui demander poliment de réitérer sa question.


- Bonsoir petite puce, je ne t'ai pas bien entendue, qu'est-ce que tu disais ?


- N'y va pas !


La petite ne cessait de me fixer, cela devenait presque inquiétant, je fronçais les sourcils, étonnée, toutefois curieuse de connaître la raison de cet étrange avertissement.


- Ah bon ? Et pourquoi cela ?

- Si tu entres là-dedans tu n'en ressortiras pas.


Ok... 

Je commençais à regarder autour de nous afin de repérer ses potentiels parents mais alors que l'allée semblait à nouveau déserte et que mes prunelles voulurent se poser une nouvelle fois sur la petite fille, elles ne trouvèrent que le vide, cette dernière s'étant évaporée.

Je déglutis aussitôt, plus vraiment rassurée, cette soirée d'Halloween commençait sérieusement à me retourner le ciboulot et me faisait assurément flipper.

Si c'était une farce, elle était réussie !

Toutefois je pris mon courage à deux mains afin de terminer d'entreprendre ce que j'avais commencé, à savoir rendre visite à ma grand-mère maternelle.



Lorsque j'atteins enfin le porche, j'actionnai une jolie cloche en métal ornée d'arabesques gravées, en tirant sur une petite corde pour annoncer mon arrivée à défaut de pouvoir sonner, le dispositif électrique étant tout bonnement inexistant.

C'était rare mais je trouvais cela original, n'empêche j'en vins tout de même à me demander si cette femme vivait encore comme au siècle dernier, peut-être cela expliquait-il le désaccord avec ma mère.
Appartenait-elle à une sorte de secte ou bien de communauté vivant en marge de la société ?

Ou que sais-je encore ...

Tandis que mon cerveau élaborait des hypothèses plus farfelues les unes que les autres ainsi que des scénarios abracadabrantesques, la porte s'ouvrit brusquement d'un coup sec juste devant moi.

Je me figeai alors le souffle coupé, l'angoisse s'insinuant dans mon corps subitement pétrifié, hésitant finalement à rencontrer cette personne de ma famille.

Et si elle me décevait ?

Et si c'était moi la déception ?


- Oh ma petite Chloé ! C'est toi ?


- Oui... oui c'est bien moi !  Bonjour Madame.


- Voyons mon enfant, appelle-moi grand-mère !


J'eu à peine le temps de la contempler et de finir ma phrase qu'elle me prit dans ses bras sans crier gare, m'enlaçant du plus fort qu'elle pouvait à l'aide de ses bras frêles et tremblotants.

Le sourire qu'elle m'offrit suite à cette étreinte, enveloppa instantanément mon cœur meurtri de coton doux et rassurant comme un pansement.

J'avais le sentiment que tout en elle m'était familier, c'était une sensation tellement plaisante.


- Entre donc enfin ! Tu vas attraper la mort !


Je m'exécutai sans ajouter mot puis la vieille dame m'invita immédiatement à sa table de cuisine après avoir pris grand soin de fermer la porte à clefs derrière nous.

Un réflexe qui me fit sourire car je l'avais aussi, au grand dam de ma colocataire Kathy d'ailleurs, cette inconsciente !

Peut-être était-ce là une manie dont j'avais hérité, j'aimais bien cette idée.

Alors qu'assise j'attendais sagement que ma grand-mère termine de nous préparer une infusion, je la contemplais tout en recherchant des points communs physiques que nous pourrions avoir, relevant mentalement des gestes ou attitudes que nous partagerions.

Elle paraissait comme toutes les mamies, petite et légèrement tassée par les années qui l'avaient traversée, des cheveux gris non teints, remontés en un chignon quelque peu négligé mais non moins charmant, un doux visage parsemé de rides dues à son âge avancé, je remarquais d'ailleurs que celui-ci comportait la même légère cicatrice que le mien, une sorte de croissant de lune inscrit juste sous l'œil droit.

Stigmate que ma mère ne possédait étonnamment pas.

Cette découverte me valut de me sentir encore plus proche de cette dame que je ne connaissais pourtant pas.

Cette dernière portait également une robe fleurie munie du fameux tablier taché des mamies gâteaux, signe certain qu'elle appréciait cuisiner et faire de la pâtisserie, d'ailleurs elle s'empressa de me déposer un alléchant biscuit juste sous mon nez, qu'elle avait préparé spécialement pour mon arrivée.


- Oh il ne fallait pas vous donner autant de peine.


- Mais quelle grossière idée !

Bien sûr que si, tu n'es pas n'importe qui tu es ma petite fille !


En réalité je n'avais pas avalé grand-chose depuis deux jours et le trajet m'avait donné faim, cet encas était donc plus que bienvenu.

Je me servis alors sans manquer de mordre dans une tranche du délicieux cake moelleux dans la foulée, tandis que nous commencions à discuter.

J'aurais pensé que des blancs s'installeraient entre nous, clairsemant notre conversation de légers malaises, et que nos questions seraient timides ou maladroites, mais il n'en fut rien, bien au contraire, c'était comme si cette dame avait toujours fait partie intégrante de ma vie.

Une fois l'infusion prête je me délectai de sa saveur, ma grand-mère m'apprit qu'elle la faisait elle-même avec les plantes qu'elle cultivait dans son jardin.

Cela rendait ce breuvage encore plus goûteux à mon palais.

Ce moment hors du temps prit fin un peu abruptement, lorsqu'une question sembla soudainement déranger la vieille dame, elle si ouverte et joviale jusqu'à maintenant.

Seulement je voulais en savoir plus, mais ma grand-mère ne m'offrit qu'une moue pincée en guise de réponse, éludant tout simplement la question.


- Mon enfant, termine de boire ta tisane je te prie.

Rétorqua-t-elle sèchement.


Un peu refroidie par sa réaction, j'acceptai néanmoins et vidai mon infusion d'une traite, mais peu de temps après je commençai à me sentir bizarre, une fatigue intense s'empara de mes membres, une chaleur inhabituelle emplit mon enveloppe charnelle, tandis que ma vision se troublait et que mes paupières devinrent tout à coup extrêmement lourdes.


- Grand-mère je... je ne me sens pas trop bien, je...

Je suis tellement... fatiguée...


Mes yeux s'écarquillèrent une dernière fois avant de se refermer pour de bon, lorsque j'aperçus les traits déformés de mon aïeul.

Cette dernière n'affichait plus ce sourire si bienveillant, ne posait plus sur moi ce regard si doux, non.

Son sourire était devenu effroyablement carnassier, tel un rictus des plus mauvais, tandis que son regard clair azuré s'était transformé en celui maléfique d'un démon, ténébreux et profonds, ses yeux évoquaient désormais la symbolique angoissante de deux puis sans fond.


- Non...


Mais je ne pus m'exprimer davantage, la nuit sombre s'emparant bien vite de ma vision, quant au vide bâfreur, il happa goulûment mon esprit.



Lorsque je me réveillai enfin, je peinai à comprendre ce qui m'arrivait, de même qu'il était difficile pour ma vision de se rétablir complètement, celle-ci d'abord trouble, mit quelques minutes à retrouver sa netteté, mais ce que je vis lorsque ce fut le cas, m'horrifia instantanément.

J'aurais finalement préféré ne jamais ouvrir mes paupières.

Je voulus crier, hurler à plein poumon, mais c'était impossible, ma bouche encore endormie ne me le permettait pas, j'étais pleinement consciente de tout ce qui figurait et se passait autour de moi mais complètement paralysée.

J'étais couchée sur quelque chose de dur, froid et surélevé, dans un endroit sombre et humide, peut-être dans une cave, sur une sorte de dalle de pierre ou d'autel, et devant moi se dressait ma grand-mère, laquelle j'eu du mal à reconnaître.

Elle était entièrement nue, sa peau fine et ridée, pendante par endroit, arborait de récentes scarifications sanguinolentes en formes de symboles ésotériques.

Cet être ignoble dégageait une odeur putride des plus âcres, aussi répugnante que son physique, rappelant celle de la chair en décomposition, qui soulevait mon estomac à chaque inspiration.

J'étais également nue et frigorifiée, bras et jambes écartés, en offrande à la malfaisance de cette femme damnée.

Ma peur eut pour effet que mes sphincters lâchèrent soudainement, libérant mon urine de façon humiliante, expulsant également involontairement mes matières fécales, rendant ma pauvre personne encore plus misérable et pitoyable qu'elle ne l'était déjà.

Devant cette constatation la vieille folle explosa d'un rire aussi sadique que dément, un athamé à la main, couvert de son sang, menaçant mon corps de sa lame aiguisée, je devinai alors que ma peau serait inexorablement la prochaine à être lacérée.


- Ma petite fille... si naïve et si sotte, comme l'était ta mère !

Me voilà bien aisée que d'avoir engendré de telles idiotes !

Ainsi j'accomplirai enfin ce sortilège que la gestation encore ignorée de ta mère avait si abruptement avorté à l'époque ;

Réduisant à néant mes chances de retrouver la fraîcheur de ma peau d'antan, la vigueur et la beauté de ma jeunesse passée !

Ayant failli à récupérer celle de ta mère il y a de cela 20 ans, à présent c'est de la tienne dont je vais m'emparer !


Je n'en croyais pas mes oreilles, j'étais prisonnière d'un affreux cauchemar, rien de tout cela n'était réel, cela ne pouvait en être autrement !

L'hideuse et vieille sorcière à l'apparence décharnée vint s'approcher de moi d'une lenteur calculée, comme si elle savourait ce qu'elle voyait, se régalant de mes souffrances, jouissant sans vergogne de mes yeux révulsés par la terreur, mue par l'impatience obscène de ce qu'elle allait prestement m'infliger.

Tout en me fixant de ses deux billes luisantes et noirâtres, elle posa la pointe de la lame de son poignard ensanglanté juste sous mon œil droit, là où jadis elle m'avait marquée en ayant tenté de prendre la jeunesse de ma mère, sa pauvre fille qui ignorait encore à ce moment-là qu'elle était enceinte, et que j'occupais déjà ses entrailles.


- Cette satanée marque !

J'aurais dû sentir qu'un indésirable fœtus encombrait déjà l'enveloppe souillée par la dépravation de cette sale dévergondée.

Mais cette fois, ça n'arrivera pas !

Rien ne pourra m'arrêter !


Elle lâcha un nouveau rire des plus glaçants dont l'hystérie évocatrice figea dans sa course mon cœur battant de manière effrénée, lorsque sa lame me perça violemment l'œil droit.

Mon âme s'époumonait de douleur telle une forcenée mais ce hurlement ne put demeurer qu'intérieur tandis que dans la foulée cette folle à lier s'appliquait à me graver la chair de nombreux sceaux ensorcelés, le tout en psalmodiant ce qui était manifestement une incantation en une langue occulte et oubliée.

Les souffrances endurées étaient si atroces que je crus plusieurs fois m'évanouir, malheureusement cela ne se produisit pas, j'assistai impuissante à cette lente torture sans bénéficier d'aucune clémence d'aucun dieu, et dont l'irrévocable conclusion n'était autre que la fin.

Ma fin.


Lorsque vint enfin l'ultime moment de son abominable sortilège, sa dague vint se loger d'un coup de lame bien placé dans mon bas ventre, perforant les couches de peau et différentes membranes protégeant ce dernier, déchirant au passage mon utérus désormais ravagé.

Cette fois mes cordes vocales résonnèrent fortement, laissant ma bouche lâcher un vagissement dont les aigus insoutenables à l'oreilles, vinrent se mêler aux psaumes de la timbrée démoniaque, nos voix vibrant à l'unisson en un chant d'aliénées, où la folie et la perversité étaient reines.

Quelques minutes plus tard je me vidais de mon sang, et devant moi s'habillait nonchalamment une belle et gracieuse jeune fille me ressemblant énormément, cette dernière me narguait éhontément de ses sourires satisfaits.


- Voilà, que les choses sont enfin à leur place !

Je ne remercierai jamais assez ta navrante crédulité ma petite Chloé !

À présent, je te souhaite une douce nuit... pour l'éternité.

Mais avant, voilà de quoi t'aider à t'endormir.


Elle me présenta un miroir abîmé, fracturé par endroit dans lequel je vis mon reflet baigné de fluide cramoisi.

Il était immonde, borgne, édenté, loqueteux et entaillé par des rides encore plus profondes que celles que sa peau arborait alors que je la croyais encore aimante, innocente et inoffensive.

Ma réaction fut sans appel, empreinte d'incessants gémissements d'effroi dont elle se riait à gorge déployée.

Cette adoratrice de Satan, qui subtilisait la jeunesse de ses enfants était la cruauté personnifiée.

Elle éteignit ensuite les bougies allumées pour la cérémonie qui venait de s'achever, disposées au-dessus de ma tête ainsi qu'au bout de chacun de mes quatre membres, lesquelles formaient un pentacle fatal des plus parfaits.

Elle ôta donc à ma vue ces petites mèches enflammées, uniques lueurs d'espérance qu'il me restait de contempler, puis en un bruit sourd et sans même un semblant de pitié, la sorcière referma la porte de la cave, m'imposant le noir des tréfonds du désespoir.

Le néant me recouvra alors comme la stèle d'une pierre tombale, étouffant toutes traces de ma courte existence ainsi que celles de l'horreur qui s'était produite ici et que j'avais subie ;

Pour qu'un jour, dans plusieurs décennies certainement, ce tombeau scellé s'ouvre à nouveau afin de mieux se refermer, sur une jeune et nouvelle âme, qui n'aura pas pris en compte l'avertissement des signes inquiétants, ni même celui oral de cette petite fille déguisée en chien.

Si au moins je l'avais reconnu.

Si seulement je l'avais écouté...

Ce fameux chien noir, qui pourtant annonce votre imminent trépas.



Priez dès à présent, afin que la prochaine vie qu'elle prendra, ne soit pas la vôtre ou bien celle de votre enfant.



Fin

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