Média : Shadow on the Sun – Audioslave
Mardi 4 juillet 2017
Après une bonne grasse matinée, je me réveille de bien meilleure humeur, il n'y a pas à dire même si mon Léon est super confortable, dormir dans un vrai lit ça n'a pas de prix. Harry est un hôte exceptionnel et Loretta une bonne source de fantasme. Je ne suis pourtant pas un adepte de la branlette en solo, je préfère largement les corps à corps, cependant les formes féminines de la jeune maid et sa jolie peau hâlée ont eu raison de ma volonté. Qu'importe, ça m'a fait du bien de décharger la pression en imaginant ses beaux yeux noirs me mater sans vergogne pendant que je me donnais du plaisir.
J'émerge en m'étirant nonchalamment comme un chat puis je me lève et pars retrouver mon pote qui fait la larve sur un transat au bord de la piscine. Je m'approche discrètement car je constate qu'il est au téléphone. Il fait signe à Loretta de venir pour s'occuper de moi. Aussitôt elle vient m'accueillir avec le même regard cabotin que j'ai imaginé cette nuit. Je souffle un coup car cette coquine me filerait presque la trique rien qu'en me parlant de café et de pancakes.
— Je suis désolé, je dois gérer une urgence, m'informe Harry en déboulant dans la cuisine. Fais comme chez toi fiston. On se retrouve pour le dîner, ok ?
— T'inquiète. Je vais aller faire un tour du côté de Venice Beach.
— Loretta, je te confie mon invité. Je sais que tu sauras prendre soin de lui. A ce soir. Et fiston, sois sage. Je compte sur toi, me prévient-il avec un clin d'œil.
— Ouais, soupiré-je en me retournant face à ma tasse de café.
Je suis encore plus exaspéré en découvrant le sourire moqueur de la petite soubrette. Elle me cherche celle-là alors il faut que je prenne mes distances sinon elle va me trouver et je n'ai pas envie de rompre la promesse faite à mon pote. Je prends mon mug et pars dans ma chambre enfiler mon bermuda de bain et un t-shirt. Je dois mettre les voiles rapidement, car tout seul dans cette belle baraque avec Loretta qui me rôde autour, ça ne va pas le faire longtemps.
Je monte dans Léon et prends la destination de la fameuse plage de Venice. Je me gare sur le parking et constate à regret que la houle n'est pas au rendez-vous aujourd'hui. Des jeunes s'amusent dans les vaguelettes avec leurs bodyboards mais pas l'ombre d'un surfeur. Tant pis, il y aura certainement de la minette à draguer malgré tout. Je prends ma serviette et un bouquin et je m'installe dans un coin de plage. J'enlève mon t-shirt pour exposer mes atouts à la gente féminine et parfaire mon bronzage au passage. Je m'allonge avec le livre dans les mains pour faire style je lis peinard mais en fait, caché derrière mes lunettes de soleil, je fais un scan des alentours pour étudier mon proche voisinage. Je ne suis pas déçu par la vue, il y a de la bimbo à profusion dans des bikinis tous plus échancrés les uns que les autres. Habituellement je préfère les nanas plus naturelles mais je saurai me contenter d'une Botoxée ou siliconée pour aujourd'hui.
Après une heure à somnoler paresseusement sur la plage, je n'ai pas l'ombre d'une touche avec une minette. Il faut dire que la concurrence est rude. Des mecs bodybuildés foisonnent à rouler des pectoraux devant les yeux avides des bimbos. Je ne suis pas gringalet pourtant mais je ne fais pas le poids face à ces masses surprotéinées. Et puis avec mon van, je peux difficilement trouver un autre argument de séduction que ma plastique qui ne semble pas les faire vibrer. Au bout d'un moment, ça me saoule, j'en ai marre de faire le lézard, en plus les déferlantes ne sont toujours pas arrivées alors je décide de changer d'air.
J'ai repéré un skatepark en me garant tout à l'heure mais il fait trop chaud et j'avoue que j'ai la flemme d'aller suer au milieu des bowls en béton. Je remonte dans Léon pour rentrer chez Harry, quelques longueurs dans la piscine, voilà ce qui me fera du bien.
Loretta m'accueille à l'entrée de la maison en bonne domestique, mais avec ce regard lubrique qu'elle s'amuse à me jeter, j'en déduis que mon pote n'est pas encore rentré. Pourtant je me suis abstenu de faire le con devant la caméra de l'interphone pour ne pas l'inciter à fricoter. Je lui fais un rapide sourire puis trace directement vers mon objectif. Je jette mon t-shirt sur un transat et plonge la tête la première dans la piscine. La température est idéale, un bon 27 degrés qui rafraîchit juste ce qu'il faut. Je fais quelques longueurs avant de me détendre complètement et de flotter en planche à la surface. L'eau a toujours été un élément dans lequel je me sens à l'aise, elle a le pouvoir de m'apaiser, une fusion avec cet état liquide qui te fait sentir léger et infiniment petit.
Je sors de la piscine et m'étend sur la chaise longue le corps tout dégoulinant pour me faire sécher au soleil.
— Vous désirez quelque chose ? me fait sursauter Loretta.
Telle une petite chatte, elle est arrivée en silence et se réjouit de m'avoir surpris. Je fixe son visage avenant, j'ai bien une idée de ce qui me ferait envie mais ce n'est pas permis.
— Ouais, une bière fraîche, s'il te plaît, me contenté-je de répondre.
Je la regarde s'éloigner de sa démarche chaloupée. Bordel, ça fait chier ! La chaleur me met les hormones en ébullition et son petit coup d'œil avant de pénétrer dans la maison n'arrange rien à mon état. Elle revient avec la bouteille et un verre sur un plateau qu'elle dépose à côté de moi. Je ne sais pas si j'ai pris un coup de chaud à la tête ou une insolation de la queue mais ma volonté part soudain en vrille.
— Attends, lui intimé-je en lui attrapant délicatement le bras.
Elle se retourne et m'observe dans l'expectative de ce qui va suivre le regard enfiévré.
— Ah mais vous êtes là ! nous interrompt Harry.
Putain, sauvé in extremis. Je relâche Loretta comme si le contact avec sa peau me brûlait la main. Un peu plus et j'outre passais les limites. Je lui murmure un « désolé » qu'elle seule peut entendre avant de s'éloigner un peu de moi.
— Tu arrives au bon moment, Loretta vient juste de me servir l'apéro, me justifié-je auprès de mon pote qui s'installe sur un transat à côté de moi.
— Parfait ! Tu m'apportes la même chose, s'il te plaît, adresse-t-il à la servante.
— Alors ton urgence, rien de trop grave ? m'inquiété-je.
— Un souci avec mon fils, il est en pleine crise d'ado et se rebelle avec le nouveau mec de mon ex. Alors, j'ai passé la journée avec lui pour lui causer un peu. Merci, dit-il à la maid qui repart en me faisant discrètement un clin d'œil au passage. Et toi alors Venice Beach, c'était bien ?
— Bof, pas de vagues, pas chopé de meuf, une basique journée de farniente sur la plage. Mais j'ai profité de ta piscine en rentrant.
Avant d'avoir eu le temps de savourer ta soubrette, mais ça, je ne lui avouerai pas, je ne voudrais pas le mettre en rogne.
— Ah oui ici les nanas sont plutôt superficielles. Je n'arrive pas à en garder une, se marre-t-il.
— Mais je ne cherche pas à me caser, juste à m'amuser !
— Oh tu sais, les années passent vite. Un jour tu vas ouvrir les yeux, tu auras plus de cinquante balais et tu te retrouveras seul sans avoir rien vu venir. Alors profite de la vie mais ne sois pas hermétique à l'amour s'il se présente à toi.
— Oui daddy, me moqué-je.
— Tu peux rigoler ! Viens, on va s'installer dans le jacuzzi, j'ai besoin de me détendre et je vais te raconter une histoire.
Je me penche pour prendre le plateau avec nos bières mais Loretta arrive aussitôt pour le porter sur la terrasse. En fait, je constate qu'elle est toujours aux aguets et que rien ne lui échappe. Je lui fais un sourire pour la remercier d'être aux petits soins. Elle me répond avec une moue espiègle. Putain, elle fait chier d'être aussi sexy. Je me prélasserais bien avec elle dans ce bain à remous. Et elle le sait.