Avant qu'il rentre j'avais passé 10 minutes sous l'eau brûlante.
L'eau me dégoulinait sur les yeux jusqu'à ma bouche.
Mes cheveux, derrière ma tête, se faisaient lourds, trop lourds, mais leur va et vient sur le bas de mon dos me donnait une sensation de tendresse.
Je passais mes mains sur mes épaules tailladées. Je serrais les dents au contact de mes plaies encore ouvertes.
De légers petits filets de sang s'en échappaient encore, laissant toujours mes bras rouge.
Sur les cuisses c'était différent, c'était plus profond, c'était plus douloureux.
Je dessinais les traits avec mon doigt, en passant dessus doucement.
Il m'arrivait d'appuyer dessus, la douleur que cela procurait me rappelait, ça me rappelait à quel point j'étais dans la merde.
Je ne sais pas vraiment pourquoi la femme ne m'avait pas touchée. Elle ne m'avait fait qu'un seul trait, sûrement pour faire semblant car il n'était vraiment pas profond et il n'était pas droit.
Elle tremblait lorsqu'elle l'avait fait, étrange.
Toutes mes pensées tournoyantes s'arrêtèrent net quand je le vis entrer dans la salle de bain, mon havre de paix.
Il me jeta un regard vif et ouvrit la porte de la douche. Le froid s'engouffra, ce qui me fit frissonner. Il enleva ses chaussures et resta en chaussettes, avant de venir s'assoir à côté de moi dans la douche toujours coulante. Ses cheveux et sa chemise devinrent très vite trempés.
Il ne lâcha pas un mot et laissa son regard devant lui.
Il avait forcément appris quelque chose, sinon pourquoi ? Pourquoi ?
- Pourquoi tu m'as fait ça ?
- Depuis combien de temps Elisa ?
- Depuis combien de temps quoi ?
Il tourna sa tête vers moi et plongea ses yeux dans mes prunelles.
- Depuis quand tu bosses pour eux ?
Attends, attends, quoi ??
Il avait clairement de fausses informations, c'était le monde à l'envers.
- Pour qui putain?
Il serra les poing et haussa le ton.
- DEPUIS QUAND TU FAIS LA CHIENNE À DONNER NOS INFOS AU GANG REILLES ??
- De quoi tu parles ?? Je n'ai jamais fais ça Roy's putain. Je n'aurais pas trahi mon gang si je bossais pour eux. Il inspira longuement, sûrement en train d'essayer de ne pas me noyer une troisième fois.
- Tu foutais quoi hier dans leur bat ?
- Comment tu sais ça ?
- Je sais tout Elisa. L'information me monta au cerveau plus vite qu'un éclair.
- Mon téléphone. T'as mis quoi dans mon téléphone ??
Il ne me répondit pas.
Ce que je pouvais être conne. Le premier jour en Italie, le jour où il m'avait "offert" un nouveau téléphone ! Il avait clairement mis un traceur dedans, ça semblait logique, sinon comment il pouvait me faire autant confiance depuis le début.
Il avait accès à tous mes messages, tous mes appels, toutes mes positions, mon agenda, mes alarmes, tout.
- T'as mis un putain de traceur dans mon téléphone.
Il passa sa langue sur le coin de sa lèvre avant de se mordre la lèvre du bas et de me reluquer de haut en bas.
- Humm
Je fronçai les sourcils d'étonnement et de confusion face à sa réponse très... explicite.
- Mais pourquoi t'as fais ça ??
- Je ne fais confiance à personne. J'ai eu raison manifestement.
- Je te jure que je bosse seulement pour to- (je me repris), pour vous !
- Alors explique-moi, qu'est-ce que tu foutais dans leur bat ?
- On devait aller en boîte avec Jake. A la prononciation de son nom, il serra les dents et son regard se noircit. Il devait passer rapidement au bloc, il m'a emmenée, faisant passer la chose pour un simple bureau. Je me suis assise à l'accueil et j'ai patienté une trentaine de minutes avant qu'il revienne et qu'on s'en aille.
Il plissa les yeux et leva un sourcil.
- Tu penses que je vais avaler ça ?
- C'est simple, demain, c'est l'un de leurs plus gros braquages, si je bossais pour eux je ne te l'aurais jamais dit. Ça me paraît logique.
Je lui prouvais par A + B que je n'étais impliquée dans rien et il finit par me croire.
Finalement, je n'avais pas menti, je n'étais pas là taupe des Reilles.
Je n'étais pas la leur.
Il me regarda longuement et baissa les yeux sur mes coupures.
- C'est pas moi qui ai demandé à te faire taillader.
Je fronçais les sourcils.
- Attends, quoi ?
- C'était pas moi.
- Alors pourquoi ils ont dévié tes ordres ?
- La plupart du temps, quand je me suis vengé comme je le voulais, je laisse la personne et je m'en branle pas mal de ce qu'on décide de lui faire après. Ils ont du penser que c'était le cas.
Il semblait vraiment sincère mais ça ne marchait pas comme ça.
Il ne m'avait pas fait couper certes, mais le reste était entièrement de lui.
Il avait ordonné toutes ces choses et il m'avait regardé les subir.
- Je m'en fous, t'as ordonné le reste.
- Ca marche comme ça. Si je pense avoir trouver un traitre, je le tue. Point.
- Oui, bah là, t'as fais que penser.
Il me regarda avec lassitude et une petite lueur de "désolé".
- Viens, on va te soigner.
Il m'empoigna la main et se leva.
Le petit bruit des gouttes s'éclatant sur le sol me fit sourire. Il me tendit une serviette et m'emmena jusqu'au lit. Je m'assis, confuse, avant de me laisser tomber sur le dos.
Il revint de la salle de bain et laissa échapper un petit rire. Il m'attrapa les deux mains et me tira.
Je laissai tomber ma tête en arrière et me laissai faire. Une fois assise, il passa son index le long de mon bras.
- Arrête de faire comme si tu n'avais pas essayer de me tuer il y a deux heures.
- Tais-toi et laisse-toi faire.
Il enroula un bandage autour de mon bras et passa de la crème un peu partout en me massant légèrement par la même occasion.
Descendu aux cuisses, il embrassa chacune de mes cicatrices et replongea ses yeux dans les miens en s'asseyant à côté de moi.
- Pourquoi tu fais toujours ça ?
- Pourquoi je fais toujours quoi ?
- Pourquoi tu me tues de l'intérieur pour revenir quelques temps plus tard et me donner de l'affection à nouveau ? T'es incapable de n'être que dans le deuxième cas.
Il fit une moue choquée, ce qui me montra que pour la énième fois, il jouait.
- Incapable ? Vraiment ?
- C'est ce que je dis.
- Je vais te prouver que je peux l'être, ça dépend juste avec qui, je suis pas dans le coton, tout ça moi. Pas mon genre.
- Bah si tu veux me le prouver, commence par me ramener chez moi.
On toqua à la porte et je resserrai ma prise sur ma serviette.
Il ouvrit et laissa apparaître Rémi qui me dévisagea de haut en bas.
- Elle fait quoi encore ici celle-là ?
- Ferme ta gueule Rémi, lui répondis-je sans vraiment réfléchir.
Il s'avança vers moi et je me levai du lit.
- La touche pas.
Son ton était froid et net.
Rémi tourna les yeux vers lui et fit deux pas en arrière en me dévisageant.
- Toi, si tu veux rentrer chez toi, prends une caisse et rentre. Pour les vêtements, prends dans mon armoire.
- C'est pas un peu grand ?
- Dernier placard. J'ouvris et tombai sur pas mal de robes et quelques paires de talons. Je me retournai vers lui, choquée.
- Tu portes des robes ? Il rigola.
- Nan, j'ai juste pas mal de putes qui se déshabillent ici.
Je levais les yeux au ciel et attrapais la première robe que je trouvais.
Je l'enfilai rapidement dans la salle de bain. La robe était ultra-moulante, en cuir noir brillant. Elle descendait en décolleté plongeant, laissant apparaître la moitié de mes seins et s'arrêtait tout juste en-dessous de mes fesses. Je mis les talons, ils devaient faire au moins 12 centimètres. Sur mes chevilles remontaient de jolies petites cordes fines mettant en valeur ma manucure blanche.
Je poussai la porte et vis les deux hommes me reluquer de haut en bas.
- Oui bon, c'est bon. Un rictus apparut sur le visage de Roy's, me laissant lire dans ses pensées.
Je m'avançai vers lui pour attraper les clefs qu'il faisait tourner sur son index.
Je le fusillai du regard et sortis.
Toutes les personnes que je croisais dans la maison me prenait pour une fille de joie et honnêtement je détestais ça. Ça m'avait vraiment mise en rogne. Je posai mes fesses dans la première voiture qui sonna en appuyant sur la clef. Une magnifique Avantador blanche neige. Je démarrai et sortis de ce foutu garage.
J'arpentais les rues sombres de cette ville glauque à mourir et me dirigeais directement vers le bloc de Mathéo.
Arrivée là-bas, je me garai plus loin, proche d'une bouche d'égout, pour ne générer aucune question et jetai la clef dans le trou. P'tit karma. Je passais les portes de l'accueil et tout le bazar, et finis au bout de longues minutes par arriver devant la porte de sa chambre.
Je toquai frénétiquement et il ouvrit.
Il me regarda de haut en bas et revint à mes yeux, les sourcils levés et un rictus étirant ses lèvres.
- Fais taire tes pensées, je les entends d'ici.
Il leva les yeux au ciel.
- Tu veux quoi ?
- Que personne ne me voit. J'irais dans le garage avant que tous tes petits copains se ramènent pour le braquage. Les règles sont toujours les mêmes, je reste invisible.
- Si tu veux. Commence à descendre chercher ta caisse, ils seront là dans 10 minutes.
- Je prends laquelle ? Un sourire s'étendît sur son visage.
- J'ai pas jeté la tienne, bébé. Quelques souvenirs étrangement agréables me vinrent et un sourire s'étendît sur mon visage.
- Dans ce cas, je vais la chercher.
- Tiens prends ça.
Il me jeta un flingue et je l'attrapai au vol.
Je le regardai un instant et le reconnus immédiatement.
Il était tout noir, sans aucun numéro de série et avec gravé sur le côté de la cross "you and me forever". C'était mon arme. Il me l'avait offerte pour ma première opé à ses côtés. Intraçable.
Comme moi à l'époque.
(TW)
Il me coupa dans mes pensées en prenant une voix grave.
- Au fait, t'as quoi sur le corps ??
- Longue histoire.
- En plus d'être une camée, tu te mutiles ??
- Pas tes affaires. Mais nan, c'est pas des mutilations, je suis pas là-dedans.
Il fronça les sourcils et avant qu'il rouvre la bouche, je sortis de la pièce, flingue à la main, clef d'une Lambo Centenario noir mat dans l'autre.
Arrivée devant la voiture, je levais la bâche pleine de poussière et rentrais dans la voiture. MA voiture.
La sensation du tissu sur mes cuisses dénudées me fit monter les poils.
J'ouvris la boîte à gants dans l'espoir d'y trouver mon trésor, et dans la plus grande des surprises, il était là. 25 grammes de beuh dans un joli sachet en soie noire.
Je me tournai et vis son tee-shirt ainsi que l'une de mes robes sur le siège arrière.
Cette voiture était vraiment resté figée dans le temps.
J'ouvris le pare-soleil et y tombai sur ma fausse carte d'identité de l'époque. Maddie Rox.
Un souvenir me revenant, je passai ma main sous le siège et tombai sur une petite boîte.
Sa petite boîte. Je la lâchai très vite et une petite larme coula le long de ma joue. Je l'effaçai vivement en plaquant ma tête contre le siège.
J'allumai la radio pour détendre un peu l'atmosphère et tombai sur notre musique : Sex Sounds.
Je l'éteignis, en rogne, ouvris la fenêtre et tirai trois balles dans la voiture voisine. Je démarrai et me cassai avec la symphonie du klaxon répétitif du aux balles en arrière fond.
Je roulais, joint à la main et volant dans l'autre.
Pas la meilleure des idées, surtout que je me dirigeai clairement vers notre point de rdv.
Dans mon rétroviseur, je vis des couleurs bleu et rouge.
Je mis mon joint rapidement dans le pare-soleil en prenant soin de bien l'éteindre et j'accélérai.
J'arpentai les routes en essayant de semer cette putain de voiture.
Pied au plancher, j'arrêtai de la voir très vite et effaçai la petite goutte sur mon front. Je hais les flics.
Je sursautai quand mon téléphone sonna.
Je décrochai timidement.
- Allo ?
- Elisa, c'est moi.
Matheo. Évidemment.
- Quoi ? Pourquoi tu m'appelles en numéro masqué ?
- Pas d'importance, t'es où ? Le camion est là dans pas longtemps, on commence le braquage dans très peu de temps.
Je marquai un temps d'arrêt du aux effets du joint.
- J'arrive, petit souci sur la route.
- Quel genre de souci ?
- Flics.
- Tu les as semés j'espère ??
- Oui.
- T'es foncedée ?
- Oui.
- Putain Elisa, c'est important aujourd'hui.
- Ca l'a toujours été, j'étais foncedée à chaque fois et pourtant j'ai jamais rien fait foiré.
- Bref, bouge-toi le cul.
J'accélérai encore une fois et arrivai en poussant un léger soupir de soulagement quand je vis le panneau "A13".
Je redoublai ma vitesse et vis les 3 voitures en rang d'oignon, je me joignis à la file.
On ne m'avait absolument pas briefée sur qui serait ou non ici. Mathéo s'était seulement chargé de m'expliquer le plan brièvement et de me laisser partir avec ma voiture.
Je ne reconnaissais qu'une seule voiture, celle de Matheo, une magnifique Dodge Demon noir brillante, sa voiture depuis toujours.
La route était déserte.
Le plan était très simple, Mathéo passait devant le camion pour le ralentir, les deux autres voitures à gauche et à droite du camion pour éviter une potentielle déviation et moi j'alternerais entre devant et derrière.
Dans un deuxième temps, Mathéo foncerait loin devant, les deux sur les côtés passeraient à l'arrière, moi je passerai devant, ferai un Starsky et Hutch (tirer le frein à ma main pour faire un demi tour en dérapage marche arrière) avant de foncer en avant sur le camion, ça l'obligera à m'éviter en tournant, sur sa trajectoire tournante, et Mathéo se sera arrangé pour s'y trouver.
Il plantera les freins, l'obligeant à faire de même et le camion finirait par passer au-dessus de la Dodge en tonneau et s'écraser un peu plus loin.
Le plan s'exécuta à merveille.
Le camion s'écrasa un peu plus loin avec comme conséquence sûrement le chauffeur mort.
Pas d'importance.
Je refis un Starsky et Hutch et les deux voitures à l'arrière me rattrapèrent.
Je demeurais un peu en avant pour veiller à ce que l'on ne me voit pas. Et surtout, à ce qu'en cas d'arrivée du cartel Lorona, je ne sois pas dans le coin.
Personne ne devait savoir que je me trouvais là.
Les voitures derrière moi se mirent à avancer étrangement de plus en plus vite, me rattrapant dangereusement.
Je tournai ma tête vers la droite et croisai, dans ma vitre aussi claire que de l'air, le regard de Jake.
Nos regards ne s'emmêlèrent que quelques secondes avant que je mette pied au plancher pour me casser le plus vite possible, en espérant qu'il ne m'ait pas reconnue.
J'avalai ma salive sévèrement en repensant à ce qui venait de se passer.
Si Jake m'avais reconnue, tout était foutu. Roy's allait me tuer et Jake tout comprendre.
Point de vue de Mathéo
Je sortis de la voiture pour attendre les trois voitures de derrière.
Le plan avait parfaitement marché, il s'était déroulé exactement comme je le souhaitais. On avait baisé le gang de l'autre fils de pute et en prime, on aurait 5 putain de millions de cam à revendre.
J'admirais la voiture d'Elisa fonçant toujours plus vite.
Elle était putain d'incroyable, la femme la plus incroyable jamais connue.
Je l'aimais tellement putain, j'aurais pu tout donner pour elle.
J'admirais sa voiture, pensif, quand je remarquais qu'elle allait de plus en plus vite et la voiture de Jake également.
Les deux voitures restèrent parallèles durant même pas dix secondes avant qu'elle fonce à 200 en me décoiffant et en passant ultra vite et ultra proche de ma voiture.
Les deux voitures ne me laissèrent pas me poser plus de questions et elles se garèrent en faisant crisser les pneus sur la route déserte.
Jake sortit, accompagné de Ricardo, suivi d'une épaisse fumée blanche du aux pneus cramés.
Jake semblait perplexe.
- C'était qui cette fille ?
- Une fille que j'ai sauvé d'un bordel en la recrutant pour des jours comme ça. Elle a un don inné pour la conduite.
J'avais ressorti son histoire officielle, celle qu'elle avait toujours sortie à l'époque quand quelqu'un osait lui adresser la parole. Il plissa les yeux et haussa les épaules avant de se reconcentrer sur le camion écrasé un peu plus loin. - On y va ? Je dois rejoindre ma meuf dans peu de temps là.
Je serrai les dents.
On ouvrit les grands portes à l'arrière mais rien.
Plus rien.
Il n'y avait aucun kilo de rien du tout, le camion était vide. J'attrapai mon arme dans mon dos et tirai sur absolument tout le camion dans une rage incontrôlable.
- Faut qu'on bouge, me balança Ricardo d'un ton sec.
Je le fusillai du regard et acquiesçai. L'idée qu'Elisa pouvait être notre taupe me traversa l'esprit mais je n'y croyais pas une seule seconde.
Je m'étais déjà trompé une fois, je ne ferai pas l'erreur une deuxième.
Point de vue d'Elisa
Une fois arrivée chez moi, je me jetai sur mon canapé, le coeur tambourinant d'adrénaline, cette drogue m'avait manquée.
Je tapai le numéros de Mathéo et l'appelai.
Il décrocha presque à la seconde.
En train de penser à moi le coco ?
- Quoi ?
- C'était quoi ce bordel ?? Pourquoi Jake était là ?? Il est censé être un agent endormi !!
- Il est parfait pour ce genre de mission.
- Va te faire foutre, j'ai failli niquer toute ma relation.
- Fais pas genre que tu l'aimes Elisa, je te connais, il est trop simple.
- Tu crois ? répondis-je d'un ton sarcastique.
Il marqua un temps d'arrêt anormal, ce qui me froncer les sourcils.
Je raccrochai, toujours dans le même silence.
En revanche, je ne comprenais pas vraiment pourquoi Roy's n'avait pas réagi, pourquoi il nous avait laissé tout lui voler sans la moindre action.
Il n'avait pas du me croire.
J'appelai Cassie pour prendre des nouvelles, j'aimais vraiment bien cette fille. Bip, Bip, Bip Répondeur.
Bizarre elle répondait toujours.
Point de vue de Mathéo.
Les deux voitures me suivant à la trace à 200, je décrochai mon téléphone après 5 refus.
- Quoi putain ?!
- Monsieur, on vient de se faire braquer le QG. C'est un massacre.
Fini mes chou
J'espère vous avez kiffé.
Je vous kiffe
Hésitez pas à me donner des retours.