James Scott & la toxico [TERM...

Por Angel-Heart04

13.2K 636 766

Que se passe-t-il lorsqu'une toxico rencontre le chef d'un cartel de drogue ? Voici l'histoire d'Héléna Wilso... Más

Note!
Chapitre 1: Mon ami, Bryan
Chapitre 2 : La dette
Chapitre 3: La décision
Chapitre 4: La peur
Chapitre 5: Contrôle
Chapitre 6: Les erreurs
Chapitre 7: Tentative
Chapitre 8: Réconfort
Chapitre 9: Aller mieux
Chapitre 10: Tenir bon
Chapitre 11: Les frères Jones
Chapitre 12: De ma faute
Chapitre 14: John
Chapitre 15: La première fois
Chapitre 16: Crise
Chapitre 17: Que le jeu commence
Chapitre 18: Péché interdit
Chapitre 19: L'enfer
Chapitre 20: Case départ
Chapitre 21: Nouvelle facette
Chapitre 22: Chez moi
Chapitre 23: Sensation nouvelle
Chapitre 24: Des réponses
Chapitre 25 : Un frère
Chapitre 26 : Amour et haine
Chapitre 27: Ce qui es caché
Chapitre 28: Le chaos
Chapitre 29: Pour survivre
Chapitre 30 : Tu es toi
Chapitre 31: Je te le promets
Chapitre 32: Pardonne-moi
Chapitre 33: Ma petite
Chapitre 34: Fentanyl
Chapitre 35: soirée mouvementée
Chapitre 36: Haine et amour
Chapitre 37: Épicerie
Chapitre 38 : Merci
Chapitre 39: Glenn
Chapitre 40: Ava
Chapitre 41: Faible
Chapitre 42: Le classeur rouge
Chapitre 43: Du temps
Chapitre 44: Petite cuillère
Chapitre 45: L'avenir
Épilogue

Chapitre 13: La rancune

279 13 11
Por Angel-Heart04






Point de vue : James.


J'ai dû partir ce matin avec Stepen pour distribuer le reste de la drogue aux revendeurs. Normalement, Stephen le fait avec Maria, mais je préfère qu'elle reste avec Helena pour le moment. J'aurais pu demander à l'un de mes hommes de le faire, mais ça faisait longtemps que je n'étais pas allé sur le terrain. Tous sais bien passé comme prévu alors, je rentre afin à la Villa.

Je passe le portail avant de me garer dans l'allée. Je descends de mon véhicule avant de rentrer. Il n'y a aucun bruit, tout est calme. Elles ne sont peut-être pas encore réveillées.

Je me pose dans le canapé et sors une clope de mon paquet avant de la fumer. J'entends des bruits de pas venant de l'escalier. Je tourne la tête et aperçois Maria les descendre. Elle est épuisée, ça se voit rien qu'avec les cernes qu'elle a sous les yeux.

-Tu n'as pas beaucoup dormi ?

-Non, elle a vomi toute la nuit, elle ne se sent pas bien, me répond-elle.

-Où est-elle ?

-Dans la chambre, elle essaie de se reposer, me dit-elle.

-Je vois, je vais aller la voir.

Je me lève du canapé, mais je suis rapidement interpellé par Maria.

-Tu devrais la laisser tranquille, je ne suis pas sûre qu'elle veuille te voir, me dit-elle.

-De quoi as-tu peur, Maria ? Je ne vais rien lui faire et qu'elle le veuille ou non, je m'en fous. Si je veux la voir alors je ne vais pas me gêner.

Je la contourne avant de monter les marches de l'escalier. Son état me concerne alors, je dois m'assurer qu'elle est assez stable pour ne pas refaire de connerie, comme elle l'a déjà fait dans la cave.

Je passe le couloir et rentre dans la chambre sans même frapper. Elle est assise sur le lit, relevant la tête rapidement vers moi. Elle a tout de suite compris que ce n'est pas Maria qui est rentrée dans la pièce. Je m'approche d'elle et en effet, elle ne va pas bien. Elle a de gros cernes sous les yeux et elle est pâle, encore pire qu'hier.

Mon regard se porte maintenant sur son bras, là où il y a ses veines. Elle saigne un peu ce qui signifie qu'elle se gratte beaucoup.

Je m'approche encore, mais elle recule dans le lit faiblement. Elle ne semble pas très heureuse de me voir, mais après tout, je l'ai sorti de là-bas. Elle ne devrait pas me fuir comme ça, même si je comprends son raisonnement.

-Tu devrais arrêter de te faire mal au bras, ça ne va pas t'aider, lui dis-je.

Elle me fixe de ses yeux verts, ses yeux qui m'ont poussé à aller la chercher. Elle ne me lâche pas du regard attendant sûrement que je fasse quelque chose.

Je m'assois sur le lit, ce qui a pour effet de la faire remonter ses genoux contre sa poitrine. Elle veut garder de la distance avec moi. Après ce que Isaac et Tyler lui ont fait, c'est tout à fait normal. Mais, ça ne marche pas avec moi et elle le sait.

-Maria m'a dit que tu vomissais, ça va mieux ?

-Ne fais pas celui qui s'inquiète pour moi, me répond-elle froidement.

Je soupire. Ça va commencer à devenir difficile si elle continue de me parler comme ça. Hier, j'ai réussi à me retenir, mais aujourd'hui ça peut très bien être différent.

Des pas rapides se font entendre dans l'escalier, laissant la porte s'ouvrir à grande vitesse. Maria se tient dans l'encadrement de la porte, la respiration saccadée.

-Ton père est ici, me dit-elle.

Je la regarde un instant avant de prendre conscience de ce qu'elle vient de me dire. Mon père est ici et ce n'est pas un hasard. Il a dû entendre parler de ce qu'il sait passer avec les frères Jones et si c'est le cas, je suis dans la merde.

Je me lève rapidement du lit avant de regarder Helena.

-Ne sors pas d'ici sans mon autorisation.

Je sors presque en courant de la pièce. Putain, mais pourquoi est-il venu !

Je descends les marches de l'escalier avant de l'apercevoir dans le salon. Il n'a pas changé depuis que je l'ai vu si ce n'est ses cheveux qui sont devenus un peu plus blancs. Mon père est plus grand que moi, il est tout aussi musclé, mais il a moins de tatouage que moi. Même si j'ai pris en force, je ne pourrais pas encore le battre. Il a dirigé le cartel pendant plus de 30 ans avant de me le céder.

Il est au milieu du salon, me regardant descendre les dernières marches. Il s'approche de moi avant de me faire une légère accolade tapotant mon dos. Il s'écarte de moi avant de s'asseoir dans le fauteuil.

Je m'assois à mon tour dans le canapé avant de le regarder. Maria vient l'instant d'après nous servir un verre de Whisky chacun avant de s'éclipser me laissant seul avec mon père.

-Alors, comment te sens-tu mon fils, me demande-t-il un léger sourire aux lèvres.

-Qu'est-ce que tu fais ici ? Pourquoi ne m'as-tu pas prévenu que tu venais aujourd'hui ?

-Tu sais bien que j'aime venir à l'improviste pour voir si tout se passe bien. Et puis j'ai entendu des choses à ton sujet alors je suis venu vérifier si ses rumeurs sont vraies ou non, me dit-il.

-Et que dis les rumeurs, demandais-je curieux en buvant une gorgée de mon verre.

-Ils sont beaucoup à dire que tu laisses le cartel sombrer, que tu es moins présent qu'avant.

-C'est faux, dis-je.

-Et c'est aussi faux ce qu'il se passe avec les Jones, me dit-il en me fixant.

-Alors tu es au courant ?

-Tu sais bien que je sais toujours ce qu'il se passe ici, me dit-il.

-Ouais, je sais. Mais je m'occupe des Jones, ils ne me causeront pas de problème.

-Eux peut-être pas, mais elle oui. Tu te relâches depuis qu'elle est là, me dit-il.

-Non, rien n'a changé, je peux te l'assurer.

-Alors, amène là moi, je veux la voir.

-Elle n'est pas en état pour descendre.

-Je vais donc monter la voir, me dit-il.

Il se lève du fauteuil en buvant d'une traite son verre avant de le poser sur la table basse. Je le suis, montant à nouveau l'escalier. Quand mon père décide quelque chose, c'est quasiment impossible de lui faire changer d'avis. Je sais au moins de qui je tiens pour ce côté-là.

Il arrive rapidement en haut de l'escalier avant de me demander la chambre où elle se trouve. Je lui montre avant qu'il ouvre lui-même la porte.

Je le suis de près quand il pénètre la pièce. Helena se redresse dans le lit pour nous regarder, mais surtout pour le regarder lui. Elle sait très bien que c'est mon père et je vois déjà son appréhension dans les yeux. Elle a les cheveux en pagailles et ses cernes n'arrangent rien. Sa tête endormie me ferait presque rire.

Mon père reste là un instant sans bouger. Il la fixe avant de s'approcher d'elle. Helena le regarde aussi sans le lâcher du regard. Elle veut lui tenir tête, ça se voit à son comportement. Mais si elle fait ça, elle ne va pas s'en sortir indemne et je ne pourrais rien faire.

-Bonjour Helena, je suis Rick, le père de James, lui dit-il.

-Je sais très bien qui vous êtes, répond-elle.

Je la regarde surpris. Elle veut mourir ou quoi ? Mon père est comme moi, elle ne devrait pas lui parler comme ça. Putain, je crois qu'elle est vraiment conne !

Mon père la regarde sans rien dire, mais je sais que c'est mauvais signe.

-Lève-toi, finit-il par lui dire sèchement.

Elle se lève doucement se tenant le ventre. Elle tremble, mais ce n'est pas à cause de la présence de mon père. Non, son corps est trop faible pour tenir correctement debout. Il a beaucoup trop subi en peu de temps.

Il sort son glock avant de pointer le canon vers elle. Elle ne bouge pas, le défiant du regard.

-C'est qu'elle a du caractère la petite, dit-il en la regardant.

Il s'approche un peu plus d'elle avant de la saisir par la gorge et de la plaquer sur le mur à côté, faisant bouger la table de chevet. Le canon de son glock se retrouve sur sa tempe. Elle ne bouge toujours pas le provoquant encore plus de ses yeux. Et je sais à quel point ça énerve mon père.

Il serre un peu plus son emprise autour de sa gorge lui coupant presque la respiration. Je la vois tourner son regard légèrement vers moi. C'est moi qu'elle regarde maintenant, mais pourquoi ? Elle me regarde comme si elle voulait que je l'aide. Mais c'est elle qui s'est mise dans la merde toute seule. Ses yeux verts me dévoilent toute sa tristesse, ses craintes. Mais je ne peux rien pour toi, Helena.

-Je te conseille de bien la calmer James. Tu sais bien que j'ai la gâchette facile, me dit-il.

-Je m'en occupe, elle n'est pas comme ça d'habitude. Disons qu'elle traverse une période difficile, répondis-je.

-C'est moi ou tu lui trouves des excuses, me répond-il.

-Je ne lui trouve pas d'excuses.

-Tu es trop gentil avec elle, commence-t-il froidement. Si tu n'es pas capable de gérer cette fille, je ne vois pas comment tu peux gérer un cartel entier.

Il la lâche enfin avant de se retourner pour me faire face laissant sa proie glisser contre le mur. Je peux voir toute sa déception dans son regard, mais je n'en ai strictement rien à foutre parce qu'au final, je gère quand même le cartel et personne ne peut prendre ma place.

Il me toise en s'approchant de moi.

-Fais attention, James, me dit-il le ton neutre.

Il passe à côté de moi avant de sortir de la pièce. Je regarde Helena qui porte sa main à sa gorge les larmes aux yeux. Ça aurait pu être pire, bien pire. Mais, mon père n'a pas totalement tort, en temps normal, je n'aurai pas pris le risque de voir les Jones et encore moins pour une fille comme elle. Je dois être plus présent sur le terrain, reprendre contact avec mes fournisseurs importants et surtout ne plus faire de la merde simplement pour mon divertissement. Au final, je n'aurais pas dû aller la chercher chez les Jones, car à cause de ça, je perds des bénéfices. Elle est là pour faire changer ma routine, mais aussi parce qu'elle me doit de l'argent.

Je sors de la pièce et rejoins mon père qui est redescendu dans le salon.

-Ne t'en fais pas pour le cartel, je ne vais pas laisser les Jones me prendre un seul centime, lui dis-je.

-Prend les mesures nécessaires et surtout ne te laisse pas influencer, tu es plus fort que ça, me répond-il.

Il repart aussi vite qu'il est venu et mon regard se porte sur Maria qui est dans la cuisine ouverte.

-Rentre chez toi, je vais m'occuper d'elle aujourd'hui, lui dis-je.

-D'accord, me répond-elle.

Elle sort de la cuisine avant de récupérer ses affaires, se tournant ensuite vers moi avant de me parler.

-Ne sois pas trop dur avec elle s'il te plaît.

-Je vais essayer.

Elle me lance un léger sourire avant de quitter la propriété.

Après ce qu'il sait passer avec mon père, je ne peux pas la laisser tranquille, car il faut qu'elle comprenne qu'il ne faut pas qu'elle fasse la maline ici. Il ne faut pas qu'elle fasse tout foirer.

Une fois les marches de l'escalier montées, je pénètre dans la chambre où elle est. Mais en rentrant, aucun signe d'elle. Putain, où est-elle ? Je marche dans la pièce avant d'entendre du bruit provenant de la salle de bain. La porte entrouverte me permet de distinguer la lumière qui en sort. Je m'approche alors de celle-ci avant de l'ouvrir entièrement.

Elle est assise par terre la tête dans la cuvette entrain de vomir. Malgré les couches de vêtements qu'elle porte, j'arrive à voir son corps trembler. Elle est à bout, que ce soit physiquement ou mentalement, j'en suis bien conscient. Mais, ce n'est pas pour ça que je dois me montrer compréhensif, elle n'aurait jamais dû parler comme ça à mon père.

Mes pas résonnent dans la petite pièce quand je m'approche. Elle relève rapidement la tête afin de me regarder. Elle essuie le coin de ses lèvres avec le dos de sa main en me fixant de ses yeux froids. Pourquoi essaies-tu de faire la forte avec moi Helena alors que tu es complètement vide.

En la prenant par le bras, je la relève, mais elle se dégage aussitôt de mon emprise en se décalant de moi, mettant une certaine distance entre nous.

-Ne me touche pas. C'est de famille apparemment d'être un gros connard, me dit-elle.

-Vas-y, continue. Continue de dire de la merde et je te promets que tu ne vas pas le regretter, dis-je froidement.

-Quoi ? Tu vas me frapper ? Je suis habituée maintenant.

-Je vais vraiment te défoncer si tu continues à me chercher.

-Tu attends quoi alors ? me répond-elle froidement.

Putain, mais qu'est-ce qu'elle cherche à la fin ? Elle veut vraiment que je la frappe. Elle attend que ça alors si c'est vraiment ce qu'elle veut, je vais lui donner.

Je l'attrape brusquement par le bras avant de la traîner hors de cette foutue salle de bain. Son visage se crispe sous ma poigne qui entoure son bras. Je la pousse violemment dans le lit avant de lui monter dessus. Elle bouge dans tous les sens, essayant à plusieurs reprises de me donner des coups. J'attrape avec fermeté ses poignets avant de les plaquer dans le lit, au-dessus de sa tête. Elle se débat, me forçant alors à resserrer mon emprise ce qui la fait lâcher un léger crie de douleur.

-Maintenant, tu vas m'écouter. Je sais très bien à quoi tu penses. Tu te dis que je ne pourrais jamais te faire autant de mal qu'eux parce que, contrairement à eux, je ne souhaite pas te violer. Mais ne crois pas ça, parce que j'ai d'autres moyens pour te faire du mal et ça ne va pas te plaire. Ne pense surtout pas que je vais être clément avec toi parce qu'ils ont abusé de toi. À la base, je ne voulais même pas venir te chercher.

-Alors pourquoi es-tu venu ? me demande-t-elle la voix enrouée.

Pourquoi ? C'est une question à laquelle je n'ai pas de réponse. Je ne sais pas moi-même pourquoi je l'ai fait. Sûrement parce que j'avais d'autres projets pour elle et qu'ils ne m'auraient jamais laissé tranquille.

-Uniquement pour mes intérêts. Je ne l'ai pas fait pour toi, Helena et je ne ferai jamais rien pour toi. Parce qu'à mes yeux, tu n'es rien. Tu es juste là parce que tu dois me rembourser.

-Alors pourquoi tu ne me tues pas ? Je ne peux pas te rembourser, me demande-t-elle tremblante.

-Parce que ça sera trop simple pour toi. La mort c'est la facilité et je ne suis pas pour la facilité.

Elle a enfin perdu son regard sombre, laissant place à la tristesse sur son visage. Elle a enfin compris l'avenir qu'il lui attend ici. Je ne la laisserai pas se suicider ou mourir bêtement. Elle ne partira pas d'ici avant de m'avoir remboursé.

-Maintenant, tu vas regretter d'avoir parlé comme tu l'as fait à mon père, mais aussi à moi, dis-je froidement.

Je lâche ses poignets qui sont maintenant rouges avant de m'emparer d'une paire de menottes de ma poche. J'en ai toujours une avec moi, car ça peut toujours servir et depuis qu'elle est là, je ne regrette pas.

J'emprisonne rapidement ses poignets à la tête du lit ne lui laissant pas le temps de se débattre avant de me pousser de celui-ci.

Je la retourne dans le lit la mettant sur le ventre.

-Qu'est-ce que tu fais ? me demande-t-elle inquiète.

-Ferme-la.

Je me saisis de son bas de pyjama avant de le tirer. Tout son corps se crispe, sa respiration devient plus lourde et son corps tremble encore plus. Je retire entièrement son bas avant d'agripper sa culotte.

-S'il te plaît..., me dit-elle la voix cassée.

Je ne l'écoute pas et retire sa culotte la laissant tomber au sol. Sa tête est tournée de l'autre côté, mais je l'entends pleurer. Je passe ma main sur ses fesses ce qui la tétanise encore plus. Sa respiration est saccadée et ses pleures s'intensifies.

Je remonte dans le lit laissant ma main sur ses fesses et passant l'autre sur sa nuque compressant sa tête contre le matelas.

-Tu sais ce qu'il y a de pire après un viol ?

Elle ne répond rien. Normal, qui peut répondre à une telle question.

-C'est quand une personne te le fait rappeler. Quand elle t'empêche d'oublier, d'avancer. Quand tu es forcé d'y penser chaque seconde de ta vie. J'ai vu tout ce qu'il t'a fait. Sa main sur ta nuque pour t'empêcher de bouger et la façon dont il t'a pris, dis-je froidement.

-Arrête... S'il te plaît..., me dit-elle difficilement.

-J'ai vu tes yeux se vider petit à petit pendant que lui il prenait son pied, dis-je.

Elle pleure comme elle ne l'a jamais fait, laissant tout sortir, ne pouvant pas s'arrêter. Elle tremble et sa respiration est de plus en plus difficile.

Je retire mes mains de ses fesses et de sa nuque avant d'attraper la racine de ses cheveux dans ma poigne. Je lève un peu sa tête en tirant sur ses cheveux avant d'abattre à nouveau sa tête face au matelas, appuyant fortement dessus pour lui couper la respiration.

Elle panique rapidement bougeant dans tous les sens, donnant des coups de pied et forçant sur les menottes. J'appuie avec mon autre main sur sa nuque pour la maintenir en place.

Après de longues secondes, elle suffoque beaucoup, son corps devient plus faible. Elle ne donne plus autant de coups, ne force quasiment plus sur les menottes.

Je lâche sa nuque avant de tirer en arrière sur ses cheveux. L'air lui parvient à nouveau la faisant tousser follement essayant de reprendre une respiration normale. Ses joues sont inondées par les larmes laissant ses yeux rouges.

-Tu vois, je peux faire ce que je veux de toi. Pour l'instant, tu es vivante, mais si je le décide, je pourrais te tuer en quelques minutes, dis-je froidement.

Elle ne répond rien, essayant encore de respirer correctement.

-Alors, quand tu t'adresses à moi ou à quelqu'un d'autre ici, choisis bien tes mots avant de parler, compris ?

Elle ne dit toujours rien, la respiration rapide et le corps tremblant.

-Compris, répétais-je froidement.

-Oui..., me répond-elle difficilement.

Je lui lâche les cheveux laissant sa tête retomber dans le lit avant de me pousser de celui-ci.

-J'ai demandé à Maria de rentrer chez elle. On est que tous les deux alors je vais te surveiller.

-Tu as qu'à me laisser ici..., me dit-elle tristement.

-Non, il est hors de question que tu vomisses dans le lit.

Je ramasse sa culotte sur le sol avant de me pencher vers elle. En lui remettant, elle serre ses jambes pour m'empêcher d'aller plus loin.

-Je te la remets alors, laisse-toi faire.

Après un court instant, elle relâche les cuisses me laissant lui remettre entièrement.

Je récupère les clés de menottes dans ma poche avant de lui retirer. Ses poignets sont rougis par le frottement du métal contre sa peau. Elle ne bouge pas alors, je la retourne en la poussant sur le côté. Elle me regarde terrifiée, son corps n'a toujours pas arrêté de trembler, mais, elle au moins à nouveau une respiration à peu près normale.

-Habille-toi, tu vas venir avec moi dans le salon, prononçais-je.

Elle se redresse dans le lit récupérant son pyjama dans la foulée. Elle l'enfile difficilement avant de se lever. Elle ne me regarde pas, elle n'ose plus. Je sais que ce que je viens de lui faire va rester encré en elle et elle sait que c'était juste un avertissement, un avant-goût de ce que je peux lui faire. Elle va me craindre plus qu'avant, du moins je l'espère, car si elle ose encore me parler comme elle l'a fait, je risque de la fracasser pour de bon.

Elle me suit quand je passe la porte de la chambre, mais je me décale pour la laisser passer devant moi. Je préfère garder un œil sur elle et pour ça, je dois toujours l'avoir devant moi.

Elle descend les marches de l'escalier au ralenti en se tenant à la rambarde. Ses mains tremblent comme tout son corps, mais au moins elle fait ce que je demande pour l'instant et c'est tout ce que je veux. Et si elle reste calme et sage, je ne serai pas forcé de l'attacher comme la dernière fois. Il faut qu'elle puisse aller aux toilettes rapidement si elle veut vomir.

Nous arrivons dans le salon et elle s'assoit rapidement dans le canapé ne tenant plus sur ses jambes. Je l'entends retenir un haut de cœur en plaçant sa main sur sa bouche.

Je m'assois dans le fauteuil en face avant de prendre une clope dans mon paquet et de l'allumer. Elle pose ses yeux sur moi sans pour autant me regarder dans les yeux. Pour une fille qui me parlait comme de la merde il y a encore peu de temps, elle s'est vite calmée et heureusement pour elle. Mais je sais qu'elle va essayer à nouveau et je devrais recommencer, mais ça ne fait rien, je la frapperai tous les jours s'il le faut pour qu'elle me respecte et surtout pour qu'elle n'ose plus jamais faire de connerie.

-Pourquoi es-tu comme ça avec moi ?... Me demande-t-elle.

Elle regarde à présent ses mains qu'elle a posées sur ses cuisses. Elle n'a pas le courage pour me demander ça en me regardant. Ma technique d'intimidation de tout à l'heure a bien marché, elle me craint bien plus qu'avant parce que je lui ai montré ce que je pouvais faire. Même si je ne pourrais jamais abuser d'elle, je peux me servir de ça pour la torturer psychologiquement et ça marche très bien. Après tout, c'est son petit séjour chez les deux frères est une bonne chose, comme ça je peux en jouer.

-Parce que tu le cherches. Si tu restais tranquille, je n'aurais pas à être comme ça avec toi, prononçais-je.

-Tu es qu'un menteur. Je n'ai rien fait pour mériter ça ! Tu m'as laissé là-bas juste pour te débarrasser de moi alors pourquoi tu es revenu me chercher ?

-Je te l'ai déjà dit.

-Je me suis fait violer à cause de toi ! Parce que tu m'as laissé à ces connards ! me dit-elle en pleurant.

-Je n'ai pas à me justifier sur ce que je fais et encore moins à toi, répondis-je froidement.

-J'aurais pu mourir !

-Et alors ? dis-je sans aucune émotion.

Elle me regarde en entrouvrant la bouche, mais aucun son ne sort. Elle ne dit rien me fixant. Elle a l'air surprise par mes mots, mais qu'est-ce qu'elle attendait comme réponse ? Elle ne représente rien pour moi, elle est juste un nouveau passe-temps.

-Tu es vraiment qu'un connard !

-Répète et je te jure que je finis ce que j'ai commencé tout à l'heure.

Elle baisse la tête regardant à nouveau ses mains sans répéter sa phrase. Elle sait très bien que je ne rigole pas avec elle et que je suis prêt à faire beaucoup de choses.

-Tu vois quand tu veux, tu sais la fermer, ajoutais-je.

Elle ne dit rien et là, je sais que j'ai gagné, car elle n'osera plus rien me dire pour l'instant.

-Je vais te dire quelque chose Helena et retiens ce que je vais te dire. Tu ne partiras pas d'ici tout de suite alors, je vais te donner un conseil : reste tranquille, laisse-toi faire et surtout fait ce que je te demande, dis-je froidement.

-Je ne pourrais jamais, je veux juste rentrer chez moi..., me répond-elle tristement.

-Oublie cette idée, ça n'arrivera pas maintenant.

Je pose le paquet de cigarettes que je fais glisser sur la table basse jusqu'à elle avec le briquet.

-Prends-en une, ça va te faire du bien, dis-je en montrant le paquet d'un coup de la tête.

Elle me regarde avant de prendre le paquet dans sa main, d'en prendre une et de l'allumer. Elle la porte à ses lèvres, tire la première latte.

Helena ressemble beaucoup à Maria de l'époque. Elle avait même un caractère plus violent à certains moments, mais elle aimait bien avoir de petite récompense de temps en temps et c'est comme ça que j'arrive à les calmer.

Helena est une droguée, elle ne pourra pas tout arrêter d'un coup. Alors, je vais au moins la laisser fumer des clopes et pourquoi pas des joints, si elle ne fait rien de débile. En plus de pouvoir la contrôler comme ça, je serais un peu plus tranquille. Si tout se passe bien, je pourrais même la laisser avec Maria, tout dépendra d'elle et de son comportement.

Je la regarde terminer sa clope avant de me lever du fauteuil et de m'approcher d'elle. Elle jette le mégot dans le cendrier quand j'arrive juste à côté d'elle. Elle lève les yeux vers moi et je plonge mon regard dans le sien.

-Maria va revenir en fin d'après-midi, mais je vais devoir sortir alors, tu vas m'accompagner.

Elle me regarde surprise, elle ne devait sûrement pas s'attendre à ça. À la base, ce n'était pas prévu qu'elle vienne avec moi, elle devait rester ici avec Maria. Mais vu ce qu'il c'est passer avec mon père ce matin et que j'ai renvoyé Maria chez elle, je suis obligé de la prendre avec moi.

-Je suis vraiment obligée de venir, me demande-t-elle inquiète.

-Oui, mais ne t'en fais pas, tu n'auras rien à faire si ce n'est de rester tranquille.

-De toute façon, tu ne comptes pas me laisser seule ici...

-Non, alors va t'habiller, je te laisse 10 minutes.

Elle se lève avant de quitter le salon, montant à l'étage, quittant rapidement mon champ de vision. En l'attendant, je prépare des sandwichs, on va devoir partir vite alors ça fera très bien l'affaire.

Au bout d'une dizaine de minutes, je la vois redescendre les marches. Elle a mis un legging et un grand pull large lui arrivant en dessous des fesses. Elle a attaché ses cheveux en une haute queue de cheval, libérant son visage. C'est la première fois que je la vois les cheveux attachés et je ne vais pas mentir, ça lui va très bien. Et je crois que c'est aussi l'une des premières fois que je la vois tout simplement les cheveux coiffés. Depuis qu'elle est ici, elle n'a jamais pu prendre soin d'elle alors la moindre chose se fait très vite remarquer.

Elle me regarde, ses pas l'emmènent dans la cuisine et je lui tends un sandwich aux crudités.

-Mange et on y va, lui dis-je.

Elle le prend dans sa main et commence à manger. Son regard à changer quand elle me regarde. Elle a toujours eu cette peur dans les yeux, mais depuis que je l'ai récupéré de chez les Jones, elle a aussi une pointe de dégoût, de colère profonde. Elle me déteste un peu plus chaque jour, mais ça me va. Je n'ai pas besoin d'être apprécié, tant qu'on me respect ça me suffit. Je mange sans plus attendre et elle, elle a déjà fini.

-Va mettre tes chaussures, elles sont dans l'entrée, lui dis-je entre deux bouchées.

Je la vois aller dans l'entrée avant de récupérer ses chaussures. Elle s'assoit ensuite dans le fauteuil afin de les enfiler. Aujourd'hui, il ne fait pas si froid alors son pull devrait lui suffire.

Je finis de manger avant de prendre mes clés de voiture et d'ouvrir la porte d'entrée. Je sors de la villa, vérifiant qu'elle me suit bien jusqu'à la voiture.

-N'essaie pas de te barrer comme la dernière fois. Je pense que tu te rappelles encore ce qu'il sait passer quand je t'ai retrouvé.

Elle hoche simplement la tête en me regardant. Nous montons dans la voiture et je démarre rapidement quittant la propriété. Le soleil tape contre le pare-brise, je pense même qu'elle va avoir chaud avec son gros pull. Pendant que je conduis, elle regarde le paysage d'effiler sous ses yeux et je prie pour qu'elle ne fasse pas de connerie aujourd'hui. Je n'aurai pas la patience nécessaire cette fois-ci.

Nous arrivons au bout d'une trentaine de minutes au lieu. Il s'agit d'un petit hangar complètement à l'abandon auquel la nature a repris sa place. Il y a une grande porte ouverte et devant je peux voir Stephen fumer sa clope. Je me gare devant le bâtiment avant de descendre du véhicule. Helena me suit dans mon geste.

-Alors comment ça se passe ici ? demandais-je en m'approchant de lui.

-Il ne veut toujours pas l'ouvrir, on ne sait rien pour l'instant, me répond-il en recrachant la fumée.

-Il va bien ouvrir sa gueule.

Je rentre dans le hangar avec Helena, suivi ensuite par Stephen. Je vois au fond, John qui est adossé contre le mur, le pied contre celui-ci. Il me regarde avant de se redresser et de me faire un signe de la main. Il remarque ensuite que je suis accompagné d'Helena, lui lançant un léger sourire. Je pense qu'il veut la rassurer au moins un minimum.

En face de lui, il y a un homme assez jeune, les cheveux bruns longs. Il est attaché à une chaise en métal. Ses mains sont reliées au dossier de la chaise et ses chevilles sont quant à elles attachées aux pieds de celle-ci.

Il relève la tête me reconnaissant tout de suite. Il sait qui je suis parce qu'il sait ce que je veux. Son visage change, il a peur. J'ai besoin de savoir où sont les frères Jones parce que je connais l'immeuble où ils s'amusent, mais je ne sais pas où est leur putain de baraque. Je dois savoir parce qu'il faut les retrouver pour mettre un terme à cette merde. J'ai dû accepter leur marché pour sortir Helena de cette merde, mais maintenant je suis encore plus dedans. Ces connards n'auront jamais une part de mes bénéfices. Et je peux avoir des réponses, car ce mec travaille pour eux.

Je sors mon glock avant de le pointer vers lui, plus précisément vers son genou.

-Parle ou je te l'explose, dis-je froidement.

Il ne répond rien me provoquant du regard.

-Je te donne une deuxième chance, où ils sont ?

J'appuie le canon de mon glock contre son genou. Il ne veut toujours rien dire alors je n'ai pas le choix. Je retire la sécurité de mon arme et pose mon doigt sur la gâchette.

-Arrête ! me dit Helena en criant presque.

Je tourne légèrement la tête vers elle pour la regarder. Je lui ai pourtant demandé de rester tranquille.

-Quoi ? lui demandais-je énervé.

-Laisse-moi faire.

Seguir leyendo

También te gustarán

70.6K 2.1K 43
Nina ne pensait pas que sa vie cachait tant de secrets. Et plus les jours passent plus elle sombre dans leur monde. 𝗗𝗮𝗻𝘀 𝘀𝗼𝗻 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗲. Alor...
Wattpad App - Desbloquea funciones exclusivas