il est 7h, comme chaque matin je m'éveille, les joues rougies par mes pleurs d'hier soir. Mon corps émerge lentement, mon coeur lui, reste blessé.
Comme chaque jours, je descends dans la salle à manger en espérant t'y retrouver. J'essaye sans cesse de parvenir a sentir ton odeur.
Une odeur rosée et romantique avec une pointe de caramel.
Je te revoie encore déambuler dans le salon et danser sur tes chansons préférées.
Je n'arrive pourtant pas à me souvenir de ta voix douce et mielleuse qui me susurrait chaque soirs de nouvelles poésies.
Mes yeux ternis par le manque de ta présence, suivis de profondes cernes marquant mes longues et douloureuse nuit sans ton souffle silencieux a mes cotés.
Je repense régulièrement à cet appel tardif qui à boulversé ma vie, pourtant si heureuse et apaisée par ta présence.
Mes mains, chargées de colère, ont lâchées le cellulaire sur le carrelage. Rien qu'en un instant je me suis effondrée, sentant déjà un manque intense.
Nos douces nuits et sorties me manqueront, tes pieds qui bougeaient sans cesse, signe dune lourde anxiété, (je n'y avais pas vraiment fait attention),
continueront a me faire sentir coupable de cette situation.
Quand donc allons nous a nouveau vagabonder sur ce sentier près de chez nous, mains dans la mains ?
Quand donc vais-je de nouveau pouvoir nager sans avoir l'angoisse de me noyer dans mes sentiments, comme tu l'a si bien fait ?
Vais-je un jour pouvoir une nouvelle fois admirer les ombres esquissées par le contour de tes formes, de revoir une nouvelle fois ton sourire et tes yeux dans lesquels je me plongeait chaque jours.
Tu sais, je crois que c'est bientôt la fin, ce douloureux rythme de vie mène a ma perte.
J'aimerais revoir cet homme heureux qui était constamment là, chaque jours, chaque instant.
Mais tu es parti.
14h, je suis sur la terrasse, regardant désespérément les quelques pots d'orchidées que tu as laissées a ton départ. Qui sont désormais fanée par le temps,
et abîmées par un manque d'eau, suite a ton arrosoir que je refuse de toucher.
il est désormais 16h, j'entends le téléphone sonner. Je sent mon pouls au s'accélère, mon corps entier reste figé. Je repense soudainement a cet appel tardif dont j'ai déjà parlé ;
je me remémore cette fille, qui me dit d'une voix aiguë ton nom, suivie d'une série de lamentables excuses.
Je revois tout ces beaux vases que tu m'avait offert, joliment décorés, ceux remplis d'amour et de joie, voler à travers la pièce.
Puis je me souviens m'être réveillée au milieu de tout tes vêtements, je me souviens m'être une dernière fois, enivrée dans les coutures de la manche de ton pull. Tu sais, le pull que je t'avais offert.
Je me rappellerais toujours de cette triste soirée. A ce moment la, une vague d'angoisse et de peines ne s'attarda pas a venir, un flot puissant de larmes commença son chemin.
Car dit moi, comment je vais continuer a vivre sans toi ?..
L'interdiction la plus totale de décrocher à nouveau le téléphone s'installa.
mme. loiyeau la psychologue m'a demandé d'arrêter de prendre des rendez-vous. Tu vois, plus personne ne veut de moi. Même moi-même.
Tu sais mon Amour, j'ai peur, peur de ta réaction si tu me voie là où ni toi, ni moi ne devrait être.
Depuis que tu es parti, je ne vois plus personne, a chaque fois il s'excusent de ton départ. Ils n'ont pas a me demander pardon, car c'est toi qui est parti.
Toi seul avec une partie de moi en plus.. Crois-tu qu'un jour la colère s'estompera ?
Crois-tu qu'un jour je regarderais à nouveau chaque fines parcelles de ton visage ?
Que je me souviendrais de nos deux personnes, nues sous les draps, en passant de bons moments sans se soucier du temps qui passe.
Je crois sincèrement que ça ne va plus.
Tu sais, la dernière fois que je t'ai vu c'était le matin de ton départ. Je te revois encore me chuchoter un « bonne journée » au creux de mon oreille. Je te revois me donner un baiser,
plus long que les autres jours. Je ne me doutais de rien.
Crois-tu qu'un jour je vais oublier la façon si brusque que tu a eu de me quitter ?
J'aimerais tellement être a nouveau blottie, près de toi, ces soirs d'hiver ; réécouter ton talent incroyable pour le chant, par le biais des chansons les plus douces que tu me chantonnait, accompagnés par ta guitare.
Ces nuits là où je me rendais compte de l'incroyable chance que j'avais.
J'ai peur chéri, je n'ai point envie de réinviter une nouvelle vie à celle que j'ai déjà.
18h, je viens de terminer ce reportage intéressant sur l'univers, sur la durée incroyable que compose son existence. Et c'est à partir de là que je me rend compte de l'infinitude de petite poussières que nous sommes.
Ces petites poussières pourrait s'apparenter à mon coeur brisé, déchainé, par cet oubli intense de ta personne. Je suis épuisée par tout ça...
