Je t'ai vu dans un rêve

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Je t'ai vue dans un rêve, tu parcourais les sentiers fleuries de mon esprit à l'heure ou le fantasme est roi. Tu virevoltais tel une créature ondine des océans de l'envie. Je ne voyais que toi dans ce paysage qui n'avait été façonné que pour ta venue. Le firmament avait enfanté ta beauté à l'aube d'un songe d'amour.

Je me perdais dans la grâce dont tu faisais preuve, tes mouvements étaient précis et évoquaient des sentiments enfouis en moi depuis si longtemps, puis ceux ci devenaient de plus en plus personnels, comme ci ce spectacle m'était destiné. Mon cœur te connaissait lui, mais ton être m'était inconnue, un visage qui m'était familier bien qu'encapuchonné. Mon attention était captivé par cette folie, mon cœur s'emballait comme lors d'un premier et tendre baiser, que m'arrivait il ?

Ce paysage idyllique était emplie d'une brume omniprésente, même si mon âme savait étrangement ce qui se trouvait derrière chaque parcelle de mystère dans ce lieux dont je m'était déjà épris. J'apprenais à tâtons à apprivoiser cet endroit, gage d'un future que mon passé avait reconnue.

Des ailes soudain me poussait, radieuse et d'un blanc immaculé, je pouvais m'élancer à ta rencontre, mais préférai de loin, explorer les recoins de ta personne. Tu étais auréolé de lumière, phare de mon esprit dans un monde qui sans toi m'a toujours paru fade. Je ne pouvais plus détacher mon regard de tes courbes si douces, de tes cheveux qui flottaient dans le vent qui m'apportait l'odeur de ton parfum enivrant. Je ne savais plus comment calmer le feu qui brûlait en moi, j'avais besoin de toi, de ta présence, d'un contacte avec ta peau délicate.

C'est alors que je décida de te rejoindre, je déployai mes ailes pour venir au creux de tes bras, prendre place où j'aurais toujours dus être. Quand je fus devant toi, tes gestes se stoppèrent, tu regardais le sol les mains croisées, toujours revêtu de ce capuchon. J'approchais mes mains de ton visage, tandis que des pétales de roses tournoyaient autour de nos corps enfin réuni. Je levai ta capuche avec délicatesse, et vis ton visage, c'était bien lui..

C'était le plus beau des visages, celui de l'amour lui même, celui d'une promesse que le destin m'avait fait. Nul crainte ne m'habite, car je sais que nous serons réuni, toi au visage angélique, toi que j'ai vue dans un rêve...


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