prologue

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  La nuit régnait sur la chaîne de montagne enneigée. La lune, grand disque argenté nimbait les montagnes de sa froide lueur.

Niché au creux d'une combe rocheuse, une ville monumentale volait sa beauté à la toison argentée.
Grande de plusieurs hectares, elle s'étendait sur les montagnes alentours.
Ses bâtiments, de pierres au toit de tuile était parsemée de stalactites.
Certaines, éclairée d'une faible lumière laissait paraître un artisan au travail. Pétrissant la pâte molle et farineuse, il préparait son pain qui, pour le bonheur des habitant de la grande ville, sortirait frais et encore chaud le lendemain.
Rares étaient les autres bâtisses encore illuminées et un doux ronflement s'élevait vers les fins nuages chargés de neige qui parsemait le ciel.

Illuminant toute la ville un grand château situé au cœur de la ville s'élevait vers le ciel.
Le majestueux bâtiment bleu comme glace était relié au reste de la ville par de grands pont majestueux.

Assis sur un promontoire surplombant le côté nord de la ville, un homme vêtu de la grande cape noir de jais observait la ville avec intérêt.
Son visage était masqué et ne laissait paraître que ses yeux bleus profond. Sa main couverte de bandage blanc suintant de sang sec tenait fermement un poignard tranchant ou perlait encore quelques gouttes rouges.

Comme s'il avait entendu un signal, l'homme se releva et sauta de sa corniche.
Agile comme une ombre il descendit rapidement de son perchoir et atterrit avec souplesse devant la ville.
La grande cité était protégée d'un long rempart de plus de 5 mètres de haut l'encerclant de part en part.
Il contemplât la belle muraille incrustée de joyaux avant de réajuster le masque couvrant son visage.
Il sortit de sa poches un missile qu'il lança de toute sa force sur le rempart. Une légère fumée presque transparente s'évapora alors en haut de la muraille.
Le mystérieux individu hocha la tête avant de franchir d'un bond la barrière qui le coupait de la ville.

Du haut du perchoir, il esquissa un sourire satisfait en se déplaçant entre les corps endormis par la fumée dégagée du missile.
Il s'assura que son masque était toujours en place avant de toiser la ville avec son regard de prédateur.
Son but était proche, il le savait.

Il sauta de la muraille et atterrit sur le toit d'une petite bâtisse endormie.
Sans s'y attarder plus longtemps, il sauta de toit en toit, tel une ombre, le regard rivé sur le château.
Après de nombreux saut, il atterrit sous l'un des ponts reliant au gigantesque bâtiment.
Le poignard dans la bouche, il avança prudemment entre les fondation du Pont.
S'immobilisant parfois au son des cliquetis d'armes s'entrechoquant au passage des gardes.
Il avançait rapidement et bientôt, le château ne fût plus qu'à une centaine de mètres.
Un coup d'œil sur le pont lui informa que la patrouille de gardes était encore loin.

S'élançant sur le pont, il parcourut les derniers cents mètres d'une traite et sans accouds.
Arrivé au pied du château, l'homme leva les yeux vers son sommet en imaginant le chemin qui lui restait à parcourir.
Il soupira puis fit craquer ses membres noueux avant de s'élancer sur le balcon le plus proche.
Le mur lisse et poli du majestueux bâtiment l'empêchait de s'y agripper et il était obligé de passer de rebords en rebords.
Impassible, le mystérieux individu lorgnait les fenêtres, près à convertir au silence toute personnes l'apercevant.

Arrivant maintenant au plus haut point du château, sur un balcon, il contemplât la ville endormie, un rictus se dessinant sur son visage.
Son but de plus en plus proche, il prit un air effrayant, la langue passant sur sa bouche, ses yeux était devenus froid et cruel. Il sentait maintenant le goût du sang dans son palais et il se délecta de cette sensation.

Derrière cette fenêtre...
Un sourire effrayant assombrit son regard. Il empoigna son arme et la passa sur sa langue, du sang perla.
Sans plus attendre, il recracha son sang sur ses mains.
Il se les frotta doucement tout en ayant les yeux dans les vagues.
Il avait l'air de murmurer quelque chose mais aucun son ne sortait de sa bouche.

Soudain, il écarta ses mains et contemplât avec satisfaction celle de gauche qui luisait maintenant d'un rouge vif.
Doucement et avec délectation, il approcha sa main de la fenêtre et commença à la frotter.
Rapidement un trou se forma autour de la zone de friction.
Comme si le verre avait fondu sous la chaleur.

Agrandissant le trou peu à peu, la fenêtre fût bientôt entièrement ouverte.
S'y faufilant, il entra dans une grande salle ou y régnait une douce odeur lactée. Aujourd'hui était un jour spécial, peu de personnes étaient restée au palais.
Il le savais, c'était même pour ça qu'il avait choisi ce jour.
Cependant, il observa quand même furtivement la chambre en vérifiant que personne n'allait le surprendre.

Un grand lit à baldaquin trônait au centre de la salle.
Deux autres porte faisait face à l'homme. L'une était blanc nacré, discrète.
Il devina qu'elle mena vers la suite parentale.
Sans s'en soucier, il se tourna plutôt vers la seconde porte.
Bleutée et richement décorée de petite lettres, photo, mots doux, elle attirait l'œil.

Le souffle court, il s'efforça a garder son calme au risque de rater sa mission.
Ayant repris contrôle, il ouvrit doucement la porte en espérant faire le moins de bruit possible.
La salle était comme il l'avait imaginée, assez petite, elle n'en était pas moins garnie.
Une douce moquette tapissait le sol et de nombreuses peluches avaient éparpillés un peu partout.
De multiple dessins d'enfants diverse couvrait les mur.
Cependant, son intérêt était plus loin, au fond de la pièce, un petit landau blanc.
Un petit ronflement s'élevait de ce landau. S'approchant sur la pointe des pieds, l'homme se mis à la hauteur du landau.

Enveloppé dans une chaude couverture, un petit être dormait bien profondément, ces minuscules mains bougeait doucement et sa tête encore duveteuse laissait apparaître de futurs cheveux bruns.
Le bébé n'étais âgé que de deux jours, il le savait bien mais pourtant, l'homme n'éprouvait aucune pitié envers ce petit.

Le mystérieux homme se mordit les lèvres en se maudissent d'avoir oublié un détail...
Enroulé autour du petit corps chaud, une petite fourrure orange a corne ronflait au rythme de l'enfant.
Enlevant doucement la couverture, il se demandait comment se débarrasser de ce désavantageux problème.

Long de moins d'un mètre, la petite créature avait les yeux clos.
Ornant son front, un joyau bleu brillait faiblement et des petites bosses sur son crâne laissait penser à de futures cornes.
Son corps lisse et blanc était surmonté d'une fourrure rousse.

_un dragon..."
Il serra les dents avant d'essayer d'enlever délicatement l'animal mais il ne réussit qu'à se faire mordre.
Il lâcha un cri avant de réaliser qu'il avait fait une grave erreur.
Déjà des bruits de pas se faisait entendre dans le couloir et le bébé c'était réveillé et s'était mis à pleurer.

Sans prendre le temps de réfléchir, il empoigna l'enfant et le dragon et courus vers la chambre parentale.
Il tomba nez a nez avec une servante surprise par son apparition.
Sans prendre le temps de réfléchir, l'homme sortit son poignard et trancha le coup de la nourrice.
Le bébé pleurant de plus en plus fort, il accourut vers la fenêtre.

Jetant un dernier coup d'œil à la chambre, il sortit de sa manche un rubans vert couleur émeraude et le lança sur le corps poisseux de sang de la bonne femme.
Dévisageant une seconde les nouveaux arrivants de la chambre, il sourit cruellement avant de sauter dans le vide en disparaissant sous les cris de l'enfant.

Et c'est là que tout à commencé...


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⏰ Last updated: Apr 20, 2021 ⏰

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