Partie 4

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Histoire de passion
#Titre: Et si je veux
#Episode_4
Auteur 👉👉  Mr Nimaga abonnez-vous 🙏

- Que veux-tu dire exactement Maman ?
- Très bien mon fils ; et si Yvette était innocente ?
- Pas possible Maman, je l’ai vu de mes propres yeux ;
- Et si ce n’était pas elle que tu as vu mon chéri ? Et si c’était une ressemblance ? Et si nous étions dans l’erreur ?
- Mais Maman, je ne peux pas ne pas reconnaître Yvette ! Même dans la nuit noire, je la reconnaîtrai !
Ma mère soupire encore. J’entreprends de la rassurer :
- Ecoute Maman, c’était bien elle ; la preuve est que j’ai reçu la confirmation qu’elle m’a toujours trompé ;
- Ah oui ?
- Oui, Maman ;
- Raconte-moi donc ;
- Son amie Mélissa me l’a confirmé ; il paraît qu’Yvette a plusieurs amants.
- Quoi !
- Si Maman ;
- Je ne la crois pas ; si Yvette a plusieurs amants, ce n’est pas à Mélissa de venir te le dire ; ça sent la conspiration.
- Dans tous les cas, Maman, j’ai vu Yvette de mes propres yeux et c’était le jour du mariage ! Je n’allais pas prendre le risque de me marier !
- S’il y a mariage, il peut y avoir divorce quand tu auras une preuve réelle que c’était bien elle ; le problème est que certains membres de sa famille en dehors de son père et de sa mère soutiennent qu’elle était à la maison toute la journée ; du coup, je me pose des questions car si c’est la vérité, je m’en voudrais énormément ! J’aurais aimé discuter avec elle mais nous sommes allés loin ; je me suis battue avec sa mère et ton cousin a blessé son oncle ; tu as même giflé sa mère et ça tu n’aurais pas dû ;
- Ne te culpabilise pas Maman ; je n’ai fait que riposter à l’attaque de sa mère ; classons ce dossier pour toujours ; la vie continue ;
- En tout cas, j’espère que nous n’avons pas manqué de patience dans cette affaire ; tu aurais pu l’interroger quand tu l’as vu ;
- Maman, rien ne peut expliquer sa présence dans cette chambre hôtel à quelques heures de notre mariage. Je l’ai appelé peu avant, elle n’a pas décroché ; pourquoi selon toi ? Mademoiselle était occupée dans une chambre d’hôtel ;
- N’a-t-elle pas eu honte quand tu l’as vu ?
- Je la fixais et elle soutenait mon regard ; je me suis donc retourné sans mot dire ;
- C’est étrange quand même qu’elle se soit tue. Il paraît que l’esthéticienne qui l’a maquillé répand dans la ville qu’Yvette était à la maison entrain d’essayer sa robe au moment tu affirmes la trouver à l’hôtel ;
- Il se peut qu’elle mente pour la défendre Maman ;
- Et pourquoi ferait-elle une chose pareille ? Je ne sais plus quoi penser mais bon comme on dit, le temps décante tout ; on verra bien et j’espère que le tort ne sera pas de notre côté !
Ma mère reste un moment avec moi puis s’en va. Je pense à notre discussion ; Et si ma mère avait raison ? Non, ce n’est pas réaliste du tout ; j’ai bien vu Yvette ! Je ne peux pas ne pas reconnaître Yvette ! Les prostituées connaissent en général le chemin des marabouts ; ils ont dû envoûter ma mère pour qu’elle soit acquise à leur cause ; mais moi Enangnon, mon esprit est très fort, mon esprit est au-dessus des marabouts. Ils ne pourront pas m’avoir.
C’est Mélissa qui met fin à mes réflexions en sonnant ; elle m’a emmené ma troisième proie ; mais je n’ai pas la tête à ça ; je trouve un moyen pour reporter la rencontre. En définitive d’ailleurs, qu’est –ce que cela m’apporte ?
Le lendemain, comme je suis toujours en congé, j’eus l’idée de rendre visite à ma mère à son lieu de travail ; tout comme moi, ma mère a été haut cadre de l’administration de notre pays ; elle venait de clôturer trois années de retraite quand le nouveau gouvernement a jugé bon de la nommer Directrice Générale d’une structure étatique. Elle a alors repris le travail. Je me rends rarement sur son lieu de travail. C’est donc une surprise pour elle lorsqu’elle me voit :
- Mon chéri, tu me retournes ma surprise d’hier apparemment ;
- Oui Maman, ça fait un moment que je n’ai pas un fait un tour par ici ;
- Un moment, tu dis ? Tu n’es venu qu’une seule fois, le jour de ma prise de service ; c’est la deuxième fois que je te revois ici depuis une année ;
Je souris de sa remarque ; ma mère reprend :
- Je suppose que notre discussion d’hier t’a fait réfléchir et que tu es venu à propos ;
- Détrompe-toi Maman ; ce que tu dis n’est pas du tout réaliste ; en plus, je t’ai dit que Mélissa a confirmé ;
- Mélissa ! Tu l’a crois ? Moi non ; elle est juste une menteuse et jalouse d’Yvette ; elle veut juste profiter de la situation ; autant profiter pour t’avertir : ne viens pas te pointer un jour devant moi pour me présenter Mélissa comme fiancée ; ne tente même pas ;
- Arrête Maman, elle n’a même pas cette idée ;
- En tout cas, je t’aurai prévenu.
- J’aimerais que le dossier d’Yvette soit définitivement clos Maman, ne m’en parle plus…..
A peine ai-je fini de parler qu’une jeune femme entre dans le bureau de ma mère ; elle me salue et s’adresse à ma mère :
- DG (Directrice Générale), vous avez demandé à ce que je vienne vous voir au sujet de ce dossier ;
En le disant, elle ouvre un parapheur qu’elle dépose devant ma mère. Cette dernière lui répond :
- Très bien, je vous appellerai tout à l’heure ; restez au bureau surtout ;
- C’est compris, DG.
Je la suis du regard et dès qu’elle sort du bureau, j’interroge ma mère, tout excité :
- Comment s’appelle-t-elle ?
Ma mère enlève ses lunettes et me demande :
- Pourquoi cela t’intéresse ?
- Juste pour savoir maman ;
- Enangnon, c’est toi qui est mon fils ; ce n’est pas moi qui suis ta fille, donc tu ne peux pas me tromper ; si tu as des idées concernant cette fille, oublie ; c’est ma collaboratrice ;
- Et même si Maman ? Ta collaboratrice peut bien me plaire ; allez, Maman chérie, dis-moi comment elle s’appelle ;
- Trêve de discussion ; alors, quand reprends tu le travail ?
- Lundi ;
- Le temps passe vite. Tu verras qu’une fois au travail, tes soucis s’envoleront ;
- Bien Maman, je te laisse travailler ; je passerai à la maison samedi ; j’aimerais déguster du bon poulet braisé ;
- Le cuisinier l’apprêtera pour toi mon chéri. A samedi donc.
Je sors du bureau de ma mère et me dirige vers les ascenseurs ; j’appuie et j’attends un moment ; l’ascenseur s’ouvre et comme par hasard, c’est la jeune collaboratrice de ma mère qui en sort ; je n’hésite pas à l’aborder :
- Bonjour Mademoiselle ;
- Bonjour Monsieur ;
- Vous êtes très jolie ;
- Merci ;
- Puis-je avoir votre prénom ?
- Et pourquoi ?
- En fait, vous êtes une collaboratrice de ma mère ; j’étais dans son bureau tout à l’heure quand vous y étiez ;
- Ah, je comprends ; il fallait demander à votre mère alors ;
- Non, je ne la mêle pas à ces détails ; moi, c’est Enangon OKOU ; et vous ?
- Eulalie ATABLEY.
- Ravi de faire votre connaissance, Eulalie ; j’aimerais encore me permettre de de demander votre contact téléphonique.
Elle me le donne sans gêne. J’enregistre son numéro de téléphone et je rentre dans l’ascenseur en me promettant intérieurement de faire sa conquête ; j’aime les femmes de son genre : sobre et élégante. J’espère que le fait d’être le fils de la DG sera un atout pour la conquérir.
Deux jours plus tard, je l’appelle pour lui dire à nouveau combien j’ai été content de la rencontrer et fixer un rendez-vous avec elle. Elle ne se fit pas prier pour accepter.
C’est à partir de ce moment que je suis véritablement entrée en contact avec Eulalie ; nous avons dîner ensemble pendant le weekend et nous avons amplement fait connaissance ; je n’ai rien dit à ma mère ; déjà qu’elle y était opposée. En tout cas, j’ai bien envie de revoir Eulalie.
Le lundi qui a suivi, j’ai repris le boulot ; mes collègues ont eu à mon endroit des mots de consolation concernant mon mariage raté. La plupart de mes collègues connaissent Yvette puisqu’elle ne manquait pas de venir me voir au bureau. Thierry, l’un d’entre eux, ouvre la porte de mon bureau :
- Salut Enangnon, heureux de te revoir ; je t’attendais avec impatience ;
- J’étais à ta porte dès mon arrivée mais tu n’étais pas encore là ;
- Oui, la Secrétaire vient de m’informer ; alors, j’espère que le moral est au top ;
- Ça va ; je me suis totalement remis ;
- Tant mieux pour toi ; tu sais, les femmes, elle sont étranges ! Il ne faut pas chercher à les comprendre ; il faut seulement les aimer ; dis-toi juste qu’Yvette ne t’était pas destinée ! Au fait, peux-tu me passer son numéro de téléphone ?
La demande de Thierry me surprend et je l’interroge :
- Pourquoi faire ?
- Comme elle est maintenant libre, je veux tenter ma chance ;
- Quoi ! Tu es fou ?
- Non, je ne suis pas fou ; pourquoi ma demande t’étonne t-elle ? Yvette est maintenant une femme libre ou pas ?
- C’était ma fiancée et je suis ton collègue !
- Tu as bien dit collègue ! Suis-je ton ami, mieux suis-je ton frère ?
- Tu n’es pas raisonnable Thierry ;
- Tu sais Enangnon, chacun a ses problèmes et nous ne voyons pas la vie de la même manière ; moi je suis célibataire et je veux une femme ; toi tu en as trouvé et tu as laissé ; laisse-moi gérer cela ;
- Que vas-tu faire avec cette pute ?
- Au point où j’en suis, j’accepterai bien une pute belle, cultivée, polie et gentille de son genre ; et puis, qui sait si elle me sera fidèle ? Je peux très bien la changer ;
- Tu es malade Thierry !
- Mais Enangnon, tu n’en veux plus, alors pourquoi cela te gêne que quelqu’un d’autre s’en occupe ?
La discussion avec Thierry m’enrage. Je ne me retiens pas et je lui lance avec colère :
- Sors de mon bureau.
Je n’en reviens pas ! Mon collègue qui me demande de lui donner le numéro de téléphone d’Yvette pour la courtiser ! Ça c’est la meilleure ! J’aurai tout vu ! Si ce n’est pas un policier qui veut me brancher sa sœur de force, c’est un collègue qui veut se mettre avec mon ex-fiancée ! Décidément ! Que m’arrive t-il ?
A suivre...
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⏰ Last updated: Sep 14, 2020 ⏰

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