Elle les entendait, Ils allaient venir la chercher. Annabelle Constance savait qu'elle n'avait aucune échappatoire. Quoi qu'elle ferait, ils l'auraient toujours. La femme de trente-deux ans était accroupie dans sa chambre entre la table de nuit et le mur. La porte était verrouillée mais est-ce que ça allait les retenir ? Son cur battait à tout rompre.
Un bruit de pas lourd commença à gravir les escaliers menant à l'étage, là où se trouvait sa chambre. Annabelle sentit son sang se glacer.
- Laissez moi tranquille ! cria-t-elle en désespoir de cause.
Les pas, qui avaient atteint l'étage, ne cessèrent pas. Mais continuèrent à se rapprocher de la chambre sans aucune précipitation. Des larmes commencèrent à couler sur les joues d' Annabelle. Que pouvait-elle faire contre ces choses ? Elle était toute seule dans la maison et personne ne viendrait à son secours. Il y avait bien le voisin mais celui-ci était le plus claire de son temps saoul et ne pourrait rien pour elle.
Les bruits de pas s'arrêtèrent devants la porte.
- Allez-vous-en. Réussit à articuler Annabelle entre deux sanglots.
La poignée de porte s'abaissa. La chose essayait d'ouvrir la porte mais celle-ci ne bougea pas.
Le calme revins dans la maison. Il n'y avait plus un bruit dans le couloir. De longues secondes s'écoulèrent avant qu' Annabelle n'arrête de pleurer. La femme se releva et écouta pour entendre le moindre bruit indiquant que les choses étaient encore là, à l'attendre. Une minute s'écoula puis une deuxième. Était-elle sortie d'affaire ? Annabelle avait du mal à y croire. Et elle avait raison. A peine avait-elle fait un pas en direction de la porte qu'une main fantomatique passa à travers. La main translucide cherchait quelque chose sur la porte. C'est alors qu' Annabelle compris de quoi il s'agissait. La clé était toujours dans la serrure et la chose voulait l'atteindre pour ouvrir la porte.
Annabelle ne prit pas le temps de réfléchir et se précipita pour prendre la clé. La main de la chose fut extrêmement rapide, tellement qu' Annabelle ne la vit pas bouger, et attrapa le poignet de la femme. La chose serra tellement fort qu' Annabelle entendit ses os se briser. Elle hurla et tira tellement en arrière que lorsque la créature la lâcha, elle ne put s'empêcher de tomber à la renverse. Lorsqu'elle voulu se redresser, elle vit la main de la chose trouver la clé et déverrouiller la porte. Annabelle, le regard fixé sur la porte, recula à quatre pattes jusqu'à se que son dos vienne heurter le mur. Elle était tellement terrifiée qu'elle ne sentait même plus la douleur à son poignet. La porte fini par s'ouvrir et elle cria tellement fort que son voisin, qui était assommé par l'alcool, se réveilla. Mais il ne se rendit pas compte que s'était un cris qui l' avait sortit de sa torpeur. Il ronchonna entre ses dents et se rendormit comme si de rien était.
Dans la maison d' Annabelle, plus un bruit n'était audible. Aucune trace de ce qui s'était passé ne subsistait.
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Le miroir
TerrorMarine Cartage, célibataire de 21 ans, va acquérir un miroir dans une vente aux enchères. Petit à petit, la folie va s'emparer d'elle. Qui est cet homme qui semble la surveiller? Et si le miroir n'était autre que les portes de l'enfer ?
