Element constitutif d'une prière, champs d'applications des erreurs

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Toute  prière obligatoire  comprend  :   ---des  obligations  (FARATAS  ou  PONKS),

--des  pratiques  dites  traditionnelles  (SOUNNAS)  dont  8  ont  un  «  poids particulier  »  et  sont  appelés  SOUNNAS  MOU_AKKADA  (sounnas  you niou  feddeli)

--   ainsi  que  des  pratiques  dites  méritoires  (FADAA_iL  en  arabe  -  «  NGUENEELS»  en wolof)  ;   Les  erreurs  commises  portent  nécessairement  sur  l’une  de  ces  3  catégories, catégorie  qui  déterminera  le  comportement  du  fidèle  pour  la  réparation  de  sa prière  en cas  de problème  

A/  1ère  catégorie  :  Les obligations d’une  prière  (Faratay  diouli-  Ponk)

En  résumé  il y a 16  obligations  ou FARATAS  dans  une prière :

1  INTENTION de faire ou de payer  telle prière  (YEENE)  ;

2  TAKBIRATOUL  IHRAAM :  le  « 1er     Allaahou  Akbar  »  pour  «  entrer  »  dans la prière ou pour la commencer  (KABAROU ARMAL)  ;

3  se  tenir  debout  pour  dire  le  KABAROU  ARMAL,  à  moins  d'une  paralysie  ou d'une maladie qui  vous  en empêche  (AK  TAKHAWAAYAME)  ;

4  récitation de la Faatiha  (DJANGUE FAATIHA)  ;

5  position debout pour la récitation  (AK   TAKHAWAAYAME)  ;

6  inclinaison, les  mains  sur les genoux, doigts  écartés  (ROUKO)  ;

7  se redresser  entièrement  (SIGGUI  CI ROUKO, TAKHAW)  ;

8  prosternation sur le front  (SOUDJOOT CI DJEU)  ;

9  se relever  et  s'asseoir  (SIGGUI  CI SOUDJOOT, TOOG)  ;

10  AL  I(H)TIDAALOU  :  ne  pas  se  «balancer»  lorsqu'on  est  debout  ou  en  rouko, lorsqu'on  dit  aamine  à  la  fin  de  la  faatiha  (TEMMOU  :  bagna  wéerou  ci  dara soo  amoul ngant, yémélé  saye  tieurs  ,bagna  yeungatou)  ;

11  ATT-TOUMAANINATOU :  marquer  une  pause  minimale  à  chaque  position (DALL)  ;

12  prononcer  le salut final  (SEULMEUL)  ;

13  position assise pour le dire (AK  TOOGAAYAME)  ;

1

4 respecter l'ordre des obligations (faratas) décrites ci-dessus (TOFTELE FARATA  YI) ; 

   Et pour celui qui prie derrière un imam (et appelé maamoum) : 

15 ne pas faire le « takbiiratoul ihraaml » ni le salut final avant l'imam (TOPE ILIMAANE CI KABAROU ARMAL AK SEULMEUL) ;

16 nourrir l'intention de suivre l'imam dans la prière (YEENE ROYE ILIMAANE). 

B/ 2ème catégorie : Les 8 sounnas à caractère renforcé (sounnas mou_akkada) (sounnas you niou feddeli) :

1- KABBAR (AllaaHou Akbar autre que le takbiiratoul ihraam) (KABBAR BOU DOUL KABBAROU ARMAL) ;

2- TASMI(H) : SAMI (A)L - LAAHOU LIMANE  HAMIDAHOU ;

3- réciter à haute voix (BIREUL : wax ci kow) ;

4- réciter à voix basse (YELOU : wax ci soûf) ;

5- le 1er  tachaHHoud  (TAAYA  BOU  DIEUK) ;

6- le 2e tachaHHoud  (TAAYA  NIAAREL) ;

7-  position assise pour dire le taaya (TOOGAAYOU  TAAYA) ;

8- verset ou sourate autre que la Faatiha (djangue AYAA wala SAAR)

OBSERVATIONS  -

_pour les takbiir simples (KABBAR) il en  faut 2 pour constituer une sounna « renforcée » (mou_akkadat) ; un seul kabbar est considéré comme  une « sounna légère »; de même un sami(a)llaaHou limane hamidaHou (TASMI(h)) isolé est une « sounna légère » ; il en faut 2 au moins pour avoir le poids d’une sounna renforcée (mou_akkada)

  - Une « SOURATE » est quand à elle constituée  de 3 sounnas :
 la récitation du verset ou de la sourate (djangue saar),
  le ton de la récitation (voix haute ou basse : bireul wala yélou) ; 
 la position debout pour la récitation sauf contrainte (taqhawaayou djangue saar)

- le  TAAYA (tachaHHoud) quant à lui renferme  2 sounnas :
 la récitation des paroles du taaya (tachaHHoud)
 et la position assise correspondante (toogaayou djangue taaya) ; Cependant oublier de faire le taaya au cours d’une prière revient à omettre non seulement les paroles du taaya et la position assise correspondante ; mais également à omettre le « takbiir » de relevement du taaya pour se mettre debout ; ce qui revient à omettre « 3 sounnas »


-   «BIRAL/YELOU  »);  en  effet  ce principe  dit  qu’il  faut  l’omission  d’au  moins  2  sounnas    pour  nécessiter une  «  réparation  avant  salut  final  »  sauf  si  l’omission  concerne  le  TON  de la  récitation  ;  le  fait  de  réciter  à  voix  basse  au  lieu  de  réciter  à  haute  voix est  «  1  omission  »  qui  entraîne  à  elle  seule  une  «  réparation  avant  salut final  »    ;  de  même  réciter  à  voix  haute  ce  qui  doit  être  récité  à  voix  basse est  un  rajout qui  doit  être corrigé par  2 soudjoot  «  BA(h)DA SALAAM  » On verra inchaalaaH  dans  le chapitre
2 le pourquoi  de ces  observations  !

C/  3ème  catégorie  :  Les  pratiques  «  méritoires  »  ou  recommandées  sans caractère  contraignant    -   AL  FADAA_iLOU  –  NGEUNEEL  :     Le  faire  c’est  bien,  ne  pas  le  faire  est  sans  conséquence  pour  la  validité  de  la prière  ;   Exemples  :
    lever  les  2 mains  en  faisant le takbiratoul  ihraami  (kabarou armal)  ;  
  dire rabbanaa wa  lakal hamdou  (par  le maamoum)  ; 
  dire  aamine  à  la  fin  de  la  FaatiHa  ;  les  formules  de  glorification  en position rouko  ;
    faire des  invocations  en position de prosternation  ;
    choisir  des  sourates  plus  «  longues  »  du  Coran  pour  les  prières  de Soubh  et  Zohr  (tisbaar),  des  courtes  pour  (a)sr  et  maghrib,  des  moyennes pour  (ii)chaa  ;  la  sourate  récitée  dans  les  1ère  rakas  étant  plus  longue  que dans  les  2ème  ;  
  réciter  le  qhounoot  de  la  prière  de  Soubh  à  voix  basse  et  de  préférence avant de faire le rouko  ;     faire  des  invocations  après  le  2ème  «  taaya  »  ou  tachaHHoud  ;  incliner légèrement  la tête vers  la droite  en faisant le salut  final  ;  
  faire bouger  l’index  au  moment  du  «  taaya  »   



 

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⏰ Last updated: Jul 21, 2020 ⏰

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