Mon cher et tendre fantôme -Partie 1

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J'imagine que de vivre une histoire d'amour avec un homme dont tout le monde croit qu'il est mort n'arrive pas souvent. Il a changé des choses en moi. Il m'a sauvé la vie, et s'est occupé de moi avant même de s'occuper de ses problèmes à lui.

Avec mes parents, nous venions passer les vacances dans une immense maison de campagne, près d'un vieux manoir non-habité. Ma mère voulait se changer les idées après avoir perdu mon oncle, et mon père voulait respirer le grand air pour réussir à rédiger sa rédaction journalistique de l'été.

Et pour moi, cela annonçait l'ennui total. Je ne savais pas quoi faire. J'avais fouillé la maison de fonds en combles, rasé de mes yeux les champs et la forêt qui entouraient la maison. J'avais lu beaucoup trop de livres pour m'en rappeler, et fait tous mes devoirs. Je n'avais absolument rien à faire. Parfois j'aidais ma mère, où je jouais au ballon avec Tulipe, mon chien.

Je l'avais appelé Tulipe parce que lorsque nous l'avions adopté, c'était un chiot fragile couvert d'une tulipe orange fraîchement tombée. Alors voici son nom. Aujourd'hui, Tulipe a trois ans et huit mois, et se porte très bien. Le seul problème, ce que lorsque je lui avais donné ce nom, je pensais que c'était une femelle. Hors, il s'avère que nous avons eu des surprises quand Tulipe a fait ses premières chaleurs.

Ce jour là, j'avais décidé de m'aventurer plus près du manoir, quitte à désobéir à ma mère. Il fallait absolument que je tue mon ennui. Je marchais en premier plan, suivie de Tulipe avec son jouet en plastique dans la gueule, et ma mère en arrière plan, étendant du linge mouillé, après avoir fait trois machines pour -elle aussi- pouvoir s'occuper.

Après une demi-heure de marche, et enfin devant le manoir, Tulipe s'était mis à se comporter étrangement, si bien qu'il avait fait demi-tour pour rentrer auprès de mes parents. Mon père, lui, travaillait son article. Rassurez-vous, même si nous étions quelque part je ne sais où, dans une maison de campagne, mon père ne s'est pas transformé en l'assassin de Shining et n'a pas tenté de nous tuer avec une hache.

Ma mère m'avait défendu de me rendre au manoir. Mais comme j'étais une adolescente rebelle, je n'en avais rien à faire. Alors, je m'étais approchée de l'immense porte d'entrée, en remarquant que celle-ci n'était pas fermée. Je me suis donc permise d'entrer, en ayant un peu peur, car ce manoir donnait vraiment la chair de poule.

Il était immense, d'un style ancien, entouré de statues d'animaux de forêt, recouvert en partie par de la verdure, et dont les rideaux ou draps extérieurs étaient totalement déchirés. C'était typique d'une scène de film d'horreur.

J'entrais alors dans le manoir. Celui-ci n'était illuminé que par la lumière traversant les fenêtres (du moins ce qu'il en restait). Je continuais d'avancer, la peur montant de plus en plus. Je ne connaissais aucune histoire par rapport à ce manoir. Je savais juste qu'il était abandonné.

Pratiquement tous les meubles étaient recouverts de draps blancs, comme dans les vieux films d'horreur américains, lorsqu'une personne s'aventure sans autorisation dans une demeure abandonnée et à 99 % du temps hantée. Cette situation me rappelait étrangement ce que je vivais. Je savais que si ma mère venait à être au courant de ma petite escapade interdite je serai à coup sûr privée de sortie. Mon père, lui, écrivait sa rédaction comme prévu. Alors il n'aurait pas vraiment agis. J'avançais dans les pièces immenses, poussiéreuses il y avait des photos, des peintures, et ma curiosité avait pris le dessus, si bien que je ne pouvais m'empêcher de défaire les draps pour les regarder. C'étaient des photos de famille, encadrées avec des étiquettes dorée indiquant le nom de chaque personne. L'homme de famille se nommait Antoine Trancy, la femme Margaret, et l'enfant se nommait Isaac. La photo n'avait pas lair si vieille, mais était abîmée. C'est alors qu'un boum retentit à l'étage. Je montais les escaliers, et y arrivais donc. Il y avait des chambres, une salle de bain et un réfectoire. Je rentrais dans chacune des pièces, jusqu'à arriver dans la chambre de l'enfant. Elle était rangée, et c'était la seule pièce à ne pas avoir de draps. Elle n'était pas poussiéreuse non plus, ce qui m'étonnait. Mais je n'ai pas trouvé la source du bruit. C'était peut-être le bois qui travaillait, cependant, le bruit n'aurait pas été si fort. Alors j'ai commencé à m'interroger. Lorsque la porte d'un placard bougea. J'avais fait un bond. Il y avait quelque chose derrière la porte. Mais quoi ? Ça y est. Le film d'horreur se réalisait dans la vraie vie.

Fallait-il que je regarde ? Que jouvre la porte en entier ? Où que je m'en aille ? Je n'en savais absolument rien. Mais s'il y avait bien quelque chose là derrière, je devais découvrir ce que c'était. Je m'approchais lentement de la porte, effrayée par ce que je pourrai bien trouver.

Une fois devant, et prête à l'ouvrir, un nouveau bruit retentit, comme des glissements de chaussures. Puis quelqu'un respirait fortement, comme si ce qu'il y avait à l'intérieur ne voulait pas que jouvre.

Mais j'ai ouvert, et ce que j'y ai trouvé m'a terrorisé. Enfin, pas vraiment, mais j'étais sous le choc. Il y avait quelqu'un. Une personne munie dun masque noir se trouvait en face de moi. Cette personne était assise, et se tenait le ventre. Elle était paniquée et saignait. J'avais alors pris la décision d'appeler mes parents. Je ne pouvais pas le laisser ainsi. Même s'il était étrange avec son visage caché par son masque. Si ça se trouve c'était un tueur en série masqué qui voulait me tuer mais qui à la place s'était blessé lui-même. Je n'en savais rien. Mes parents, sous le choc eux aussi, et surtout énervés que je sois allée au manoir sans leur permission avaient dit qu'ils me rejoindraient. La personne continuait de respirer fortement et perdait beaucoup de sang.

Moi : -Comment t'es-tu fait ça ?

Il n'était pas décidé à me répondre. Toujours dans le placard, il ne bougeait pas. Puis mes parents (et oui, mon père aussi) étaient arrivés. Ils m'avaient rejoint à l'étage, avec du matériel médical pour soigner la blessure de cet inconnu. Alors que ma mère le soignait et que mon père me répétait soixante fois toutes les cinq minutes que je n'avais pas le droit de venir ici, tout ce qui m'intéressait était son masque et voir ce qui se cachait en dessous. Je m'étais secrètement approchée de lui et avait essayé de le lui retirer mais il avait réagi d'un mouvement brusque, en esquivant ma main. Il ne voulait pas que je l'enlève. Puis ma mère avait terminé.

Ma mère : -Bon. Tu veux bien me dire qui est ce garçon étrange ?

Moi : -Je n'en sais rien. Je... je me promenais en bas, lorsque j'ai entendu du bruit... alors forcément j'ai eu envie d'aller voir ce que c'était. Et je l'ai trouvé ici, dans cette armoire.

Ma mère : -Et imagine qu'il soit dangereux ?

Moi : -Il t'entend.

Celui-ci s'était levé, et laissait place à un grand homme extrêmement mince, toujours masqué, dont le corps était transpirant, et dont les mains étaient pleines de sang. C'était vraiment le profil type d'un tueur en série. Mais pourtant, il n'avait pas l'air dangereux. Ou alors c'était parce que je l'avais vu mal en point et vulnérable que je pensais cela. Mes parents voulaient que je reparte avec eux, mais j'avais refusé, ce qui avait provoqué la colère de ma mère. Mais elle avait fini par céder et accepter. Je me retrouvais alors seule, et l'homme mince s'était volatilisé. Je faisais le tour de la chambre d'enfant, et en avait conclu que c'était peut-être sa chambre. Je redescendais au premier étage, et arrivais dans une cuisine. Et il s'y trouvait aussi. Il se lavait les mains. Même si je ne voyais pas son visage, j'avais l'impression qu'il avait meilleure mine. Puis celui-ci avait remarqué ma présence, et s'était effrayé.

Moi : -Du calme. Je ne suis pas méchante. Et si tu veux que je m'en aille, tu as juste à me le dire.

Mais il ne répondait toujours pas. C'est alors qu'un chat est arrivé de nul part et est monté sur la table. L'inconnu a sorti une gamelle, a versé de la nourriture pour chat dedans et lui a servi.

Moi : -Tu t'appelles comment ? C'est... C'est toi Isaac ?

À cette question, l'inconnu a sursauté et s'est renfermé sur lui. Puis il est parti dans une autre pièce et lorsque j'y suis entrée à mon tour, il n'était plus là. J'ai alors pris la décision de rentrer chez moi. Et une fois dehors, lorsque j'avais regardé derrière moi, il était à la fenêtre et me regardait à son tour. Vraiment étrange. Mais super intéressant à la fois.

Mon cher et tendre fantôme.Stories to obsess over. Discover now