Je suis derrière elle, dans la forêt blanche. Je la vois, là, qui marche, encore et encore. Un air de piano passe, de la légère neige tombe, puis le vent commence à soufflé petit à petit. Vêtue de sa doudoune crème, elle doit sûrement mourir de froid...
Elle continue de marcher, je ne sais où elle va, et je crois qu'elle-même ne le sais pas. Serait-elle déboussolée ? Ne saurait-elle pas où aller ? Perdue, ouais, c'est ça, elle est perdue. C'est marrant, car elle me l'a beaucoup dit :
"Je ne sais pas, je suis perdue."
Mon regard reste fixé sur elle, cette mystérieuse fille m'attire. Je dirais même que je reste accroché à celle-ci, sans même pouvoir me détacher. Cet attachement est plausiblement dû à des sentiments que je lui porte. De beaux et forts sentiments..
Elle entre dans la plaine blanche se situant au milieu même de cette forêt. Un souffle de vent, par-ci par-là un groupe de lapin qui passe, la neige qui tombe doucement, de manière fluide.
Puis, elle s'arrête au beau centre de cette plaine, regarde le ciel quelques secondes, et, très lentement, se retourne vers moi. Elle me lance alors, un regard désespéré, mélangé à un regard de haine.
Elle avance doucement vers moi, je fais la même, jusqu'à être l'un face à l'autre. Je pose ma main droite, sur sa joue droite, et remarque qu'elle est glacée. Elle me regarde désormais d'une manière attristée, comme si j'étais son dernier espoir. Je la prends alors dans mes bras, la serrant au plus possible, frottant ma main dans son dos pour la réchauffer. Je l'entends, sa tête posée sur mon torse. Je les entends, eux seuls, ses pleurs. Elle relève sa tête, semblable à celle d'un ange. Les larmes coulent à flots sur ses joues. On se regarde dans les yeux, durant quelques minutes.
Un souffle de vent nous entoure, je lance un regard sur ses lèvres, elle en fait de même sur les miennes, et viens alors notre premier baiser. Ni trop court, ni trop long. Ses lèvres étaient si douce, si belles. J'en avais rêvé longtemps, un souhait très cher fût désormais exaucé.
Je fouille mes poches, et sors un couteau au manche blanc, plus précisément un couteau de survie : une lame pointue, tranchante, avec laquelle il est aisé d'arriver à ses fins. J'ai attendu ce moment plus que n'importe quel autre. Je lui tends l'arme blanche de ma main droite, et elle le pris dans le plus grand des calmes. Je lui demande, d'un ton bas :
" Penseras-tu encore à moi ? "
Elle ne répondit pas, pas même par un simple geste. Ma question restera alors éternellement sans réponse, elle fera son chemin vers les sanctuaires de l'oubli.
La nature se déchaîne d'un coup, nous encerclant, la neige tombe rapidement, le vent souffle horriblement, il fait de plus en plus froid, le brouillard s'épaissis. Nous nous observons encore de courts instants. Suite à ces instants, je lui chuchote :
" - C'est le moment. "
Elle me répond en chuchotant elle aussi :
" - Est-ce vraiment ce que tu souhaites ? "
Un petit silence s'installe, puis peu après, je lui fait comprendre que oui.
Elle prend alors son souffle, expire, serre le couteau dans ses mains, et dans un élan de tristesse et de haine, me l'insére dans l'abdomen et l'enfonce avant de le retiré doucement. Ses larmes coulent abondamment. Je recouvre ma plaie de mes mains, le sang s'échappe sur celles-ci. Je fais un pas, un pas qui me rapproche d'elle. Et pendant qu'elle pleure, l'air choqué, la bouche bée, j'en profite pour essuyées ses larmes de mes mains rouges et lui dis avec douceur :
" Je t'aime. "
Elle se met à trembler, de plus en plus fort, tout en reculant à petit pas. Elle avait compris que c'était la fin. Je me mis à genou, regardant la fille que j'aime partir petit à petit en reculant. Avant de se retourner, déversée toute sa peine dans ses larmes. Cette mort est un fléau pour elle, mais elle à exaucé son dernier souhait. Il disait que s'il ne pouvait pas l'avoir, il voudrait mourir de les mains de celles-ci, et qu'il en demeurerait heureux. Mais il lui a menti.
Il voit désormais sa chère et tendre s'enfoncée à nouveau dans la forêt, avec la brume, le brouillard, qui s'épaicit à nouveau, la neige qui ne s'arrête pas, et le vent qui souffle comme une tempête. Sa vision devient floue, cette fille se retourne, le regarde à nouveau, et lui crie avant de disparaître totalement dans le blizzard :
" Je t'aime aussi ! "
Le garçon sourit, il est attristé, meurtri. Il s'effondre au sol, regarde le ciel sous cette tempête de neige, et peu à peu, sans le contrôler, ferme les yeux...
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La fille dans le blizzard ❄
RomanceUn garcon qui aime sans être aimé, suis le chemin enneigé de la fille qu'il aime...🌨
