Salut!
Je m'appelle Arthur et j'ai actuellement 19 ans.
Il y a 3 ans, j'ai déménagé avec mon père dans un pays extrêmement fermé sur lui-même. Généralement, on y rentre mais on en sort pas. La Corée du Nord? Non, quand même pas! C'était le Galifais. C'est ce que je vais vous raconte aujourd'hui.
J'ai conscience qu'ici, les gens ont plutôt l'habitude de lire des fictions mais je pense que mon histoire est plus adaptée au format d'histoire de ce site plutôt que le format d'un thread twitter. Je ne sais pas si j'écrirai beaucoup, mais aujourd'hui, j'ai envie de raconter ça à des gens.
Bon commençons.
Il y a 4 ans, mes parents ont divorcés. ça arrive et franchement ça ne m'a fait ni chaud ni froid, j'avais assez de problèmes de mon côté. C'était donc pas la joie à la maison et j'essayais d'éviter tout contact humain avec mes parents
Mais comme j'étais mineur, il a bien fallu que choisisse où habiter. Techniquement, je savais que la joie ne serait pas le maître mot des deux côtés. En fait, ma mère trompait mon père depuis plus d'un an et elle vient de tomber enceinte de l'autre type. Donc, d'un côté, il y avait mon père venait de se faire larguer après 20 ans de mariage, et de l'autre ma mère qui ne semblait pas vouloir m'inclure dans sa nouvelle vie de famille. J'avais l'embarras du choix! Mais un élément a tout changé.
Un soir, mon père m'a rejoint dans la cuisine pendant que je préparais des pâtes (de loin le plat que j'ai le plus mangé dans ma vie) et il m'a dit:
" Arthur, j'ai pris une décision importante. Je pars habiter au Galifais."
Je l'ai d'abord regardé bizarrement.
"Le quoi?
- Le Galifais"
Il s'est assis.
" C'est un pays qui se situe sur une île en plein atlantique. D'habitude ce ne sont que les occidentaux les plus aisés qui y vont mais depuis quelques mois, ils ont décidé que d'autres plus personnes plus... modestes devaient s'y rendre aussi. C'est ce que j'ai décidé de faire. J'ai envie d'aider des petits hôpitaux de campagnes qui n'ont pas les moyens d'engager des gens compétents et d'acheter du matériel.
- Oh!"
Quel con! J'avais des milliers de réponses possibles mais j'ai choisi celle-là. Il a ajouté:
"Tu peux me suivre mais on sort pas comme on veut de là-bas, tu pourras pas revenir de sitôt, si tu regrette."
Wow! Il venait de me balancer tellement de choses à la gueule! J'étais sur le cul, dans tous les sens du terme! Du coup, j'ai juste répondu:
"Ah! Euh... Je vais réfléchir."
Puis ma mère est entrée et il est parti.
Quelle révélation! Je n'en avais pas dormi de la nuit! Puis après l'euphorie, est arrivée la réflexion. Il fallait que je me renseigne. Tout naturellement, je suis donc allé sur google, et j'ai tapé "galifais". Et là, toute une mine d'informations s'est offert à moi! J'ai passé le week-end suivant à chercher tout ce qu'il y avait à trouver. Et j'en ai trouvé des trucs.
D'abord, j'ai découvert que c'est une "ancienne" colonie française même si d'autres hommes d'affaires et politiques étrangers se sont pas mal mêlé de son histoire. Je mets "ancienne" entre guillemets parce que l'île dépend encore pas mal de la France. Un peu comme le rapport entre l'Angleterre et les Etats Unis.
Ensuite, j'ai découvert que la société était organisée en classe. Je trouvais ça assez étrange que ça existe encore en 2016. Maintenant moins. Il y a classe dirigeante, celle de tous les politiques, les profs, les scientifiques, les ingénieurs et les médecins; bref "les savants". La classe ouvrière, c'est majoritairement les ouvriers des usines, et de temps en temps, des artisans. La classe agricole, qui regroupe tous les fermiers du pays et la classe marchande qui est constituée de... marchands nomades. Et puis, il y a la cinquième classe. J'ai pas trouvé de nom pour celle-là. C'est la classe des gens qui vivent dans des montagnes au sud du pays et qui ne se sont pas vraiment insérés dans la société occidentale. Je n'ai jamais croisé de gens de cette classe mais j'aurai aimé. Je suis sûr que leurs histoires sont très intéressantes.
J'apprendrai plus tard que les marchands ambulants sont en fait des descendants de gens bannis par leurs familles parce qu'ils rentraient pas dans leurs normes sociales. Dans le tas, il y a des gens un peu tarés, des artistes incompris mais surtout des homosexuel.le.s et des mariages entre deux personnes de classes différentes (ce qui était interdit à l'époque! (D'ailleurs, c'est parfois toujours aussi mal vu!)).
Il y a aussi plusieurs langues locales utilisés presque que dans les campagnes. Même si le français reste la langue principale, généralement les paysans ne parlent que la langue locale qui est celle qu'ils apprennent aussi à l'école primaire. Dans les quartiers populaires des grandes villes, les gens parlent généralement un français un peu déformé et simplifié pour pouvoir mieux le maîtriser. C'est un mélange entre la langue locale et le français. En fait, n'importe quel francophone peut le comprendre, un peu comme un français qui parle avec un québéquois.
Voilà pour ce que j'avais trouvé d'intéressant sur internet.
Vous vous doutez que si je suis là à vous parler de tout ça, c'est que j'ai choisi d'y aller. Même si, j'avais de la famille ici, je ne les voyais pas souvent et puis, partir en territoire inconnu est tellement excitant! Si vous vous posez la question pour mes "amis", j'en avais pas. Depuis le collège, j'avais une réputation d'intello à cause de mes lunette et de mon année d'avance. Et par effet boule de neige, tout le monde me détestait sans raison valable. Bref, autant dire que me séparer de ces gens-là ne me dérangeait pas du tout. Je l'ai annoncé au procès et seul mon père était content. Ma mère était étonnement triste. Pourtant, elle passait littéralement tout son temps avec son nouveau mec. En même temps, pourquoi se priver quand on a plus besoin de se cacher?
On est parti un mois plus tard. On a pris un avion Roissy, Charles De Gaulles - Crops. Une fois arrivés, on nous a emmené à la maison qui nous était attribuée.
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Arthur au Galifais (deuxieme jet)
RandomSalut! Je m'appelle Arthur et j'ai actuellement 19 ans. Il y a 3 ans, j'ai déménagé avec mon père dans un pays extrêmement fermé sur lui-même. Généralement, on y rentre mais on en sort pas. C'est d'ailleurs une chance (ou plutôt une malchance!) d'y...
