Le claquement d'un grimoire qui se ferme résonne dans toute la pièce, seule son audible au sein de cette chambre depuis plusieurs minutes, coupant ainsi un silence bercé par le calme souffle d'un vent de printemps. Une jeune femme se redresse alors de son fauteuil de velours, observant de ses yeux saphir teintés de puissance arcanique la fenêtre, lui offrant une vue sublime sur la forêt thalasienne sous les doux rayons étiolés d'une pleine lune. Un faible sourire de satisfaction se dessine sur son visage, car enfin, oui enfin, Estralda est de retour dans son pays. Habillée d'une robe de nuit parme sans manche, la Quel'dorei reste silencieuse plusieurs minutes, les yeux clos, à entendre le chant naturel de sa terre de naissance lui offrir un flot de souvenir nostalgique, aussi chaleureux que désagréable.
La fraîcheur de la nuit la tire doucement de ses songe. Un petit soupire passe discrètement entre ses lèvres fine avant de revenir dans sa chambre. Fermant ses volets pour la nuit, Estralda se frictionne machinalement les bras afin d'atténuer le frisson froid qui la parcourt avant de se diriger vers son lit. En chemin, la jeune noble s'arrête juste devant son reflet émis par l'immense miroir en plein pied, un des rares mobiliers resté intacte de son ancienne demeure, aujourd'hui en ruine. Elle s'observe attentivement son image pour la première fois à travers le matériel familial depuis presque deux décennies et elle ne peut que chercher les différences avec sa dernière exposition. Ses cheveux d'or, autrefois caressant à peine ses épaules, tombent en cascade dans son dos. Bien qu'ayant aujourd'hui une taille plus fine et plus élevée, ses courbes sont restés tels qu'elles étaient lors de son départ, comprenant un poitrine délicieuse et ronde semblable à deux pommes, accompagnée d'une taille généreusement galbée à la croupe charnue. Son regard se pose finalement sur son visage fin et ovale, laissant la noble légèrement perplexe sur ce qui la différencie réellement de sa vie d'avant. Une aura plus mature, sans doute, se dit-elle avec un petit sourire espiègle qui se dessine sur le coin de ses lèvres.
Mais son sourire s'efface quand elle vient regarder le collier autour de son cou. Collier qu'elle vient délicatement la pierre obsidienne gravée de l'effigie de sa nouvelle famille, celle de son futur époux, Lunardente, prenant la forme d'un faucon tenant entre ses serres une lune écarlate, représentée par un sublime rubis serti à même l'obsidienne, elle même placé sur un délicat collier en tissu sombre en dentelle, soie et velours pour le confort de sa peau. Ce bijou, gage de l'acceptation de la jeune noble auprès du roturier pour le mariage, est une véritable aberration autant qu'il est une énigme pour elle, n'ayant reçu comme consigne de ne jamais l'enlever jusqu'au jour des noces. Pour quel raison ? Est-ce un bijou de famille ? Une orfèvrerie créée spécialement à son attention ? Juste une lubie de ce bien étrange guerrier ?
Chassant ces questions et ces pensées de sa tête, elle se rue vers son lit, tirant sur le drap de soie avant de se glisser sous le tissu et poser sa tête sur un épais oreiller, se recouvrant une fois confortablement installée pour sa lecture nocturne. D'un mouvement agile de son bras gauche glissant sous un amas de coussin, elle vient sortir un livre dissimulée par ses soins, à la couverture sombre sans décoration, ni titre gravé sur le cuir. Le rouge commence a lui monter aux joues tandis qu'elle pousse un fort soupir comme pour se donner du courage avant de l'ouvrir et de rapidement parcourir les pages jusqu'à attendre le marque-page en tissu rouge. Ce livre, une romance érotique pour être plus précis, est le petit plaisir coupable de la jeune noble depuis quelques temps déjà. D'abord peu emballée a se lancer dans la lecture de ce genre de contenue, elle fini par se laisser convaincre par une de ses camarades au Kirin Tor. Les débuts de lecture ont été fait dans la mauvaise foi et le dénis, mais la demoiselle fini par trouver l'intrigue à son gout et les détails durant les passages osés ne manquent pas de charme à ses yeux.
Il faut dire que les deux principaux protagonistes ont tout pour plaire à Estralda : Deux Quel'doreis de noble lignée, présenté ici sous l'apparence du vaillant chevalier pérégrin Vaedis Mornétoile et de la talentueuse mage Kelilinda Solrêve, voyageant à travers le continent tout en consolidant un amour qui se veut sans faille. L'homme y est décrit comme d'un grande beauté, une chevelure d'un rouge éclatant encadrant un visage fier et carré, d'une carrure athlétique et svelte, d'une agilité relevant presque du divin et d'une grande fidélité. Quand à Elle, il émane de sa personne un charisme presque irréel, ses cheveux d'or coiffée en une longue natte tombant sur ses reins semble irradier de magie. La grâce de ses mouvements et son éducation tendrait presque à faire d'elle une membre de la royauté auprès des autres sujets elfes, voir même des autres races. Tombés amoureux de l'autre au premier regard, les deux amants se vouent une passion commune pour l'autre, tout en restant discrète aux yeux de leurs proches.
YOU ARE READING
Légion - l'Appel du vide
FanfictionAlors que le combat face à la Légion Ardente se poursuit sur Argus et que les champions d'Azeroth affronte leur plus terrible adversaire, d'autres destins se forment et se noue bien loin des champs de batailles. Estralda, une jeune noble Haute-elfe...
