4 décembre 1914
Alors que l'Europe se déchire dans une guerre industrielle, assassins et templiers continuent leur guerre secrète. Ancelin, posté dans les Flandres près de Ypres, tache d'en finir avec une cible difficile. Cependant ce simple assassi...
Depuis les événements de Sarajevo, nous n'avons toujours pas trouvé les auteurs de l'assassinat de notre frère, l'archiduc François-Ferdinand, héritier de l'Empire austro-hongrois, et maître de la chambre autrichienne. Cependant il est toujours regrettable que depuis 1870, la TemplerZimmer ne cesse de vouloir pousser son pays à la guerre au nom de leur idéal pangermanique ; et que depuis août elle y soit parvenue comme jamais avant.
J'ai toujours eu une grande méfiance pour une chambre composée en grande partie de militaires. Et qui est dirigée par un Grand maître tout autant belliqueux : Helmuth Johannes Ludwig von Moltke. Cette chambre passe ses intérêts avant ceux de l'Europe et de notre ordre. Sous prétexte de la mort d'un de ses membres, il dissout la chambre autrichienne et il pousse l'Europe au chaos.
Alors, La question du coupable est toujours en suspend : assassins serbes ou templiers de Moltke ?
Quoi qu'il en soit, la guerre dure depuis bien trop longtemps, et c'est pour cela que la chambre française conclura une trêve avec les assassins de France et de l'Angleterre le soir du 3ème de ce mois, tout en gardant nos membres dans l'anonymat. Je vous pousse Grand Maître Milenko Vesnić, d'essayer de faire de même dans votre pays, et dans les Balkans si votre influence vous le permet encore.
Pour ce qui est de l'a situation du Front ouest, je pense qu'il va s'enliser si nous échouons à reprendre la Belgique avant l'hiver. Notre ordre peut aider à coordonner les Etats-Majors, mais si nos politiques ne les obligent pas, nos efforts seront vains face à la croix de fer templière. Même si vous et Rodzianko avez réussi à mettre en difficulté l'ennemi sur le Front est, si Wilson échoue à pousser son pays en guerre avec nous alors le sort de l'Europe, tout comme ma vie n'appartiendra qu'au Père de la sagesse.
Puisse, le père de la sagesse vous guider.
Grand Maître R. Poincaré
P.S. : D'un ton plus fraternel et amical, comment avance votre livre historique sur votre pays ?
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Paris, 27 Novembre 1914
Cher Ancelin,
D'abord prend bien note de l'ordre de mission envoyé. Je sais que pour toi le front n'est pas la place d'un assassin, que tu voudrais traquer les templiers dans notre pays. Et que la trêve faite le mois dernier te déplaisait. De là où tu es, tu ne vois peut-être pas la différence, mais ici nous gagnons en sûreté et efficacité. Les deux camps tâchent séparément de mettre fin à ce conflit. Comme dit notre mentor, tout nos maux sont les fruits du Grand Maître Templier de Berlin.
Quoi qu'il en soit je travaille à la rédaction des ordres depuis deux semaines, les postes sont remplacés petit à petit par les femmes au QG. La taille du front est tellement grande que nous peinons à poster des hommes partout, ou à remplacer les morts. De plus notre Mentor Dorian n'arrive plus à prendre contacte avec la confrérie allemande, nous commençons à penser que les Templiers les ont battus pour de bon.
J'espère que tu arrives à te distraire entre chaque offensives. Je t'ai envoyé un nouveau jeu de carte et quatre carrés de chocolat. J'ai appris qu'il ne restait plus que toi et Louis. (D'ailleurs Louis arrête de lire son courrier, livre c'est tout ce qu'on te demande). Même si il est à l'arrière, essaie de rester proche de lui, il faut que vous vous souteniez.
J'attends avec impatience ta première permission, et que l'Ordre t'autorise à revenir. Nous pourrons retourner au cinématographe où nous nous sommes rencontrés, ou au toit de l'église où tu m'as entraînée dans l'ombre mais aussi devant Dieu. Trop peu de temps nous avons eu avant ton départ pour le front. Quand je pense qu'il nous faut attendre la fin de la guerre pour vivre mariés. Je prie tous les jours pour que tu me reviennes en vie et rempli de la joie que tu avais. Ne perd pas ce qui fait de toi mon aimé.