O.S horrifique !
Le sanatorium
Partie 1
« Come little children » - Clovet Mae
Quelle idée d'entrer dans ce bâtiment en ruine, désinfecté et dans un endroit isolé de la ville la plus proche. Il n'y a que la nature qui entoure le lieu. Les meubles ont quasiment tous disparu des bâtiments. Seul le vent s'engouffre dans les ouvertures et s'engouffre dans les moindres recoins. Cela suffit à faire fuir les plus curieux. Mais les plus téméraires ne se laissent pas abattre aussi facilement. Ils veulent en savoir plus.
On dit que la curiosité est un vilain défaut. Le bâtiment est immense. Seule la lumière se diffuse dans les pièces qui longent le couloir très long qui se présente. Un escalier doit mener au premier étage. Il faut prendre le temps de s'imprégner des lieux avant d'explorer la nuit. La fin d'après-midi s'écoule rapidement. Contempler le lieu, imaginer de la vie y est étrange au premier abord. Le lieu est vide et isolé.
Les sanatoriums étaient des établissements de santé qui recevaient des patients de tous les âges touchés par la tuberculose. Le lieu est isolé pour permettre aux patients de suivre « une cure d'air et de soleil ».
Seul le bruit du vent est audible si on ne compte pas le bruit des pas. L'atmosphère est très particulière. Ce n'est pas juste un bâtiment destiné à la santé dans les années 1900, c'est un lieu qui a abrité des patients malades. Au fur et à mesure de la maladie, il y a eu des larmes, de la souffrance. Quant à la Mort, elle a règne en maître quand les patients n'étaient plus en capacité de vivre plus longtemps. Il faut quand même rappeler le taux très élevé de contagion de la tuberculose. Par simple respiration, la tuberculose s'est répandue aussi vite qu'une trainée de poudre. On a pensé à l'époque qu'un environnement plus sain, loin des villes était un remède. Un remède non efficace et utopique pour les pauvres patients enfermés ici. Sans soute fallait-il mieux mourir ici que seul. L'idée laisse à réfléchir. Au moins, ici il y a eu une surveillance. Minime mais une surveillance quand même.
Être ici est une expérience à vivre. Ce lieu froid à cause du vent qui circule dans tous les bâtiments, l'absence de meubles, des documents éparpillés au sol comme si une tornade avait fait envoler les feuilles de papier dans la pièce, des éléments qui laissent imaginer l'avant de ce sanatorium. Des souvenirs gravés entre ces murs qui ne pourront jamais s'y échapper. Des âmes y sont sûrement encore coincées. Personne ne le sait.
L'atmosphère froide du lieu me donne des frissons. Le lieu n'est pas le plus rassurant. Non que je ne m'y sente mal mais l'atmosphère change dès que je me dirige vers le couloir très long qui mène à l'escalier. Quelle idée de se retrouver seul dans un tel lieu. J'ai eu envie de réaliser une expérience seul. Je mets en route un enregistreur pour pouvoir enregistrer des sons inaudibles à l'oreille humaine, on appelle ça « les phénomènes de voix électroniques ». Cet appareil va enregistrer ces phénomènes et me permettre d'en apprendre plus sur l'entité qui viendra parler avec moi. Mon téléphone portable est éteint afin de ne pas perturber les ondes émises par mon enregistreur. Aucune onde ou bruit susceptible d'erroner l'expérience ne doit gêner l'entité ou les entités qui sont encore entre les murs du sanatorium. Je ne connais pas leur attention envers moi non plus.
Pour aujourd'hui, je sais que l'expérience va durer une partie de la nuit, des lampes à plasma me permettront de pallier à un manque d'énergie important. Il est logique de ressentir quelque chose quand on pratique ce type d'expérience paranormale. Je suis quand même dans un lieu inhabité depuis des années par les humains.
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Recueil d'OS: Ce n'est pas encore le point final
ParanormalSérie de chapitres individuels en tout genre ! - O.S flippants au moment de la période d'Halloween 🎃 - O.S de Noël - O.S hivernaux - O.S issus de mes propres histoires - O.S originaux Écrire des O.S me sortent de ma zone de confort et ça m'éclate...
