la solitude est aussi noire que les nuits sans lune. on parle souvent de la douleur qu'inflige la perte d'un être cher, mais on ne mentionne jamais le silence qui l'accompagne.
on oublie tout si vite.
un rire, une voix, un sourire.
toutes ces choses qui s'estompent si vite. les visages demeurent un peu plus longtemps, mais finissent par disparaître eux aussi.
la symphonie propre à chaque personne est si unique, qu'une fois disparue, on ne la réentendra jamais.
les souvenirs heureux perdent leur orchestration, et les photos deviennent silencieuses.
c'est un phénomène rarement évoqué, et tellement, tellement douloureux.
il n'est dit nulle part que la fin du monde est silencieuse.
quand tout s'écroule et s'efface, c'est un secret que l'on ose pas avouer.
à peine la vie s'éteint que la voix, les rires et les soleils s'effacent. et on a si honte, de ne pas se rappeler, d'oublier si vite.
écoutez le monde, prenez le temps de faire attention aux voix, aux chants et aux euphories.
tout est si vite englouti par le silence de la disparition, tout meurt si vite.
en le temps d'un soupir, tout peut s'arrêter.
j'ai lu quelque part que notre mort n'est pas une étape de notre vie, que c'est une étape de la vie des autres.
et c'est si vrai, mais si triste. on a pas d'autre choix que d'infliger notre mort à ceux qui nous aiment.
si on a le bonheur d'avoir été aimé.
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brûlures
Poetry❛ 𝗂 𝖼𝗈𝗎𝗅𝖽𝗇'𝗍 𝖻𝖾𝗅𝗂𝖾𝗏𝖾 𝗍𝗁𝖺𝗍 𝗒𝗈𝗎 𝗐𝖾𝗋𝖾 𝗀𝗈𝗇𝖾 ❜ ❝ it's like 𝗒𝗈𝗎 𝗍𝗈𝗅𝖽 𝗆𝖾 ❛ 𝗀𝗈 𝖿𝗈𝗋𝗐𝖺𝗋𝖽 𝗌𝗅𝗈𝗐𝗅𝗒; this is 𝗇𝗈𝗍 𝖺 𝗋𝖺𝖼𝖾 𝗍𝗈 𝗍𝗁𝖾 𝖾𝗇𝖽 ❜ ❞
