J'avais envie de parler, tu sais c'est lourd ce sentiment qui te dit que tout ça c'était une illusion
J'ai quand-même envie de te parler, sûrement parce que j'avais envie de tout partager avec toi
J'ai pas pourtant envie qu'on s'envoie quelque chose
J'ai plus envie
Je fais trop de cauchemars qui me dictent comment je dois ressentir mes souvenirs
Alors c'est ici que j'écris n'importe quoi, je veux pas que tu vois ça
Mais quand-même un peu, comme toi et ta maison
Je sais pas qui tu es, j'ai aimé une illusion, et j'en suis une aussi et je deviens un monstre de film
Alors on peut pas parler dans ce genre de conditions
Je suis en pleine mer
Je surf sur les vagues avec un Léviator chromatique
Et je vole des phrases de rap, je les prends comme des feuilles mortes et j'en fais une salade de feuilles d'octobre, je les mange comme des épinards ou des pissenlits
J'aime pas particulièrement ce mot ni la plante même si c'est pas mauvais
J'ai un problème avec les mots
Et j'ai un fort ego alors si je me rends compte que ma perception des choses n'était qu'une illusion et que c'était ce qui faisait mon semblant de bonheur alors je perds les pédales
Je fais plus de vélo
Je veux pas passer mon permis, ça y est j'ai la vision de ma mère
Et les marmots de village finiront tous sûrement un peu comme leur mère
Le vagabond n'est plus qu'un humain décharné affalé dans de la terre
Le vagabond ne vagabonde plus que sur le sol
C'est devenu une sorte d'animal rampant sur son sort et crachant sur le sort du monde
Je crève dans ce marécage de douleur
Regardez moi regardez moi
Regardez et tuez moi
Fermez les yeux si vous voulez pas
Regardez pas
L'animal rampant
Ne croit en ce moment qu'au mal
Pour ça qu'il rampe
Il utilise son onde pour se nourrir et dort la journée en regardant des films pourris sur des mariages d'hommes des sables
