Je ne m'arrête pas. Je continue quoi qu'il arrive.
Je sens le vent près de mes oreilles, là où mes cheveux reposent quand ils sont relâchées, quand ils sont libres d'une étreinte, de quelques chose qui les maintient enfermé ensemble.
Continuer. Ne pas s'arrêter. Contrôler sa respiration. Se concentrer ses mouvements. Descendre.
Pourtant ça ne duras pas longtemps. Pour que je m'épuise. Mais cette fois ci je ne m'arrêterais pas. Du moins pas avant d'avoir entendu le signal.
Ou plutôt l'avoir vu. Même si mes membres me menacent de me lâcher a coup de douleurs vives.
Dépasser mes limites. Puis mes bornes. Quand je devrais m'arrêter, tout mes membres me lâcheront et je redeviendrais l'ombre le mur à la place de la personne. Si je m'effondre sur le sol, il faudra que je continue et que je fasse comme s'il ne s'était rien passé.
Continuer. Contrôler ma respiration. Se concentrer sur ses mouvements. Descendre. Remonter.
Comme si je tenais un crayon, je dessine dans l'air. Un dessin que je suis seul à voir. Un dessin avec tout mon corps. Comme si rien n'existait autour de moi à part le sol et sa dureté quand je retombe et mes pensées. Jusqu'à ce que j'entende le signal, je ne m'arrête pas.
Ne pas s'arrêter. Contrôler sa respiration. Se Concentrer sur ses mouvements. Descendre. Remonter.
Oui, mais. Mais pourquoi remonter quand on peut dériver rivage par la masse de gens qui nous entourent? Je vois le signal. Un signal presque imperceptible. Le signal. Mais j'ai compris comment le reconnaître. Il faut suivre la voie. J'y vais. Maintenant
