Chapitre 1 : Une jeune cavalière

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Il était une fois une jeune fille, Adélaïde, qui venait d'avoir vingt-et-un an. C'était une très bonne cavalière qui aimait beaucoup se promener à cheval, à des heures quelques peu insolite. Cette écuyère élégante et pressée en amazone sur son cheval, les cheveux au vent, regardait au loin vers le château en contrebas. À l'orée de la forêt, en face du grand canal, elle regardait les premières lueurs du jour naissant qui déversaient des rayons orangés, jaunes et roses sur le château de Fontenay. Celui-ci était splendide dans cette douce aurore de l'aube. Adélaïde le regardait presque amoureusement, tant elle l'aimait, ce château qui l'avait vu naître et grandir. Aussi se souvint-elle qu'il fallait qu'elle rentre si elle ne voulait pas être en retard pour le petit déjeuner. Elle piqua des deux Capucin et galopa jusqu'au château, ses cheveux châtains et ondulés flottant derrière elle. Une fois arrivée devant les escaliers du château Capucin les gravit avec une adresse et une élégance qui auraient surpris n'importe quel étranger ne connaissant pas le cheval, ni bien sûr la cavalière. Puis Adélaïde passa le pont-levis et atteignit la cour intérieure du château :

- Bonjour mademoiselle, avez-vous fait une bonne promenade ? Questionna Simon le palefrenier.

- Bonjour Simon, oui Capucin a bien galopé ! D'ailleurs, donnez-lui une double ration d'avoine, il l'a bien mérité !

- Mais Mademoiselle, il mange déjà bien assez ! Après vous ne pourrez plus l'entraîner dans vos courses.

- C'est vrai, vous avez raison Simon, mais donnez-lui quand même une friandise, sans quoi il ne voudra plus venir se promener avant l'aube. En disant cela Adélaïde était descendue de son cheval et elle caressait l'encolure de Capucin en passant les reines à Simon.

- Bien mademoiselle, dit Simon en s'éclipsant vers les écuries.

Adélaïde entra dans le hall du château, laissa la cape qui lui couvrait les épaules et pénétra dans la salle à manger où son père et ses sœurs étaient déjà attablés.

- Bonjour Père.

- Bonjour ma fille, comment-était-ce ce matin ? Et joyeux anniversaire mon enfant.

- Merci Père, c'était merveilleux ! Vous auriez dû voir le lever du soleil sur le château, c'était splendide.

- Joyeux anniversaire Adi ! crièrent en cœur Philippine et Henriette en sautant au cou de leur grande sœur et en la couvrant de baisers.

- Merci les filles.

- Bonjour, dit amèrement Marine, la sœur d'Adélaïde.

- Bonjour Marine, comment vas-tu ce matin ?

- Comme tous les autres matins assurément, ma vie n'est pas aussi palpitante que la tienne....

- Marine, vous pourriez vous montrer plus aimable avec votre sœur ! C'est son anniversaire aujourd'hui, la gronda son père.

- Et bien joyeux anniversaire ma chère sœur, j'espère que tu passeras une très bonne journée...

-Oh Marine je t'en prie ne soit pas aussi rancunière, ce sera ton tour un jour...Et puis tu sais très bien que toutes ses mondanités ne m'intéressent guère ! renchérie Adélaïde.

-C'est justement là le problème Adi.

Sur ces paroles, Marine sortit de la salle à manger. L'instant d'après, la princesse de Fleury entrait. Le prince et la princesse de Fleury avaient fait de leur mieux pour élever leurs quatre filles mais malheureusement aucune ne correspondaient à leurs attentes. Adélaïde l'aînée, qui devait hériter de la fortune et du domaine de son père, ne rêvait que de renier son titre pour pouvoir exercer sa passion comme elle l'entendait. Marine, la seconde venait tout juste d'avoir 17 ans et souhaitait recevoir tout ce que son aînée refusait de prendre. Grande et mince, des taches de rousseur cernaient son visage, à l'image de sa petite sœur, et ses cheveux bruns lui tombaient élégamment sur les épaules. Philippine et Henriette, les jumelles, étaient de vrais petits garnements à leurs heures perdues, l'une blonde et l'autre rousse, elles se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, aussi bien dans leurs manières que dans leurs tenues. Et c'est ainsi que ces quatre filles grandirent au sein d'une famille aimante et entourées de précepteurs et de nurses acariâtres.

Un Serment Fait D'un Peu plus Près Mga kuwentong kahuhumalingan mo. Tumuklas ngayon