La rentrée. Le lycée. Le retour du travail, la terminale et les épreuves du bac. Tant de raisons pour lesquelles on voudrait rester chez soi. Deux mois de vacances, on y prend vite goût. Mais évidemment, pas le choix, ça n'enchante d'ailleurs pas vraiment Elliott de retourner à cette routine qui s'installe jour après jours lors de la période des cours. Il déteste cette routine. Il déteste être mêlé au monde. Il déteste devoir se lever tous les jours pour quelque chose qui ne l'intéresse pas, se lever tous les jours et revoir les mêmes têtes encore et encore. Se lever pour ne rien découvrir de nouveau. Il en a assez. Si ça ne tenait qu'à lui il ne se lèverait pas en ce lundi 4 septembre. Mais il n'a pas vraiment le choix. Il ne le fait pas pour lui ou même pour la société qui lui dicte qu'il doit aller à l'école pour pouvoir faire quelque chose de sa vie. Non, il le fait pour sa famille. Sa mère et sa jeune soeur de 7 ans, il le fait pour elles. C'est pour elles qu'il travaille d'ailleurs si dur au lycée ou à côté, bien que cela ne l'intéresse pas, il ferait tout pour elles. Il tient à sa famille plus que tout au monde. Il veut être capable de leur offrir un avenir.
Elliott arrive au lycée de la même manière que chaque jour des années précédentes. Il a néanmoins perdu sa candeur des premiers jours. Cet enthousiasme qu'il avait quand il est arrivé en seconde. Il s'imaginait qu'une vie toute nouvelle, différente du collège et de tout ce qu'il avait pu vivre, s'offrait à lui. Il s'imaginait que cette vie pourrait s'embellir. Il était jeune et naïf. Il est toujours jeune mais beaucoup moins naïf et joyeux. Il se sent détaché du monde qui l'entoure. Détaché des personnes qui ne cessent de rechercher le bonheur ou l'amour. Détaché de ceux qui craignent de quitter un jour ce monde. Monde qu'il trouve ennuyeux et déprimant. Son monde est plongé dans les ténèbres de son esprit. Mais il s'en accommode. Il n'a pas réellement envie de changer cela. Il considère qu'il s'agirait d'une perte vaine de temps et d'énergie.
En pénétrant dans l'enceinte de l'établissement il se dirige vers les papiers affichés à l'entrée de celui-ci qui lui dévoileraient dans quelle classe il se trouve même si ce n'est presque qu'à titre indicatif. Il avait subit les réformes du bac l'an passé et donc tous les changements qu'elle apportait. Au final, il se retrouvait avec la totalité des membres de sa classe dans seulement deux ou trois cours et avec une partie de ceux-ci dans quelques cours. Toujours est il qu'après un rapide coup d'oeil aux listes il apprend qu'il est en terminale 7 et qu'un des garçons avec qui il traîne est dans la même classe. Il se dirige ensuite directement vers la salle où sa classe doit être réunie. Le reste de sa journée se passe ensuite sans encombres. Rien d'exceptionnel et aucun réel cours. Seulement une autre journée fade et normale pour lui qui en annonce une centaine d'autres.
Parfois Elliott envie les autres, parfois il se met à regretter tous les choix qu'il a pu faire durant sa courte existence. Il se demande comment il en est arrivé à un tel point de lassitude vis à vis de sa vie et de son entourage. Parfois au lycée il aperçoit des groupes rire aux éclats, se faire des câlins. En somme être proche. Être proche à la manière d'ami. Et il regrette. Il regrette d'avoir commencé à traîner avec le groupe dans lequel il est. Il regrette de n'avoir qu'une seule amie à qui il tient. Il regrette de ne rien faire pour changer cela. Et il regrette de perdre son temps avec de tel regrets.
Et parfois aussi il aimerait avoir été plus sociable s'être fait des amis dès la seconde. Il aimerait n'avoir jamais été si renfermé. Puis il se ravise. Il y réfléchit et se dit que finalement avoir des amis et être jovial ne lui irait pas. Puis il continue d'y réfléchir et se dit qu'il a même sûrement dû mériter sa situation, qu'il s'agit certainement de ce que l'on appelle le karma et qu'on le punit pour un quelconque méfait. Ce genre de pensées sont d'ailleurs en train de lui traverser l'esprit lorsqu'il rentre chez lui, les mains dans les poches de son sweat trop grand pour lui, un bonnet bleu sur sa tête brune et ses écouteurs pour seule compagnie. Ses yeux bleus sont sombres comme à leur habitude, mais jamais ils ne pleurent. Elliott n'est pas vraiment triste. Il se sent seulement vide et il est empli de regrets et de remords. Cependant une face peut en cacher une autre. Ne pas juger un livre à sa couverture, ne pas juger au premier abord, c'est ce que l'on nous apprend. Il en est de même vis à vis d'Elliott. Il se sent vide et seul pourtant lorsqu'il rentre chez lui ce vide se comble un minimum. Son expression fade et morose s'illumine, laissant place à un visage quelque peu souriant, qui garde néanmoins une touche de lassitude sur ses traits, une fois qu'il retrouve sa famille et que sa soeur court l'enlacer. Il lui arrive de ressentir une once de bonheur.
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NDA: Du coup voici le prologue ! Je pense qu'il est un peu court mais j'essaierai de m'améliorer sur ça. J'ai déjà quelques chapitres de prêts mais ils ont le même problème donc je ne suis pas sûre de quand les sortir ^^'
Bref ! En tout cas, j'ai pas le schéma exact de l'histoire mais quelques idées! J'ai voulu vraiment m'investir sérieusement dans cette fiction, donc j'ai des notes sur les personnages et des passages de pour plus tard prêts. C'est un peu nouveau pour moi d'être si sérieuse mais j'aime bien :)
Bref c'est pas très important, en tout cas merci de lire, et j'espère que ce prologue vous a plu et vous revoir dans de prochains chapitres du coup :)
Ps: les remarques constructives qui m'aideraient à m'améliorer ne sont jamais de refus :) Ah, et aussi , je pense pas que le titre soit définitif, voilà je tenais juste à le dire.
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Un goût de Ying et de Yang
Romance„-C'est drôle ces proverbes qui parlent d'amour et d'attirance. C'est drôle comme ils peuvent être si contradictoires. « Les opposés s'attirent » ou encore « qui se ressemble, s'assemble ». En fait ça me rappelle le Ying et le Yang. Ils sont compl...
