Chapitre 1

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Demain, c'est la rentrée. Les vacances, l'été, les sorties, c'est déjà fini. Je dois avouer que tout ça va me manquer, et il se pourrait que j'aie peur d'être à demain. C'est ma dernière année de lycée, la dernière année ici, à Winchester, une ville en plein développement qui était si petite au départ... On peut dire qu'elle à grandi avec moi, je m'y sens bien, je m'y sens chez moi. Depuis que je suis au lycée, j'ai l'impression de me découvrir, de devenir la fille que je suis vraiment. J'ai surtout peur de me retrouver seule dans une classe demain, l'année dernière était si parfaite avec mes amies, même si l'une d'entre elle a dû déménager a plus de 35 min d'ici. Lexie me manque beaucoup, j'aurais aimé qu'elle soit là, avec nous, demain. Aller Nayla arrête de penser au passer et pense à l'avenir. Il est temps d'aller me coucher, mieux vaux ne pas trop trainer afin d'être en forme pour la grosse journée de demain.

Lundi 03 septembre 2019, mon réveil sonne et résonne dans ma tête comme une musique de l'enfer. Je me redresse doucement en passant ma main sur mon visage puis dans mes cheveux bruns tout emmêlés. Le mythe de la fille qui se réveille maquillée et coiffée parfaitement n'existe que dans les films. Je me décide enfin à sortir de mon lit après 5 bonnes minutes, je marche tel un zombie jusqu'à mon bureau où se trouvaient mes vêtements que j'avais préparer la veille. J'enfile alors mon collant noir transparent, mon body noir, ma jupe en jean noir, mes chaussettes hautes qui sont également noir, je dois avouer que j'apprécie particulièrement cette couleur. Une fois devant mon miroir, j'observe mon visage, enfin, ma tête fatiguée. J'arrange mes cheveux afin de me faire deux longues tresses. Je me maquille très légèrement, le strict minimum, il faut dire que je n'accorde pas beaucoup d'importance à cela, on est comme on est. Je choppe mon sac à dos et ma veste en jean grise oversize avant de descendre au 1er étage de ma maison. J'embrasse ma mère avant d'avaler mon verre de jus d'orange comme chaque matin, j'ai l'habitude de ne prendre que ça en guise de petit déjeuné. Je regarde l'heure, 7h35, je fonce me laver les dents puis j'enfile ma veste et met mon sac sur mon dos. Je descends dans le garage et j'enfile mes rangers avant de sortir de chez moi. J'habite dans une maison de rue à 5min a pied de mon lycée, il faut dire que c'est pratique. Je marche alors en ville, en direction de mon établissement, avec une démarche assez confiante et déterminée. Finalement, la peur d'être seule m'était passée, j'avais tellement hâte de retrouver mes amies, mon quotidien.

Il y a du monde devant l'entrée du lycée, je sors mon portable de ma poche et envoie un texto à mes amies, les cherchant du regard en même temps. A peu près 3min plus tard, l'une d'entre elle me saute au cou, toute contente de me revoir. Il s'agissait d'Emily, une petite brune aux cheveux magnifiquement bouclés. Nous commençons alors à nous raconter nos vacances. Peu de temps après, Amélia, une jeune fille a la peau claire et aux yeux magnifiquement bleu, ainsi que Lysie, toujours aussi fine avec ses beaux cheveux châtain lisses, nous rejoignent. Nous nous serrons dans les bras en souriant et riant bêtement, très heureuse de nous retrouver. Une fois les retrouvailles faites, nous nous dirigeons vers la liste des classes de terminales, je stresse un peu à l'idée que l'une d'entre nous soit seule dans une classe, sans les autres, depuis l'année dernière nous sommes très soudées. Nous prenons la main de celle à coté de nous afin de nous faufiler dans la masse d'élève se tenant debout face à ce tableau. J'arrive la première, machinalement je cherche mon nom sur les listes, je le trouve rapidement, mon regard descend peu à peu, mon souffle se coupe. Je me retourne vers mes amies, une mine triste. Elles pensent comprendre, puis je me mets à rire en leur disant « je vous ais bien eu ! ». Elles lèvent les yeux au ciel avant de rire avec moi, nous ne serions pas séparées cette année, c'est génial. Cette année va surement être la meilleure de toute ma vie, enfin c'est ce que je croyais à ce moment-là dans les bras des filles.

Une autre dimensionWhere stories live. Discover now