Dans l'océan profond d'un regard...

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Moi heureuse, non pas vraiment. J'ai tout ces petits problèmes que cause la vie, comme si cela l'amusait. Vous connaissez je suppose, vous avez l'impression d'être jeté à terre, de ne plus pouvoir vous relever, d'être perdu dans cette immense puit et d'avoir peur de ne plus jamais pouvoir en sortir, de ne pas trouver la clé de la salle dans laquelle vous êtes enfermé. Je suppose que vous connaissez, mais si, par chance, vous ne connaissez pas ce sentiment d'abandon et de tristesse, et bien vous êtes des chanceux et je vous souhaite de tout cœur de ne jamais connaître ce sentiment, car quand il entre dans votre cœur, même si il fini par passer, il laisse toujours une trace énorme et un vide profond à l'intérieur de vous. Mais il y a un remède, en tout cas, moi, j'ai un remède. J'ignorais encore son existence il y a quelques années de cela, mais aujourd'hui, c'est lui qui m'aide à ne pas retomber. Il m'est essentiel, je dirais même vital. Aujourd'hui, je suis moins triste, et ça, c'est grâce à ce jour. Ce jour qui a tout changé...

*****

J'avais seulement 5 ans quand mon père est mort. Mort d'un stupide accident. C'est d'ailleurs à cet âge là aussi que j'ai compris que le père Noël n'existait pas, car ce jour là, il était partit m'acheter mes cadeaux de Noël car on était déjà le 10 décembre. Moi j'étais à l'école, je ne me doutais absolument de rien. Mes parents n'étaient pas très riches, mais ils faisaient toujours tout leur possible pour me faire plaisir. Ils étaient vraiment géniaux. Il était donc partit chercher mes cadeaux, et quand ma mère est venue me chercher le soir, pour rentrer à la maison, je voyais que quelque chose n'allait pas, car j'étais peut être petite, mais je n'étais pas stupide pour autant. Je voyais que ses yeux se retenais de pleurer, qu'elle se retenais d'éclater en sanglot, je le voyais bien, mais ne sachant pas quoi dire, je ne disais rien. Je restais silencieuse tout le long du trajet contrairement à mon habitude.

Une fois que nous fûmes à la maison, je remarquais que papa n'était pas là. Il faut savoir qu'il rentrait souvent tôt, mais aujourd'hui, il n'était pas là. Alors je brisa enfin le silence pesant qui régnait pour demander :

- Où est ce qu'il est papa ?

Ma mère était sur le point de pleurer, elle n'en pouvait plus, pourtant elle restait quand même assez neutre, essayant de ne pas trop montrer ce qu'elle ressentait. Elle voulait retarder au plus ce moment où elle devrait m'annoncer que mon père était mort, à moi, qui n'avais alors que 5 ans.

- Il est dans les embouteillages, il rentrera tard ce soir ma puce, répondit elle la voix tremblante.

- Ah... avais je simplement répondu.

Je montais alors dans ma chambre et jouais avec mes jouets en attendant que le repas soit prêt. J'avais une grande imagination, et mon grand placard, pour moi, était un immense château. Mon lit était un bateau et mes jouets, les personnages de mes histoires.

Quand le repas fut prêt, ma mère vint me chercher dans ma chambre. Je tendis ma main vers le haut, dans l'espoir qu'elle la prenne dans la sienne, non pas que je ne savais pas descendre les escaliers toute seule, mais parce que je voyais qu'elle n'allait pas bien ma petite maman et je voulais lui montrer que je serais toujours là pour elle. À ma plus grande joie, elle la prit. On descendit alors les escaliers et on se dirigea vers la cuisine où en émanait une délicieuse odeur.

À table, je lui racontais ma journée comme je le faisais chaque soir, mais elle était distraite, pourtant, je ne cessa pas le récit de ma journée. Je voulais lui changer les idées, et même si cela ne marchait pas vraiment, j'étais contente de pouvoir partager des choses avec elle. Une fois fini, elle débarrassa nos deux assiettes et mis également les casseroles dans lesquelles elle avaient préparé à manger dans le lave vaisselle, ce qui ne m'échappa pas.

Dans l'océan infini de son regardMga kuwentong kahuhumalingan mo. Tumuklas ngayon