Muse Sibylline (I)

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Chaque mots me coupent le souffle. Mettre à l'écrit mes rêves et désirs n'a jamais été concluant et je pense que ça ne le sera jamais totalement. J'ai beau manier les belles phrases je n'arriverai à trouver les bonnes tournures pour énoncer ce que je veux vraiment.

Et ça a toujours été à cause de toi.

Toi et tes légers rires et sourires, toi et ta peau blanche, toi et tes yeux qui me transportent toujours plus loin même si ce n'est que par ces putains d'écrans que je m'amuse à qualifier de menteur et falsificateur de la réalité. Je me surprends encore à lire tes quelques lignes, mes joues inondées et striées d'eau.   Mes iris brunes gorgées de lueurs élégiaques.

« Caresses et baisers juvéniles je ferme à clé le monde qui nous sépare du monde » m'as tu écris, mon inconscient, joueur et rêveur, te vois encore me le susurrer au travers le papier.
Je ne peux qu'imaginer chacun des touchés de tes lèvres et je m'évertue tant bien que mal à tout décrire : tantôt rêches et tantôt douces je me perds dans les terres abyssales de mon esprit sans jamais trouver de réelles réponses et de réelles sorties. Tout à coup, c'est cette peur qui m'assaille .
T'en dévoilé-je trop ? Je ne sais pas , les filtres à paroles n'ont jamais été mon fort, surtout à l'écrit.
Si je le pouvais encore je hurlerai mes sentiment. j'en écrirai des thèses et des poèmes... après un de tes sourires les vers et les métaphores me viennent d'une facilité déconcertante :

« Mon amour, une larme de ta part me retourne le cœur et l'âme,
Je détournerai terres et océans pour qu'un de tes rires fendent l'air,
Au travers ton rire, rend merveilleux ce monde infâme. »

Je peindrai mes sentiment, néfaste ou bienfaiteur sur chacun des murs sales de Marseille.   
Encore plus idéaliste qu'à l'accoutumé je me fait plaisir à te qualifier comme étant une muse,
et courageusement comme la mienne.
Je reste tout de même pudique et peureuse, si la vie t'enlevais à moi d'une quelconque manière je sais déjà qu'il sera dur d'accuser le coup. Je ne suis pas forte et encore moins courageuse, je suis juste une amoureuse transi et idéaliste. Je te fais peut être peur ? Je n'en sais rien, il y'a de forte chance. Je m'accroche peut-être à la plus belles des chimères...

pour être honnête je crois que ce qui rivalise de près avec mon amour c'est bien ma peur.

Tellement profonde, abyssale..

Je ne te garanti pas que tu auras le loisir de lire, aurai-je par miracle l'infime courage de te faire passer ces paroles que moi même je ne comprends plus?

Je n'ai pas la réponse, tu m'intimide tellement que mon pauvre esprit brumeux vogue.

Vogue où ?

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