J'étais assise sur un banc en bois dans un parc. Je m'afférais à dessiner dans mon petit carnet. Mes pensées virevoltaient, perdues dans les nuages floconneux et voluptueux de fin d'été. J'aimais beaucoup inventer des histoires. Lorsque j'avais un personnage en tête, je devais toujours le dessiner, pour être sure de laisser une trace de mon passage.
Je sentis le banc à côté de moi s'écraser sous le poids de deux personnes. Mon crayon à mine glissa subitement sur ma feuille, rayant d'un grand trait le dessin presque terminé. Des fossettes apparurent sur mes joues. Ils allaient le payer ces deux là.
-Alors, Mallyn. Toujours en train de dessiner. ,me taquina le garçon espiègle aux cheveux blonds platines entremêlés. C'était Olivier .
-Oui et tu viens de tout gâcher. ,lui crachai-je, l'héroïne s'apprêtait à manger le vilain monsieur hot-dog mais ,maintenant, elle vient de se faire rayer de la carte. ,répondis-je en riant.
-Je sens que le méchant hot-dog vas enfin pouvoir assouvir sa vengeance; remplir tous les souliers de ketchup et moutarde! Mouhahah! ,répliqua Olivier duquel l'expression ressemblait à un faux monstre car il s'efforçait d'avoir l'air effrayant tout en s'empêchant de rire
-Pfft! ,un petit rire se fit entendre derrière le garçon; c'était Émila, C'est tellement absurde! ,rit-elle
-Eh bien c'est le but. ,répondit-il et il commencèrent tous à jacasser en chœur.
Je plantai mes doigts dans les côtes d'Olivier pour le chatouiller et lui faire payer amicalement ma gaffe. De toute façon, le dessin n'était pas très beau, mais je m'améliorerai.
Pendant l'affolement général, j'aperçus distraitement mon carnet à croquis glisser du banc jusqu'au sol. Un bout de papier s'en échappa délicatement.
À peine une fraction de seconde plus tard, un affreux goéland tous gris de crasse se posa sur le sol. Il ouvrit son bec. Avant même que je me rende compte de ce qui se passait, le goéland avait attrapé le carnet ainsi que le bout de papier suspecte dans sa bouche édentée. Je criai:
-Hey toi! Revient immédiatement. Ceci m'appartient!
Olivier se retourna en se cramponnant de rire:
-Haha un goéland est parti avec une page du précieux cahier de ton frère. Il ne sera pas content d'apprendre ça en tout cas.
Paf! Émila lui frappa l'épaule en lui chuchotant:
-Arrête! Tu sais qu'on ne doit pas parler de ça.
-Désolé. ,s'excusa Olivier un peu honteux
-Alors vous attendez quoi! Il faut rattraper ce vilain oiseau! ,dis-je en pointant le fautif qui s'était perché sur le poteau métallique destiné à soutenir les balançoires branlantes.
Nous partîmes à courir vers l'oiseau de malheur. Arrivés près de celui-ci, il prit sont envol. Émila était essoufflée:
-Ce goéland me tape sur les nerfs! ,parvint-elle à dire
Nous continuâmes ainsi. Le vilain oiseau se posait toujours sur un endroit en hauteur, ce qui fit que lorsque nous arrivâmes à sa hauteur, il prenait sont envol, nous obligeant à gaspiller toutes notre énergie. Évidemment, nous étions de jeunes pousses à l'époque et courir était une partie de plaisir mais, au fur et à mesure que nous avancions, je commençais à redouter que le carnet de mon frère disparaisse pour de bon. Je sentais mes amis faiblir. Leur ardeur était réduite à petits feux.
Cela faisait une bonne quinzaine de minutes que nous courions parmi les rues noires pavées d'asphalte du cartier. Le ciel s'assombrissait. Émila fut la première à lâcher prise.
-Je suis... épuisée. Il commence... à faire nuit. Je dois rentrer ...chez moi. Je vous fait confiance pour... régler ce problème. ,nous fit-elle part avant de courir dans la direction opposée
Elle partit. Nous continuèrent sur notre lancée.
Subitement, je vis une voiture foncer à toute vitesse dans la rue sombre. Ses phares était éteint. je n'eus pas le temps d'avertir Olivier qui m'avait devancé depuis un bon moment déjà. Je couru vers lui pour empêcher l'inévitable d'arriver. Toute la suite des événements ce passa trop rapidement pour que je puisses comprendre ce qui ce passait à l'instant.
J'aperçu l'automobile avancer au ralenti. Je levai les deux main prête à pousser Oli hors de la trajectoire fatidique de l'automobile dangereuse. Mais à l'instar de ce que j'avais prévu, je gardai les yeux ouverts, les pieds plantés dans le sol. Contrairement à moi, mon ami s'éleva haut, très haut dans les airs tout en bousculant abruptement la sale méchante mouette qui poussa un hurlement suraigu en tombant dans un buisson épineux. Olivier lévitait à une hauteur tellement grande. Il surplombait les toits de bardeau du cartier. La voiture freina rapidement ce qui emplis nos oreilles d'un bruit de crissement de pneu agressant. Je n'avais nullement prévu la possibilité que la voiture me happe en dérapant. Le chauffard me projeta donc contre le béton rugueux et glacé du trottoir. Ma concentration fut perdue. Olivier tomba comme une roche. Il gagna une vitesse folle. Je me concentrai pour effectuer de nouveau le bizarrerie que j'avais découverte il y a quelques secondes mais rien n'y fit. Lorsqu'il fut à quelques mètres du sol, je criai comme un folle. Lui aussi. Quelque chose pris de l'expansion à ma droite. Le buisson. Mon meilleur ami s'enfonça fortement dans la masse de feuilles étrange. Le minuscule buisson était dorénavant gros comme la voiture dangereuse! D'ailleurs, l'engin en question se tenait bien enfoncé dans un poteaux luminaire. De la fumée s'en échappait à grande quantité.
Je me levai sur mes deux pieds chancelante. J'avais un genou et un coude en sang. Ma hanche, où j'avais été percutée m'élançait énormément. Finalement, je crois que je resterai assise. Sans que je ne bouge d'un poil, l'homme s'approcha. Il semblait louche. Je plissai les yeux. Il portait un complet noir et un nœud papillon. Qui porte des nœuds papillons de nos jours! C'est ultra démodé. Il serait digne d'un de mes super-vilains. Il avait une tignasse rouge qui lui arrivait aux hanches. Encore très bizarre. Ma joue était toujours collée au trottoir. Je tendis la main et attrapai ce que je crus être un bout de bois. Rapidement, je m'assis sur mes genoux et tandis la chose devant moi d'un air menaçant.
-Si vous faites un pas de plus je n'hésiterai pas à me servir de ça! ,menaçai-je l'homme qui portait aussi des verres fumés
Le chauffard fronça les sourcils. Il sourit. Je me rendis compte de mon erreur. Ce que j'avais entre les mains n'était pas une quelconque arme ou un bout de bois comme je l'aurais aimé. C'était une patte. Je tenait le goéland crasseux. Il pencha la tête d'un air interrogatif. Merde.
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Bonjour! Je suis au courant que ceci est la première histoire que je publie et que ce n'était pas ce à quoi vous vous attendiez. J'avais une urge d'idées. Comme c'était l'Halloween, je me suis dit qu'une histoire avec des sorciers serait amusante. Ce n'est que provisoire. J'ai décidé d'écrire cela pour me motiver à continuer d'écrire. Je vais probablement continuer de publier des chapitres mais comme vous pouvez le constater, l'humour est plutôt douteux. C'est un conte à prendre à la légère. :''''')
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Leila et le monde des sorciers
Fanfiction*Fan fiction de Harry Potter* Mon nom est Leila Mallyn. Il ce passe des événements étranges à l'entour de moi, que je commence à peine à comprendre. Il semble que je puisse modifier la matière sans même m'en rendre compte lorsque j'éprouve des émot...
