C'est dans la grâce et l'élégance de ton regard que je dépose mon ivresse, qu'elle me soit enfin utile, qu'elle s'enflamme dans l'aura que porte ton visage, que des hallucinations transportent mon esprit, que je te rêve jusqu'à crever, avant que le décès du jour ne se lise dans le ciel, avant que le sommeiller ne finisse d'ingurgiter tous les vins décorant la table, avant que les saints ne chantent des louanges depuis le siège divin, avant que le mirage ne s'eclipse de mes yeux occultant les ellipses de mes passions qui construisent ce stupre hantant mon silence.
C'est dans la douceur écarlate de ta peau d'ébène que je me consume, que s'allume le désir que je ne sais dire, que je contiens, derrière ma quiétude digne d'un moine tibétain au comble de sa méditation avant que la transe céleste ne l'emballe vers des horizons paradisiaques où la chair est crucifiée et asséchée pour ne laisser que la vadrouille insensible de l'âme au profit d'une autre vie.
C'est dans les formes arrondies de ton corps que mon souffle trouve son rythme, que mes pulsations colonisent le muscle de mon cœur, où se conjuguent dans le mutisme bruyant des plaisirs innocents et des envies salaces dont les mots remplissent une bouche que seule retient la timidité que l'élixir de Bacchus n'a pu absoudre.
C'est dans ta prestance stellaire que je m'éclaire dans ma virilité, je comprends l'étincellante lumière que porte la contemplation de ce charme qui dégouline de ta personne jusqu'à mouiller à la fois mes yeux et mes lèvres où défilent des hologrammes de mes Illusions cosmiques, qui ne restent que mirobolantes.
