Il faisait frais, la nuit répandait son Parfum.
Il faisait écarlate, la Lune éclairait le chemin.
Il faisait venteux, le vent présageait la liberté.
Il faisait silencieux, jusqu'à ce que ce son strident chamboulât tout .
Un être au crin soyeux, lib...
L'orée du bois passé depuis si longtemps, Je galopais. Je m'élançais libre comme l'air dans une forêt aux couleurs sombres et lugubre, emplit d'arbres centenaires instruits de mille contes à vous raconter. Le vent frais dans ma longue crinière aux reflets diamanté, mes naseaux frémissant en humant le doux parfum de cette fraiche nuit d'automne. Des lumières aux loin arrivants à pleine vitesse, et soudain le bruit assourdissant d'un train frappa... Ensuite, plus rien. Le noir, le blanc, le néant, les étoiles, la galaxie, l'eau, le vent... Rien de tout cela, je ne sais rien. Le vide et l'ignorance....
"-Hello hello?"
Je me redresse mais ne vois plus de la même façon. Je ne suis qu'un corps empli d'une galaxie, ressentant les chocs des étoiles entre elles, la disparition de celles-ci dans un trou noir ainsi que leur naissance. Tout me paraît si différent... Comme une impression d'être quelque part, mais à la fois vous ne vous y trouvez pas. Le long de mes membres élancés je ressens de drôles de picotis, des choses qui prennent possession de moi, qui prennent vie en moi et qui naissent sur les ports de mon pelage. Mais... De quelle couleur était mon pelage? Sur ma croupe, des pics transpercent cette peau dont je n'ai aucun souvenir. Comme pour me marquer de mille stalagmites constitués de joyeux précieux.
Un corps inerte, nacré comme la lune se dressait là, devant moi, en moi. Qui était-il ? Que fait ce bel étalon aux allures de pureté étalé sur ces "étranges" barres de fer? Pourquoi son pelage qui semble si doux sécrète un drôle de liquide carmin?
Pourquoi une telle pléthore d'interrogations sans réponse?
"-Peux-tu m'entendre lorsque je crie ton nom?" Qu'est-ce dont ? D'où vient ce murmure... il me paraît tellement inaudible, un simple murmure dit d'un souffle au bord de mes oreilles de velours.
"-As-tu besoin de moi avant que je ne disparaisse ?"
"-C'est l'endroit que j'appelle "maison" où je cherche quelque chose dont je n'ai pas la question...Pour trouver ce que je suis devenu, ce que j'étais, ce que je serais "
Je marche le long de sentiers inconnus où les feuilles des arbres se posent sur le sol après un bal des plus élégants dans les airs. L'air de ce monde contenant de l'oxygène qui ne semble pas voyager à travers mon corps, engendré par l'extraordinaire mécanisme de mes poumons. Je déambulais le long de ces chemins de terre en ne ressentant plus aucune vie en moi, une vie qui fut autrefois mienne et non celle de ces élément "étranges" qui poussent à travers mon anatomie... Une vie qui me semble bien différente.
-Nous vivons, nous aimons nous mentons.
"-Hello, hello"
"-Ravis de te rencontrer, de t'entendre pour la première fois, voix à l'intérieur de mon être."
C'était donc toi....
"-Bonjour bonjour."
"-Je me souviens de toi, comment pourrais-je t'oublier ?"
Oui, comment le pourrais-je. Nous qui sommes si ressemblants, si inséparables, notre propre reflet dans le miroir... Presque comme si nous étions les mêmes. Ou alors le sommes-nous ?
"-C'est l'endroit que j'appelais "maison" où je cherchais quelque chose dont maintenant j'ai la réponse. Pour trouver ce que je suis devenu."
J'ai marché le long de chemins inconnus, rencontrant de nombreuses lumières aux allures d'ombres de la forêt... parmi celles-ci il y avait aussi de petits animaux gambadant et sautillant d'endroit à autres. Ils ne semblaient pas me fuirent, ils étaient comme captivés et soulagé de me voir dans ces contrées. Le long de ces tracés de terre j'ai également vu ce que j'étais. Mon reflet dans cette eau limpide éclairé par les rayons de pleine lune. J'y ai vu un cheval... Mais est-ce vraiment un cheval que je fus à ce moment-là? J'eus un recul dû à l'atrocité que je venais de voir, mes sabots écrasant quelques brindilles qui se trouvaient sur leurs chemins. Ma tete... Ce n'était qu'un crâne décharnu aux teintes laiteuses, avec deux flammes hétérochromes se mouvant dans ce qui devait être des orbites. L'un était bleu cyan comme l'océan sous les éclats du soleil, et l'autre était rouge comme les flammes de la déesse Hestia. Je parraisait si effrayant, me rappelant quelque chose nommé la mort... Pourtant je ne suis pas bien méchant, ni même terrifiant. Je ne donne qu'amour et tendresse aux personnes en ayant le besoin. À ces êtres qui on besoin d'une encolure à qui s'accrocher pour y déverser ses larmes en échange d'un peu de réconfort... Auront-ils peur maintenant ? C'est plutôt moi qui ai peur en ce moment... Serait-ce ces êtres que l'on nomme humain, qui détruisent et envahissent tout lieux de cette terre, qui m'aurait fait ceci ? Ces hommes à qui j'ai été si fidèle...
Observant plus attentivement mon reflet dans cette eau paisible, je me rendis compte des nombreuses plantes et champignons qui semblaient briser ma chaire pour rencontrer le monde extérieur. En paraissant si monstrueux, je dégageais pourtant tant de vies ...
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"-Nous vivons, nous aimons, nous mentons."
Au fond de cette obscurité qui me paru un instant sans fin, je n'ai plus besoin de lumière, car il y a un fantôme en moi qui illumine cette forêt d'où je viens de renaitre. Cette forêt que je me dois de protéger de ceux qui m'ont ôté la vie
Tout appartient de l'autre côté maintenant. Je ne suis plus, je ne suis que le Spectre errant dans cette forêt où tout commença par la mélodie meurtrière d'un train filant à toute vitesse, comme une commette perdue dans l'espace.
"-Patronum Sylva"
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