Je suis couchée, je pense à lui.
Il fait sombre, mais pourtant, je le vois.
Je vois la lumière, je vois l'espoir, je vois la richesse des sentiments dans ses yeux noirs.
Je vois la tristesse, et l'amertume, je revois son aurevoir, comme on voit un adieu.
Dehors, le monde est silencieux, mais je l'entends.
Je l'entends chanter sa chanson préférée.
Je l'entends rire sous les gouttes de pluie
Je l'entends respirer, au fond d'un lit,
Je l'entends pleurer, je l'entends souffrir
Je ressens ce que j'ai ressenti au premier moment, bien que je ne puisse plus rien toucher . Je n'ai plus de corps, plus de vie. Je vole et me perds dans les rues, le jour, la nuit... Je ne les différencie plus.
Au volant de sa voiture, il avait bu. Mais je l'aimais et je l'ai suivi.
La mort aussi.
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Night
PoetryPoème du soir, je conseille de le lire à voix basse, pour ressentir la poid de chaque mot
