chapitre 1

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Providence était un centre des affaires, avec une agglomération de peuples et de cultures qui lui donnait fière allure parmi les différentes villes de la Côte d'Eburny. Tout le monde pouvait s'y plaire à Providence. Il suffisait de savoir d'où tu venais et où tu allais. « Tiens-toi à ta place et te mêles pas des affaires des autres » surtout de Philom Essy, Gouverneur du district de Providence. Philom avait des accointances dans presque tous les services administratifs de Providence. Il passait tout au peigne fin et presque rien ne passait hors de son contrôle. Le seul endroit qui passait inaperçu était le secteur informel. Tous lui devaient allégeance. Philom Essy était pour certains le « bienfaiteur » et pour une autre catégorie un homme ordinaire comme les autres.
Maximilien était à sa deuxième année à Providence Private High Institut(PPHI), l'Institut d'Enseignement Supérieur de la ville. Il commençait à assimiler les règles de la vile et à dire vrai bon nombre ne gagnait pas son assentiment. De toutes, celle qu'il affectionnait le plus était : « Tiens-toi à ta place et te mêles pas des affaires des autres » mais qui pouvait bien être les autres ? se demandaitil parfois. Même s'il n'avait pas la réponse à cette interrogation, ce qu'il avait observé depuis son arrivée à Providence pouvait lui indiquer l'identité des « autres » : Philom Essy. Lui seul pouvait-on dire faisait les « autres » car Philom Essy avait la mainmise sur toutes les affaires de Providence et rien ne pouvait se faire sans son patronage. Philom Essy se vantait d'avoir bâti Providence. « Je suis Providence et je fais Providence » clamait-il à qui voulait l'entendre. Personne n'osait le défier. Maximilien avait énormément entendu parler de lui mais jamais ne l'avait vu. Les rares fois où l'occasion lui était donné de le voir était lorsqu'il circulait à bord de sa grosse cylindrée, mais là encore les vitres étaient tintées. « Mêle toi de ce qui te regarde Max, tu sais d'où tu viens et ce que t'es venu chercher. Prends ce qui est à toi et adieu Providence » se répétait-il chaque fois que lui venait l'envie de résoudre l'énigme du gouverneur Philom Essy.

Maximilien avait été affecté par l'Etat à l'Institut d'Enseignement Supérieur
PPHI. Il préparait un cycle ingénieur en Gestion Commerciale et c'était l'une des meilleures écoles de la Côte d'Eburny. Il avait deux amis Ackim et Adelain qui eux avaient passé un bon moment à Providence. Ils pouvaient donc lui parler des interdits de la ville et lui faire apprécier les endroits chics de la ville. Aux nombres des endroits que lui avaient fait visiter Ackim et Adelain, le jardin botanique était celui qu'il affectionnait. Le jardin botanique Eden de Providence était une merveille, le cadre était enchanteur, reposant, une véritable source d'inspiration et d'évasion. Eden était bien gardé. Quoique endroit public, des agents de l'hygiène publique veillaient au grain pour que la moindre feuille de papier ou mouchoir ne soit laissé ne serait-ce que par inadvertance. Après l'Eden, il y avait aussi les plages : Ile aux coraux, Coconut Beach et la Baie du loisir. L'ile aux coraux et la Baie du loisir étaient des plages privées. Véritable lieux d'attractions, elles faisaient de Providence une ville touristique.
Maximilien se laissait séduit par le paysage de Providence, la verdure et la propreté de la ville lui donnait fière allure. Mais on ne pouvait pas en dire autant des Seigneurs de la ville. Car s'ils avaient réussi à préserver Providence des effets de leurs magouilles. Les villes environnantes elles, payaient le prix fort. Drogue, proxénétisme, blanchiment d'argent et corruption empestaient dans Providence mais qui pouvait dire mot ? Le commissaire du District Gauze Belami, le procureur Alexandre Anguy étaient tous associés dans ces différentes affaires. De fait tous dossiers ouverts sur ces affaires étaient nuls et non avenus ou tout simplement des dossiers classés. La Pègres des As était la boîte de nuit réservée aux élus. Seuls les gens de la haute étaient admis dans l'enceinte de la boîte. Jamais la Police ne patrouillait dans les environs. Maximilien connaissait bien cet interdit. D'ailleurs lui et ses amis l'avait baptisé Z.I « zone interdite ». La journée tout le monde pouvait s'hasarder à passer devant la Pègre des As mais quand venait la nuit même le taximètre le plus cupide n'osait aller dans cette direction. La zone interdite passait sous haute surveillance. Maximilien apprenait très vite et plus il passait du temps à Providence, plus il comprenait de mieux en mieux qu'il ne fallait pas fouiner le nez partout.
Providence pouvait être divisée en cinq grandes zones reparties selon les
conditions sociales des habitants. Au Nord se trouvait El Dorado, le quartier des gens nantis. A l'Est la Cité administrative ; là se trouvait tout ce qui était administration et services publics. Au Centre le quartier Commerce qui était aussi dénommé le centre des affaires. A l'Ouest Nirvana, là se trouvait le jardin botanique Eden et la plage Baie du loisir. Ici la population était composite riches et presque riches, étudiants et touristes. Tout le monde pouvait habiter au Nirvana excepté ceux que Philom Essy avaient noté « sous conditions ». Les sous conditions étaient ceux qui avaient bénéficié des largesses et de la
clémence de Philom Essy. A dire vrai, ils n'avaient pas été bannis de la ville parce qu'ils étaient incontournables. La ville avait besoin de leur service ou du moins Philom Essy n'avait pas trouvé d'hommes de main pour les remplacer. Aux nombre de ceux-là se trouvait Jean de Dieu l'oncle de Maximilien. Jean de Dieu avait recueilli Maximilien et sa mère après le décès d'Assouah Philémon le père de Maximilien. C'était l'une des seules personnes qui tenaient tête à Philom Essy. Nul ne savait trop pourquoi Jean de Dieu et Philom se faisaient la guerre mais une chose était certaine, la pègre de Philom s'arrêtait aux portes de Liberté, le quartier situé au Sud de Providence. C'était la cité des gens modestes. Leur devise était : « pauvre mais dignes ». Même s'ils n'habitaient pas les grandes demeures d'El Dorado, ils gardaient leur Cité propre. Ils avaient appris le contentement et savaient juste vivre selon ce que leurs moyens leur permettaient de s'offrir. La majeure partie des habitants de Liberté travaillait dans l'informel. Quelques-uns mangeaient à la table de Philom mais le quartier gardait sa tranquillité. Maximilien lui habitait au Nirvana. Les étudiants affectés au PPHI disposaient d'une chambre en Cité. De fait il n'y avait que les weekends qu'il descendait voir Annabelle  mère et Jean de Dieu. L'année académique n'avait pas encore commencé mais Max lui gardait ses mêmes habitudes. Il travaillait sur un projet qui lui prenait tout le temps. Sa mère n'arrêtait pas de lui dire : « Travail mais soit pas esclave de ton travail » mais Maximilien avait été séduit par la beauté et la tranquillité de Providence qu'il rêvait d'être une étoile de Providence. Il espérait réaliser une affaire qui allait faire parler de lui aussi à Providence. Ce n'était pas oser de sa part car Providence était une ville qui attendait faire parler d'elle au-delà des frontières de la Côte d'Eburny. De fait tout projet qui n'entravait pas celui de Philom mais qui contribuerait à bâtir Provvidence était bien accueilli. Et Max semblait bien partir...

PROVIDENCEWhere stories live. Discover now