Partie 1

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Cet OS est une participation au concours de Onireas, mais étant donné que je pars en voyage et que je n'ai pas le temps de le relire, (si il n'y a pas de partie 2, alors il n'est même pas terminé !) Alors je m'excuse pour toutes les fautes et étrangetés que mon cerveau aura pondu. Mon cerveau étant un dinosaure, et non une poule.

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Mes mains, mains.
C'est la seule chose que je peux voir.
Devant moi, Aïzawa senseï parle surement de nos devoirs à faire pendant les vacances d'été, mais je suis incapable d'entendre ce qu'il dit. Mes mains sont posés sur le bureau, mes doigts tremblent. Qu'est qui m'arrive? Je ne comprends pas, qu'est qui se passe? Ma vision devient floue, et enfin, j'arrive à rassembler suffisamment mes esprits pour comprendre. Je suis épuisé. Je suis épuisé depuis des semaines, et là, mon corps est entrain de me lâcher. Tout comme mon esprit d'ailleurs.
Ma vision s'éclaircit et j'entends vaguement Senseï nous souhaiter de bonnes vacances, au loin un bruit désagréable me détourne du flot de paroles incompréhensible qui semble provenir de la place de Mina. Le bruit de chaises que l'on tire me fait réaliser que c'est la fin des cours. Je tente d'ordonner à mon corps de se lever, mais mes jambes ne répondent, je fixe mon regard sur mon pantalon, et je m'aperçois que, tout comme mes mains, mes jambes tremblent.
J'ai envi de pleurer.
Je suis écrasé par la fatigue, je n'arrive plus à progresser depuis des semaines, et voilà que je me retrouve coincé sur ma chaise, incapable de bouger.

"Naoki! Hého! Qu'est-ce que tu fous là, tu vas te mettre à chialer comme un gamin?"
Inferno. Non. Je ne veux pas t'entendre.
"T'es même pas capable de mettre ton casque, tu es pathétique, tu es faible. Tu as besoin de moi, et tu le sais très bien."
Arrêtes.
"Tu as toujours été incapable de te défendre, incapable de te battre. Tu es une victime."
Arrêtes.
"Laisses moi t'aider, je veux juste t'aider! Tu es mon frère, tu t'en rappelle? Mon frère! On est sensé se protéger et s'aimer l'un l'autre, tu t'en rappelles ?"
Arrêtes. Arrêtes.
"Naoki..."
« -Arrêtes!
-Nemo, qu'est qu'il y a? J'aimerais bien fermer la salle, tu peux te dépêcher?»
Je me tourne lentement vers Aïzawa senseï, je le regarde en essayant de comprendre ce qu'il vient de me dire. Mes yeux se plantent dans les obsidiennes de mon professeur, et mes jambes me lâchent. Je m'effondre comme une poupée de chiffon.
Pourquoi je m'effondre d'aussi haut? Ah. Je me suis levée en hurlant à Inferno d'arrêter. Je sens une main s'enrouler autour de mon crâne. Des doigts fins tapotent gentiment ma joue, et j'entends une voix douce me chuchoter a l'oreille. La voix semble étouffée, mais je perçoit clairement la note d'angoisse qui me rappelle directement à ma mère. Il ne faut pas qu'elle s'inquiète, il faut que je rentre avant elle et ma petite sœur. Je fais un effort surhumain pour me concentrer sur la voix et revenir à la réalité en ignorant les hurlements rageur qui envahissent mon crâne.
« - Naoki? Ça va? Réponds-moi ! Nemo? Aller!
- Monsieur?
- C'est ça, tu peux te redresser?
- Je crois que ça va aller...
- Bien, je vais te conduire a l'infirmerie, tu es sûr que ça va aller?
- Oui, non! Pardon... Je veux dire, excusez moi, je... Enfin, je...
- Ça va, c'est bon, respires, tout va bien d'accord, regardes moi.»
Mes yeux perdus dans les vagues se fixent sur le visage fin de l'homme qui me tient fermement pas les épaules pour que je ne m'effondre pas de nouveau. Je regarde la courbe de son menton, et enfin je semble reprendre complètement pied avec la réalité. Je me rend compte que Inferno a arrêté de parler. Puis je croise le regard rouge de mon professeur, j'observe le halo que forme ses cheveux autour de mon visage et je comprends.
« - Ça va aller Naoki?
- Je crois...
- Tu peux te lever? On va aller à l'infirmerie, je ne peux pas te laisser seul si tu risques de perdre le contrôle d'Inferno.
- Non! Non, ça va, je vais rentrer chez moi, ne vous inquiétez pas, ça va aller, il faut juste que je rentre chez moi.
- Naoki, tes cernes sont plus larges que les miennes, et tu sembles épuisé, je ne peux pas te laisser rentrer chez toi seul.
- Je sais, mais il faut que je rentre chez moi, je suis juste fatigué, mais c'est les vacances non? Je vais me reposer je vous le promets !
- Je voudrais vraiment pouvoir te laisser partir Nemo, mais je suis professeur, je ne peux pas te laisser partir.
- Vous ne comprenez pas! Si je ne rentre pas avant ma mère et ma sœur elles vont être mortes d'inquiétude!
- Aller, lèves toi Nemo, on va à l'infirmerie.»
Aïzawa senseï se redresse et me lançe un regard inflexible. Les bras croisés sur son torse, il me toise pendant que je force mes bras à s'agripper à la table, je me lève lentement, mes jambes tremblent légèrement. Lorsque je suis enfin debout, je lance un regard de défi à mon senseï, je suis peut-être épuisé mais je ne vais pas me laisser abattre. Sans lâcher la table, je me retourne pour ranger ma trousse et mon classeur dans mon sac. Je me retourne à nouveau vers mon professeur avant de jeter mon sac sur mes épaules. Je lâche la table et commence à avancer vers la porte en tentant de ne pas paniquer devant la longueur du chemin qui m'attend. Je passe le seuil de la porte, mais il semblerait que mon corps soit vraiment à bout lorsque je sens à nouveau mes genoux plier sous mon poids. Mais cette fois-ci je n'ai pas le temps de toucher le sol que déjà deux bras puissants ont entourés mon torse. J'entends mon professeur murmurer quelque chose que je n'arrive pas à entendre, il soulève mon corps fin sans le moindre effort.
« - Tu ne veux vraiment pas aller à l'infirmerie, hein? Une vrai tête de mule. Bon je vais te raccompagner, je crois me souvenir du chemin pour aller jusqu'à chez toi.
-Je suis vraiment désolé.
- Tu fais bien de t'excuser, s'entraîner jusqu'à épuisement te rend indigne d'être un héros, il faut que tu saches où sont tes limites. Tu as pensé à la possibilitée d'une nouvelle attaque? Tu serais incapable de protéger et de sauver les autres, pire tu deviendrais un poids, incapable de te protéger toi-même! »
Et je suis tout aussi incapable de répondre à son accusation, je baisse honteusement la tête pour regarder mes chaussures. Mon professeur change sa prise sur mon corps pour passer un bras en dessous de mais aisselles, il attrape ma main pour passer mon bras autour de ses épaules. Étant donné que je suis incapable de porter mon propre poids, il pourrait très bien choisir de m'emmener à l'infirmerie, la peur s'infiltre dans mon cerveau, et je sens une larme glisser le long de ma joue, je baisse la tête pour la cacher, et réussi à mettre en place un persona. En sortant de la salle, il prend la direction du parking réservé aux voitures des professeurs, je tente de faire au moins semblant de marcher, et par miracle nous ne croisons personne dans les couloirs.
"Tu es vraiment un minable, même pas capable de porter ton propre poids, et comment ose t-il te trainer ainsi? Laisses moi t'aider au lieu d'accepter l'assistance d'un mec comme lui, tu ne le connais même pas!"
Je ne veux plus t'entendre, je ne te laisserai pas reprendre le contrôle.
"Tu en serais bien incapable, tu es pathétique, je prend le contrôle quand je veux, regardes..."
« -Non, il veut prendre le contrôle, il... Je veux pas... Je suis désolé...»
Mais je sens en moi un vide se creuser, en même temps que ma persona s'évapore, dévoilant les larmes que je n'ai pas su arrêter durant tout le trajet. Perdu dans mes pensés, je n'ai pas remarqué que nous étions arrivé devant une vieille voiture d'un noir mat. Senseï se tient devant moi, ses mains sont serrés autour de ma poitrine, je l'ai toujours trouvé beau... Mais qu'est-ce que je dis? Je dois vraiment dormir, très très longtemps. Une de ses mains lâche prudemment mon torse pour se poser sur ma joue, il essuie les larmes de ma joue droite, puis celle de ma joue gauche sans un mot, sans un sourire. J'ai envi de l'embrasser, je sais que c'est mal, et une voix lointaine me cite toutes les raisons que m'empêcheraient de l'embrasser, mais mon esprit fatigué ne semble pas assez lucide pour les analyser. Je me rends compte en rapprochant mon visage du sien, que je suis trop petit, et je n'ai réellement pas la force de me hisser sur la pointe de mes pieds, alors je me contente de glisser mon visage entre les longues bandes blanches et la peau douce de son cou. Il ne me repousse pas, et je sens des cheveux recouvrir mon visage. Inferno ne tente pas de parler, ni d'attaquer Aïzawa seinseï, et je me rends compte que pour la première fois depuis bien longtemps, je me sens en sécurité.
Je ne comprends pas grand chose lorsqu'un bras vient s'enrouler autour de mes genoux, mais je ne me pose pas beaucoup de questions, étant donné que mon visage est toujours pelotonné contre le cou de Aïzawa. Je ne prête plus attention à ce qu'il se passe jusqu'à ce que le corps chaud qui me donnait un puissant sentiment de sécurité s'éloigne lentement, avec des gestes doux. Je gémis, mais je n'avais pas assez de force pour tenter de le retenir.
Roulé en boule sur le siège, je sentis le poid d'une couverture se déposer sur mes épaules avant de sombrer dans un lourd sommeil.

***

Une main me secoue l'épaule alors que les brumes de mon sommeil ne se sont pas encore dissipés, je n'ai aucune envie de me réveiller, alors j'ignore la main pour me rendormir totalement. Mais il est compliqué d'ignorer la sensation de chute qui me prend aux tripes alors que je glisse de mon lit et tombe vers le sol.
Je hurle des mots incompréhensible alors que mes fesses entrent en collision avec le plancher.
Où suis-je?
Je me rappelle vaguement du parking, et... Est-ce que je me suis vraiment endormi dans la voiture de Aïzawa senseï? Est-ce que ce sont ses bras que j'ai senti me porter en montant les escaliers? Oh mon dieu. C'est génant. Ça doit être génant.
Devant moi Miki scrute mon visage:
« - Je pensais pas qu'on pouvait avoir d'aussi grandes cernes, et qu'on pouvait dormir autant! Quand on est rentré avec maman tu dormais déjà, et impossible de te réveiller.
- Ah, désolé j'ai raté le dîner, en plus c'était mon tour de le préparer.
- Et le petit-déjeuner et le déjeuner. Et on part dans 30 minutes pour prendre l'avion. Elle est où ta valise? J'ai vraiment beaucoup trop hâte ! Ça va être génial de revoir tout le monde ! Faut que tu te dépêches!
- Ma valise? Excellente question... Bon, tu peux descendre pour dire à maman que je suis réveillé?
- Mais...»
Je pousse ma petite sœur hors de ma chambre en lui disant de ne pas s'inquiéter, même si elle devrait sérieusement penser à changer de grand frère.
Ma valise, je devrais l'avoir préparée le weekend dernier, étant donné que je suis à l'internat, mais je ne l'ai pas vraiment fait. Voir pas du tout. En même temps je n'arrêtait pas de m'endormir sur mes cahiers de cours. Donc, il va falloir que je prépare ma valise en moins de 20 minutes. Facile. Il suffit juste d'y jeter la moitié de mon placard, de prendre mes cahiers de cours, mon ordinateur ainsi que quelques livres, et ça devrait aller.
Le seul problème réside maintenant dans la fermeture de la dite valise. Et me voilà parti pour perdre 5 minutes à trier proprement mes vêtements pour prendre uniquement ce qui est nécessaire. J'allais finalement passer la porte, avant de me rendre compte que j'ai oublié de prendre des paires de chaussettes et mes tongs.
Ma main droite traînant ma valise, l'autre serrant la bretelle de mon sac à dos, qui pèse beaucoup trop lourd, je suis fin prêt. Je rentre dans la cuisine, j'observe ma mère empiler les valises dans le petit ascenseur en marmonnant:
«

- Maman?
- Naoki! Qu'est-ce que tu fais immobile? Aides-moi à porter ces saletés de sacs!
- J'arrive, j'ai le temps de manger un peu?
- Désolée jeune homme, tu as trop dormi, pourquoi portes tu encore ton pantalon d'uniforme? Vas te changer, on part pour un long voyage !
- Oh, je n'avais pas vu désolé...»
Je retourne dans ma chambre pour dénicher un pantalon et un t-shirt potable dans le tas de vêtements. Je finis par extraire un vielle paire de jeans et un t-shirt à l'effigie d'All Might. En retournant dans l'entrée, où Miki m'attend en jouant sur son téléphone :
« - Tu fermes à clef Nono?
- Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler comme ça ! Tu peux prendre mon sac ?
- Nan t'es assez grand pour le porter tout seul, dépêches toi où on va rater l'avion!»
Elle se retourne et descend en courant l'escalier, je soupire, je fais un tour de l'appartement pour vérifier que nous n'avons rien oublié, sans oublier de fermer tous les stores, et je glisse les clefs dans la serrure.

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Voilà, fin de la première partie, ça ne fait que commencer, bon évidemment il va falloir que j'abrège ou je n'aurais jamais terminé a temps !

OS naokiDonde viven las historias. Descúbrelo ahora