Chapitre 1

101 4 12
                                        

Cela devait faire des heures qu'il se trouvait là, le yeux rivés sur sa cane à pêche. La nuit commençait déjà à pointer le bout de son nez, mais il ne parvenait pas à se résigner; il devait absolument ramener une belle prise à sa soeur qui n'était plus sortie depuis des mois.

« Aller petits poissons! Sortez de votre cachette et venez mordre mon bel hameçon! »

Mais les poissons eux n'étaient pas d'humeur et continuèrent à ignorer l'appât du jeune homme dont la patience s'effritait à mesure que les secondes passaient.

Il attendit encore quelques instants supplémentaires, en se tortillant dans tout les sens tel un enfant impatient, puis fini pas se relever en soupirant et retira sa cane de l'eau.

« Visiblement, ce n'est pas aujourd'hui que je vais pouvoir faire sourire A-Xia et impressionner les gens de la maisonnée. »

Rangeant ses affaires, il délaissa le quai et le lac Zi liánhuā*qui, de plus en plus, disparaissait dans un épais brouillard et pris le chemin de sa demeure.

À cette heure tardive, les rues bien qu'extrêmement animés durant la journée, commençaient tranquillement à ce vider; dans quelques heures, seuls les nombreuses tavernes seraient éclairées, remplies de voyageurs et de villageois fatigués de leur journées de travail et désireux de prendre du bon temps autour d'un bon repas. Les commerçant commençaient à ranger leurs stands en baillant et les bougies des maisons s'éteignaient. La nuit s'annonçait humide et le ciel couvert de nuages de couleur sombre, empêchait les rayons lunaires de venir éclairer faiblement la ville somnolente. Sans les flammes des lampadaires, il aurait été difficile pour le jeune homme de se repérer dans cette grande ville labyrinthe.

« J'ai passé plus de temps que je ne l'avais d'abord pensé sur ce quai...je vais surement me faire réprimander par père et mère S'ils l'apprennent.»
Mais sans  vraiment s'en inquiéter, il pressa le pas.

« J'irai voir Xia dès que je rentrerais, je suis sûr qu'elle sera heureuse de me voir. Malgré que je n'ai rien à lui offrir et que l'heure sois tardive, je ne crois pas qu'elle m'en voudra....J'espère seulement qu'elle ne dormira pas, car il serait ennuyeux de la réveiller, déjà que le sommeil lui manque par les temps qui court, la privé de quelques heures supplémentaire pour le caprice de son grand frère serait vraiment de mauvais goût...»

Arrivant bien assez vite aux limites de la ville, il eu rapidement en vue la silhouette imposante de la grande et riche demeure qui l'abritait, lui et sa famille.

Comme à son habitude, la résidence était paisible, plongé dans un grand silence. Seul les quelques domestiques encore debout, s'activaient à l'extérieur la mine somnolente, certains s'était même endormit, mais Comme il n'était pas du genre à réprimander ses serviteurs pour le simple plaisir de se sentir supérieur et qu'il ne désirait pas que sa présence sois signalé  à ses parents, il ne releva pas cet écart de conduite et continua son chemin comme si de rien n'était.

Lorsqu'ils le virent entrer, ils le saluèrent respectueusement, puis reprirent leur travail, réveillant ceux qui s'était endormit, désireux de rejoindre au plus vite leurs lits en n'ayant pas à être puni par leur maitre.

Reprenant un pas plus calme, il déposa son matériel de pêche à l'endroit où il l'avait pris plusieurs heures plutôt, se faufila jusqu'à la porte des appartements privées de sa soeur et frappa doucement.

La forteresse des saules pleureursGeschichten, die süchtig machen. Entdecke jetzt