Dans la ville de Québec se trouve un quartier bien ordinaire. Situé plus précisément dans Cap-Rouge, ce quartier n'a rien de différent comparé aux autres, au premier coup d'œil en tout cas. Par contre, si une personne attentive regarde plus en profondeur cette rue, elle y remarquera un léger détail qui fait toute la différence. Une caractéristique qui change la vie même des hommes et femmes demeurant dans les maisons de ce quartier...
Ce chemin comporte sept maisons identiques, disons que les constructeurs n'ont pas été originaux. Ce sont des bâtisses de taille moyenne, peinturées avec des couleurs neutres telles que blancs, bruns et autres couleurs monotones. Étrangement, le meilleur dans ce quartier, ce n'est pas les belles maisons normales ou le prix bas, non, c'est l'isolement. Les propriétés sont éloignées de la civilisation par une forêt et une petite rivière, empêchant toutes présences indésirables de venir fouiner. Faites attention, détrompez-vous, ils ne sont tout de même pas coupés de la société.
En cette place, deux enfants, Benjamin et Annabelle vont à l'école tous les jours pendant que leur père, Samuel, part travailler dans son garage jusqu'à tard le soir. Leur demeure comporte un grand jardin, entretenu par la mère, Marie, qui reste à domicile veillant sur celui-ci. À leur gauche vivent un frère et une sœur qui étudient à l'université avec ardeur et dévotion. En face, un couple de retraités, Giselle et Gérald semblent s'assurer de l'alimentation du quartier entier en offrant des tartes à la viande et repas avec sourire. En diagonale de la famille nucléaire, Richard vit paisiblement sa vie de milliardaire accompagné de ses domestiques. Aucunement jaloux de la richesse de son voisin, Ugo Williams Hébert prêche les enseignements de sa religion, le christianisme et s'occupe de son fidèle compagnon, Vince le chien. En face de celui-ci, un joyeux couple dans la quarantaine vit paisiblement dans leur nouvelle demeure. Étant plutôt discrets, les voisins n'ont eu que de brèves interactions avec les amoureux. Tout au bout de la rue, à côté du couple de vieux et en face des étudiants, un petit parc contenant quelques modules de jeux et des bancs fait la joie des habitants de la petite rue. La dernière maison de la petite rue appartient à un homme mystérieux et séduisant. Chaque semaine, le quartier entier semble graviter vers sa maison en quête de conseils et d'une oreille. Après tout, il est un psychologue, c'est son travail d'écouter les âmes de ce quartier si heureux.
Parce que oui, ils sont heureux. Si heureux que le soleil semble briller que sur eux. Un filtre de couleur vive voile les fleurs, les arbres et les maisons. Leurs visages sont peints de sourires éclatants et leurs cordes vocales déversent de douces paroles.
Comme on dit, « Dans la rue Mont-Mont, tout le monde est heureux ».
JE LEEST
Ataraxie
HorrorSi il y a une chose dont les habitants de la rue Mont-Mont sont certains, c'est qu'ils sont heureux.
