Avançant dans la pénombre sous les rafales de pluie, le jeune homme courait désespérément pour atteindre la gare, son seul ticket de retour. Les gouttes se firent de plus en plus présentes et s'entremêlèrent avec la cadence accélérée de l'individu costumé. Mais rien ne pouvait arrêter sa course effrénée tant que son objectif n'était pas atteint, déterminé qu'il était à ne pas louper ce fichu train. Il aperçut au loin les attirantes lumières appartenant aux voies du quai, il augmenta une dernière fois une de ses fameuses foulées, avant qu'un voile noir n'apparaisse devant ses yeux.
L'humidité que dégageait l'air avait étrangement disparu, il était maintenant dans un lieu inconnu où seule la sensation d'un vide profond dominait l'espace. Intrigué, l'adulte commença à observer minutieusement tout ce qui l'entourait. L'endroit en question était sombre et angoissant, sans aucune caractéristique spécifique. Il vit avec stupeur et incompréhension que son corps flottait, comme transporté par un souffle.
- Pour un humain tu tiens bien le choc.
Les murs eurent un tremblement face à cette mystérieuse voix, attirant la curiosité de la pauvre victime enfermée qui ne perdit tout de même pas son sang-froid et inspecta de ses scintillants yeux noisette les parages. Mais le jeune homme se fit vite arrêter par un courant d'air frôlant son visage qui lui glaça la colonne vertébrale, il resta figé comme découvert d'une onde de force.
La brise, quant à elle, se mut autour de sa proie, dans une danse se voulant séduisante et charnelle. Nul besoin d'une quelconque connaissance pour comprendre que cette chose était dangereuse. L'être formé de chair resta sur ses gardes, à l'attente d'une future attaque, mais la voix de cette diabolique aura reprit cours à la discussion.
- Tu n'as pas de soucis à te faire, après tout tu ne fais déjà plus partie du monde des Hommes.
Une fois que ses paroles cessèrent d'être prononcées, les particules qui entouraient l'homme se rassemblèrent les unes aux autres, dévoilant une forme bien précise. La silhouette, féline et féminine, s'approchait avec grâce du pauvre homme, jusqu'à ce que, à nouveau, tout redevienne noir, laissant cette fois-ci place aux rayons du jour accompagnés de la gêne que lui infligeait la perfusion accrochée à son bras étendu sur le lit d'hôpital.
YOU ARE READING
Sans Nom
ParanormalUn jeune adulte de la vie active va se retrouver face à un obstacle dépassent l'imaginaire. Une seule issue s'offrira à lui, fuir cette folie.
