1.Seule

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C'est dur à accepter mais il est parti. J'aurai jamais pu y croire. Seule dans ma chambre, j'ai le coeur trop agité, la journée qui vient de se terminer défile devant mes yeux. Ses pauvres yeux marrons qui n'arrête plus de pleurer. Dans un soupir, j'entends les gentils mots de mon frère de coeur «  à bientôt. ».
J'aime bien lorsqu'on me chuchote à l'oreille des mots remplis d'espoir.
Cependant, je déteste le mot « bientôt », qu'est ce que cela signifie ? Une durée indéterminée, sur laquelle nous devons nous baser ? Afin d'espérer ? Cela est si stupide. C'est difficile de croire à ce mot. On s'y accroche pourtant.
Se sentir abandonner , en pleine souffrance , sans savoir à quoi s'accrocher. J'ai parcouru quelques roman , de belles histoires, des ruptures de tout genre mais à la fin toujours de belles retrouvailles. Est ce possible d'avoir ça dans la vraie vie ? La réponse est non. Personne ne revient quand il t'abandonne. C'est trop beau pour être vrai. La phrase qui dit que si deux personnes sont fait pour être réunis, ils se retrouveront tôt ou tard.
Cette phrase est fausse. Pourquoi autant d'espoir ? Celui qui espère ne perdrait-il pas son temps ?
Inutile de philosopher sur la question. N'espère pas quoi que ce soit. La vie est bien trop compliquée pour cela.

Allongée sur mon lit, j'ai une grosse boule dans le ventre , elle ne cesse de grossir. La cause est bête mais simple. La solitude m'envahit, et pas que psychologiquement mais physiquement. Je n'ai pas trouver d'équilibre. La vie d'une adolescente est si dure ? Je ne pense pas. Mais les sentiments peut-être...
J'ai mal au ventre à force de souffrir. La musique au coin de ma tête commence à diminuer. Et j'ai les yeux qui pique au plus profond de mon cerveau. Mon anatomie me parle, on discute sauvagement. J'aimerai appeler quelqu'un , parler de cet état qui finalement nous touche tous forcément, au moins une fois dans nos sales vies. Mais je ne le ferai pas. Tout simplement parce que ce n'est pas des choses qui se disent. Enfin, j'éteins la lumière de ma chambre, et m'enfonce dans mon lit, en veillant bien à ce que mes pieds soient couvert. Ma tête est posée sur mon tendre oreillers. Mes larmes chaudes et délicates accompagnent ma respiration de manière agité.
Parfois, je pense à la mort. Qu'est ce que ça fait de mourir ? C'est un sentiment de repos, de soulagement pour la personne qui meurt. Mais le reste ? Mes proches s'en rendraient-ils compte ? Peut être qu'il le verrai pas tout de suite ?
J'aimerai assisté à mon propre enterrement des fois...pour voir si les gens souffrent autant que moi j'ai souffert.

La porte de ma chambre s'ouvre. J'entends des légers pas. Je ferme mes yeux, et essaie de couvrir ma tête afin de ne laisser mes larmes à l'abri.
J'ai toujours peur que les gens me vois pleurer. Et le demande ce qui m'arrive. C'est trop intime pour le dire.
J'entends ma mère qui chuchote mon prénom.
- Nora ?
Je simule un léger ronflement. Après ça, je l'entends sortir de la pièce. Une soulagement m'envahit. Personne ne saura que pendant la nuit, je vide mes larmes sur mon oreillers.

Le lendemain matin, malgré les cernes qui accompagnent mon visage gonflé. J'ai envie d'aller mieux, j'enfile un jean simple blanc cassé, et mon teeshirt noir qui dit « THE LIFE, A DARKNESS ». Ce message décrit mon état d'esprit, mais je n'y crois pas vraiment. La vie ne peut pas être définit par un mot aussi court et aussi fort. Je suis persuadée qu'il existe une chose au monde qui contredirai cette phrase. Mais ce teeshirt est plutôt classe. Les chaussures sont assez usés. Ça fait presque 5 mois que je les ait, mais cette paire me parait plus vieille.
Si j'avais su qu'à ce moment là ma voiture aller m'abandonner, j'aurai peut-être pensé à prendre l'initiative de me lever plus tôt pour prendre le bus. Je déteste le concept du bus, toutes ces personnes qui n'ont aucun point commun hors mis le fait de leur destination, se rassemblant, en faisant confiance à une personne qui conduit pendant tout le trajet. C'est horrible. Un ensemble de microbe et de transpiration réunis.
Je décide de marcher, avec ma musique à fond dans mes oreilles, je me sens libre.
J'entends un petit bruit de fond, quand je me retourner j'aperçois une moto, noire, assez propre. Je baisse la tête et je vois mon beau pantalon plein de boue. La charmante personne sur cette moto, m'a éclaboussé, salit. J'adore cette journée. Elle s'annonce cocasse.
Quelques mètres plus tard, cette moto s'arrête au même niveau que moi. C'est un mec. Pas de mon lycée, évidemment ce con est plus âgé. J'essaie de décrypté si il est bien réel. Il a un moment de tête digne d'un film américain. Ça me fait sourire. Sauf que je repense mon énorme tache de bout qui a commencer à s'éclaircir pendant le trajet.
Je m'avance et le tape sur l'épaule, il se retourne. C'est fou mes ses yeux sont intensément vert, et ils sont bridés, bercés par ces longs cils. C'est drôle mais je me sens rougir. Son sourire s'efface lorsqu'il baisse les yeux sur mon pantalon. Il doit bien imaginer que c'est bien lui qui la causé.
Il m'adresse un regard gêné. La sonnerie vient de retentir plus loin. Je lui adresse un léger regard menaçant.
- Ça va il est plutôt stylé, je dirai que le blanc cassé avec la tache marron apporte un aspect sauvage à ta personnalité. Dit le mec visiblement suicidaire.
Je le regarde assez longtemps avant de trouver un truc à dire.
- des excuses ça aurait pu marcher aussi..connard. Annonce-je d'un ton piquant.
Je suis plutôt fière de ma réplique. Il m'a sourit puis plus rien. Il ajoute après 30 secondes de réflexion.
- je peux t'en payer un nouveau..de jean. Un mieux peu être plus moulant.
Il ne peut s'empêcher de rigoler. J'avoue que même moi j'en ai envie. Mais la colère prit le dessus, ce mec que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam vient de me proposer une telle chose. Pauvre type, beau parleur..très beau d'ailleurs.
- je plaisante. Dit-il après mon silence.
Il sourit. Puis me fait signe de regarder derrière moi. Je m'exécute. Je ne comprend pas. Que me veux t'il ?
- je crois que ton cours a commencé..ajouta t-il.
- Oh je n'ai pas de cours maintenant, je viens juste réviser un peu, sortir pour m'aérer l'esprit. Enfin bref j'y vais.
Il fait une grimace. C'est troublant mais ce mec me juge à plein nez.
- qu'est ce qui y'a ? Demande-je.
- tu es bien le style de fille intello et stresser par ses notes et son apparence.
Ma voix commence à trembler mais je me mord la langue. Comment ose - t -il ?
- tu me connais d'où déjà ? Monsieur je roule en deux roues en détruisant tout sur mon passage ? Annonce-je en crachant presque sur lui.
- Tu as peut-être raison.. ça serait mieux d'apprendre à se connaître avant de te juger ? On peut se voir ce midi ? Ou ce soir ? Dit-il de manière tout à fait naturel.
Une grosse blague ce mec. Il ose me drague après m'avoir carrément juger. Il me fait rire. Mais c'est une bonne chose. Il me changera les idées. Et peut être je pourrai m'amuser un peu.. en aucun cas cela sera sérieux. Nora reprend toi.
- humm t'es culotter.. mais je ne sais pourquoi, j'accepte. Je dirai ce soir. J'ai pas envie de changer mes plans de ce midi pour toi.
Il rigole légèrement mais reprend très vite son sérieux. Il est tellement mystérieux et dur. C'est troublant.
- d'accord mademoiselle « je sais tout » on peut se rejoindre ou ? Et comment on se contact ? Me dis pas que tu n'as pas de portable ? Ceci ne m'étonnerai pas vu que les portables c'est pour les gens cool hein?
Je baisse les yeux, bien sûr que j'ai un téléphone mais il a tendance à être perdu dans ma chambre, je n'est pas vraiment d'attache. Mais je ne montre pas qu'il a raison. Je tousse légèrement pour reprendre mes esprits et éclaircir m'a voix.
- bien sûr que j'ai un portable connard. Tu note ?
Il rigole encore une fois.
- bien sûr je note mais sur mon téléphone. Je t'écoute.
Après l'avoir donner mon numéro téléphone, il me regarde fixement. Il s'interroge visiblement.
- tu compte pas me demander le mien ? Demanda t-il perplexe.
- je te laisse m'envoyer un message, j'aime bien un peu de mystère.
Il sourit sincèrement. Avant de démarrer son engin. Il hurle.
- tu na pas intérêt de me foutre un lapin , mademoiselle..?
- Nora Peerson.
Il m'adresse un petit regard.
- d'accord mademoiselle « Nora Peerson je sais tout ».
- Tu vas pas me dire ton prénom ?
Encore une fois, il me fait fondre avec ses yeux vert pétillant de malice.
- Oh tu n'as pas dit que tu aime le mystère ? Attend ce soir.

Il s'en vas comme si cette situation était normal. Monsieur l'inconnu qui m'a salit avec sa moto, m'invite à sortir, avant même de connaître mon prénom. Et en plus il joue au malin.
C'est drôle mais je me demande comment cette histoire va se terminer ?
J'ai un pressentiment que ce mec, va tout bouleverser. Ai-je raison ?
            - À suivre.

Seulement toi Where stories live. Discover now