CHAPITRE UN

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Cet astre nocturne scintillant surplombait subtilement l'élevée tour de la célèbre école des sorciers ; se reflétant sur la paroi aquatique d'une eau reposée et lustrée. Le château endormi était accompagné d'un imperturbable silence. Ses couloirs semblaient éteints, ses classes désertiques, ses dortoirs vidés ; les pas précipités des nouveaux élèves paraissaient sourds, les ordres éducatifs disparus, les rires enjoués muets. Poudlard était déserte, dépourvue de son agitation perpétuelle. Par cette sombre nuit du passage au mois de septembre, la structure scolaire d'Angleterre patientait mortellement le sifflement familier d'un train arrivant de Londres. Par cette nuit menant au premier septembre, cette célèbre date de rentrée sorcière, date à laquelle une bruyante locomotive se manifestait, l'estomac envahit de milliers de jeunes apprentis sorciers.

Une locomotive siffla, annonçant son départ prochain. Les claquements de talons féminins, les frottements des roues de chariot ainsi que les appels aléatoires de voix remplissaient l'air enfumé du Quai 9¾. En un bruit semblable à celui d'un courant d'air, un chariot métallisé surgit inexplicablement d'un mur aux briques rouges. A l'arrivée prompte d'une deuxième volée composée de deux chariots identiques, une famille additionnelle émergea sur le quai de la gare Kings Cross. Les stridents grincements de leurs roues et les ordres lancés à tors et à travers trahissaient son anxiété. Un homme aux lunettes rondes voilant ses yeux verts et aux cheveux charbonneux éternellement ébouriffés dégagea quelques mèches de son front, dévoilant une petite cicatrice comparable à un éclaire.

– Dépêchez-vous les enfants, vous chercherez les Wealsey dans le train, nous manquons cruellement de temps, s'écria Harry James Potter en prenant la main de sa fille de treize ans.

– Ecoutez votre père, pressez-vous où le train partira sans vous à l'intérieur ! insista Ginevra Potter en remettant précipitamment en place la chemise de son fils avant de l'embrasser.

– Allez ! Ne vous faîtes pas prier ! cria l'ainé en atteignant l'entrée du wagon. Albus, Lily, grouillez-vous !

Les deux concernés embrassèrent leurs parents à toute hâte et rejoignirent leur frère à l'intérieur du train, laissant Harry et Ginny, les mains levées en signes d'adieu, sur le quai. Les portes du train se fermèrent sur les jeunes sorciers, et un coup de sifflet fit démarrer le Poudlard Express. Les trois enfants Potter, secoués par le départ subit, succombèrent sur la moquette du train sous les bruyants rires des apprentis sorciers.

– On commençait à croire que cette année à Poudlard allait se dérouler sans la famille des Potter ! ironisa une voix.

Albus Severus Potter porta son regard vers la provenance de cette parole qui lui était familière. Il découvrit la haute et robuste silhouette de son meilleur ami, ainsi qu'à ces côtés, celle de sa cousine, Rose Granger-Weasley

– Salut Al ! s'écria Rose en lui tendant sa main.

Il la saisit souriant et se hissa sur ses jambes simultanément avec son frère et sa sœur.

– Hugo est au font à droite, il a déjà trouvé un compartiment, indiqua Rose à l'intention de la cadette Potter en pointant un doigt dans la direction de son frère, Hugo Granger-Weasley.

Lily Luna Potter lui sourit en signe de remerciement et les salua avant de s'engager dans le couloir à compartiments.

– Pour ma part, je file aussi, signala James Sirius Potter en frottant son pantalon. On se revoit à Gryffondor !

Il s'en alla également.

– Dépêchez-vous, s'écria Igor Riley parti en quête d'un compartiment libre pour les trois amis. A ce rythme, vous pouvez oublier un voyage réunis dans un seul compartiment !

Harry Potter et l'enfant mauditeStories to obsess over. Discover now