La rage d'aimer

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Tu m'empoigne d'une telle façon
Que les larmes me viennent
Elles coulent le long de mes joues
Comme ta rage sur ce mur
Je m'y fond, sur ce mur
Mais pourtant tu ne fais rien
Tu restes là
Tu attends
Devant moi
Yeux fermés, poings serrés
Toi aussi, tu pleures
Pourtant ta colère est feinte
Seul le désespoir se lit sur ton visage
Et là, tu lèves la tête
Tu me regardes fixement
Tu te redresses
Et tu lèves ces poings si serrés
Aux traits si doux
Je me recroqueville, me cache au fond de moi-même
J'ai peur, peur de toi, peur de ce que tu pourrais me faire si je me laisse aller
Tu tends la main vers moi, et au lieu de lacérer mon cœur encore et encore
D'un geste tu tournes ma tête vers toi
L'écart qui nous séparait n'est plus
Et nos deux corps s'unissent et fondent
Tes mains glissent le long de ma silhouette
Tes doigts découvrent une nouvelle fois mes endroits les plus intimes
Peu à peu, les draps qui nous couvraient disparaissent
D'une nudité étincelante, la froideur m'est pourtant inconnue
Seul un brasier s'intensifie, ici et là
Je me courbe
Tu te penches
Et je m'adonne
Au plaisir
Que tu m'offres
Tu m'empoigne par la taille
Et le plaisir s'amplifie quand du me couvres de baiser
N'épargnant que mon visage
Peau contre peau,
Joue contre joue,
Nos soupirs s'emmêlent
Et là,
Tu m'embrasses

EnsembleWhere stories live. Discover now