Lors de mes passages quotidiens, je ne cesse de remarquer ce petit chemin, cette petite rue que j'empreinte le matin. Un gouffre sombre qui semble être une porte guidant tout droit vers la folie. Seul le vent froid était assez dément pour venir s'y aventurer. Le pavé rugueux et bossu par le temps était si dur que j'avais l'impression de marcher à même ce sol cabossé. Ce lieu vide de vie était partiellement peuplé d'engin froid et métallique, sans âmes. Les murs de ce couloir étroit se composaient de pierres humides qui étaient recouvertes par une mousse fraiche qui infectait les lieux de son odeur putride. Malgré tout, ce qui me guidait à travers ce dédale, c'était de grand réverbère. Des colosses qui à eux seuls, repeignaient cette toile morne en un clair obscur délicat. Le lierre qui s'était enroulé autour de leurs cou, me fit dire que cela faisait longtemps qu'ils guidaient les voyageurs, et que la générosité dont ils faisaient preuve n'allait pas s'arrêter sur moi. Je l'aime ce chemin.
KAMU SEDANG MEMBACA
mon Carton Foure-tout
AcakRangement en tout genre dans ce bric à brac. Textes totalement aléatoire.
