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Elles marchent à pas lents, tête baissée. Elles la banderole qui occupe toute la largeur de la rue.
     Nous ne t'oublions pas , Djelila.
Elles ont traversé la cité, suivies de parents, d'amis et d'anonymes.
Certains qui étaient penché a leur fenêtre, sont venus se joindre au cortège silencieux.
        Ceux-là, peut-être avaient oublié.
         Elles s'arrêtent devant la cour où habitaient Djelila, celle où vivent toujours ses parents, ses frères, Idriss et Taïeb, et sa soeur Sohane.
         Mais Sohane n'est pas chez elle ce matin. Elle est au pied de la tour, tête nue; elle porte la banderole qui proclame: Nous ne t'oublions pas, Djelila.

  Des fleurs sont déposé comme une pierre tombale. La plaque qui commémore l'événement de ce jour-là. Il y a un an. Tout juste un an.
    La plaque sur laquelle des insultes ont été taguées et effacé trois fois déjà. En une seule année.
Les yeux de Sohane s'emplissent de larmes.
   Elle n'a pas couvert sa tête ce matin. C'était inutile. C'est son visage entier qu'elle a envie de cacher.


UN FOULARD POUR DJELILAStories to obsess over. Discover now