1.

9 1 0
                                        

Il sera toujours vrai de dire que New-York est une ville magnifique. Ses jardins colorés, leurs fleurs parfumés, l'herbe fraichement coupée et les bancs bien placés juste devant ces petits lacs remplis de petits canards. Il faut avouer que le mouvement de la ville, les gens, qu'ils soient pressés pour le travail, en retard à un rendez-vous, ou simplement calmement assis autour d'un café avec leurs amis, ou leurs famille, donnent à la ville un charme qui ne se trouve nul part ailleurs. Parfois, on pourrait être tenté de croire que le temps s'est arrêté. La nuit, la ville semble endormie, douce et apaisée mais secrètement elle ne fait que s'éveiller dans les petits bars cachés ou les saxophonistes ne font qu'entamer leur première mélodie de Jazz. Les notes virent et chavirent comme la fumée d'un café chaud pris un matin d'hiver. Ici, vous pourrez surement croiser, tout le monde, n'importe qui, tout le temps, à droite, à gauche, autour de vous, devant vous, derrière peut être, loin, près de vous, encore et encore incessamment. Le monde semble s'intensifier, grandir, respirer sans que personne ne puisse le contrôler.

L'été, les gens changent, ils accomplissent leurs envies sans se soucier de rien, le monde s'intensifie, le mouvement, le bruit, la foule, le tourbillons emporte n'importe qui sur son passage. L'air est chaud, les barbecues et diner en tous genre s'amoncellent dans les carnets de rendez-vous. On écrit qu'ici et là, il faut faire ci et ça. Mais quand vient l'hiver, l'univers semble se laisser porter, s'endormant peu à peu devant un feu de cheminée craquelant de toute part, des cendres s'amoncelant, des braisent rouge se formant. Les rendez vous deviennent distants, les gens rentrent dans une bulle, laissant leur envie de chaleur les envahir, les laissant se préparer à cette folle nuit qui durera une éternité . 

Il existe en ce monde tellement de gens différents, tellement de vies étrangères, des inconnus se rencontrent tout les jours, ils se croisent, se retrouvent étrangement liés sans jamais comprendre le pourquoi du comment. Et au fond, qui s'en préoccupe ? Je veux dire, c'est vrai, qui peut bien se préoccuper que cet inconnu à l'écharpe noire prenne un café expresso chaque matin parce qu'il en a besoin pour se sentir mieux; qui peut bien se préoccuper de cette mamie qui chaque jour vient donner à manger aux canards du lac parce que ça l'apaise malgré que la vie soit de plus en plus courte chaque jour; qui peut bien se préoccuper de cet enfant qui ne quitte jamais son doudou parce qu'il à peur de rester seul dans l'immensité de la ville. Je pense réellement que tout est une question d'imagination, de point de vue, d'envie, de désir, de regards allant de droite à gauche, de lui à elle, de moi au monde.

Parfois, je sens le temps qui avance, je sens que le monde change autour de moi, et je reste immobile, sans savoir quoi dire, quoi faire. 

Parfois, je me sens comme un flocon en été.

Seule, infinie, douce, froide, éphémère, étrangère mais je suis moi. Juste moi. 


Un flocon en été.Where stories live. Discover now