Tu m'as aimée pendant sept ans alors que je l'ignorais. Tu t'es rapproché de moi et j'ai fait de toi mon meilleur ami. Nous étions proche comme frère et soeur. Nous étions des confidents l'un pour l'autre. Mais nous n'étions pas disponibles, car nous étions mariés. Enchaînés à une vie qui ne nous procurait plus de bonheur, qui nous rendait mélancoliques. Des vies dans lesquelles nous avions la sensation de laisser notre âme. Et un jour d'automne, toi, mon meilleur ami, tu m'as écrit « sois transparente ». Sur le coup je ne comprenais pas. Je me disais que tu ne pouvais pas m'aimer, qu'au vu de notre relation, c'était impossible
<<. Moi-même je ne ressentais pas d'amour pour toi.>>
J'ai alors pris de la distance pour réfléchir sur ce que tu voulais me faire comprendre. Je me suis éloignée de toi quelques jours. Mais je m'apercevais que cet éloignement me faisait souffrir car je me rendais compte que tu me manquais terriblement. Que mon coeur saignait sans ta présence
Alors, je suis revenue vers toi, mon meilleur ami.
Nous étions si inséparables. Et tu m'as avoué être tombé fou amoureux dès le 1er jour où ton regard a croisé le mien. Que durant sept ans, tu m'as aimée en silence, souffert de mon absence, et pleuré de ne point être à mes côtés et que je ne sois pas ta femme. Que j'étais celle que tu attendais depuis que tu étais enfant. Celle que tu avais imaginée étant gosse. Que j'étais ton rêve et que tu voulais qu'il devienne réalité. Que ce que tu ressentais au plus profond de toi, tu ne l'avais jamais ressenti pour aucune autre femme me disant que tu n'avais jamais aimé avant moi. Les larmes aux yeux tu m'as ouvert ton coeur. Et je me suis rendu compte que je t'aimais éperdument. Mais voilà, tu étais marié à une femme qui ne te respectait pas, et moi à un homme qui avait oublié qu'il avait une femme à aimer. L'un comme l'autre, dans nos vies conjugales,nous n'étions pas heureux. On n'aimait plus nos partenaires de vie. On s'aimait passionnément et voulions vivre notre amour au grand jour. S'aimer sans retenue.
On a alors, chacun de notre côté, quitté nos vies d'antan pour s'aimer.
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