5/11/2018
J'ai vu Victor Hugo à la télévision.
Ça change des piètres émissions.
Je l'ai vu entreprendre un combat.
L'été dernier, je l'ai lu ce pourquoi.
Ce pourquoi se nomme "les misérables".
Ceux qui n'ont rien à se mettre sur la table.
Alors, le grand Hugo a prononcé un discours,
Qui sonnait comme un appel au secours.
Il a parlé d'êtres humains cherchant à manger,
D'une famille cherchant parmi des déchets.
Aujourd'hui encore, des gens font les poubelles.
Parfois, on souille les reste à l'eau de javel,
Au cas où l'établissement serait épinglé par un Javert.
Aujourd'hui encore, des parents galèrent.
Certains implorent le ciel, ne pouvant plus faire leurs courses,
Et laissant leurs casseroles vides comme la grande ourse.
Ce soir, j'ai aussi vu une jeune femme récitant l'auteur,
Au pied du Ventoux, qui contemple la Provence de sa grandeur.
Il s'en faudrait de peu pour qu'elle fasse battre mon cœur.
En tout cas elle a contribué à combattre mes peurs.
Mes peurs de voir un jour les écrits vains.
Ce n'est pas pour demain, peut-être après demain...
ŞİMDİ OKUDUĞUN
Poèmes en vrac
ŞiirChaque jour j'écrirai un poème en fonction de ce que j'ai vu, vécu ou ressenti. Parfois je parlerai peut-être du passé. Depuis 1997, j'en ai vécu des choses.
