Je referme le livre que j'avais en main avec un arrière goût d'inachevé. J'aurais aimé que l'histoire de ses deux amants maudit ne se termine jamais. Irritée je passe ma main dans mes cheveux avec un soupir.
Je m'ennuie...
La bibliothèque de l'asile ne s'ouvre que demain midi donc je vais devoir attendre avant de repartir dans un autre monde. Là où tout est magique, là où tous mes problèmes ne sont que des échos lointain.
D'aussi longtemps que je me souvienne j'ai toujours aimé lire. Mon père me grondait souvent parce que je passais tout mon temps le nez plonger dans les livres. Il avait peur pour ma vue.
Malheureusement l'an passé cette sérénité m'a été retirée par ses être odieux que je refuse de qualifié comme humain car ils ne possède pas une once d'humanité...
Je sort soudainement de mes pensées par un cri qui perce la bulle imaginaire qui m'entoure. Je regarde autour de moi, tout est blanc à en faire mal aux yeux.
Un autre soupir sort de mes lèvres. Je ne suis pas folle, mais ça risque d'arriver dans peu de temps si je reste plus longtemps dans cette endroit merdique.
Élisa une femme qui se prend pour Musa, la fée de la musique dans le dessin animé Winx, passe devant moi en criant.
-Valtore tu vas regretter ce que tu as fait à Tecna!!!
Ce genre de scène ne m'amuse même plus.
- elle est complètement folle. Murmure une voix à ma gauche.
Sans blague?
Je me retourne et dévisage le gars qui m'a adressé la parole. C'est un nouveau enfin j'en suis pas sûre, à vrai dire je ne m'intéresse pas aux personnes qui m'entoure.
- bonjour, je m'appelle Vladimir, Vladimir Poutine.
Okey...
Je reste silencieuse sans arrêter de le dévisager.
- tu es muette?
Pas tout à fait. J'ai juste arrêter de parler. C'est mieux que de perde sa salive et son énergie à une chose aussi futile que parler.
Il commence à s'impatienter. Il cris, tendis que la bulle dans laquelle je me protège du monde extérieur m'entoure de nouveaux. Mes pensées divague et bientôt je n'entends plus l'agitation des infirmiers qui essaye de neutraliser Vladimir. La seule chose qui m'empêche de partir complètement c'est l'élastique que je clac sur la peau de mon poignet.
Une main se pose sur mon épaule
Instinctivement je me dégage violemment. J'ai horreur qu'on me touche. Je ne supporte pas de sentir les main d'une personne sur moi.
Je me retourne en fusillons du regard l'infirmière qui c'est permise de me toucher. Elle tremble légèrement sous le poids de mon regard assassin mais se reprend vite.
- excuse moi Alex mais le docteur Evans désir te voir.
Elle reste silencieuse un instant. Elle attend peut-être une quelconque réponse. Mais je ne bouge pas d'un poil.
- euh... Alors suis moi...
Ça se voit qu'elle est troublée par mon silence et la façon dont je me comporter. Je la comprends je suis un cas à part... Je suis dangereuse. Elle n'a pas l'habitude de travailler avec des gens comme moi. Blesser, briser, battue, avec de nombreuses cicatrices, muette.
Je me lève et suis l'infirmière, je ne me rappelle plus de son nom, et pour tout vous dire je m'en fou. Nous arrivons devant une grande porte cette fois, pour mon plus grand bonheur, marron. Ici tous est blanc et il n'y a presque rien, pas de miroir, même la bibliothèque est interdite pour certains patients. Tout peut être susceptible de blesser les plus fous d'entre nous. Hier par exemple une femme c'est pendu grâce aux draps de son lit.
Tellement plonger dans mes pensées je ne remarque pas que l'infirmière à ouvert la porte elle qu'elle attend impatiemment que je rentre pour pouvoir s'éclipser. Lentement je m'avance et rentre doucement dans le bureau la tête baissée le visage impassible. Mais très vite une petite voix me demande de relevé la tête pour ne plus jamais paraître faible.
Quel ne fut pas ma surprise de revoir mes parents assis devant le bureau du docteur Evans. Ils se lèvent et ma mère se rue vers moi pour me prendre dans ses bras mais je recule vivement me sentant incapable de supporter son touché. Elle s'arrête à quelques mètres de moi les larmes aux yeux. Je me sent mal de lui faire endurer tout ça mais je ne peut pas faire autrement. Je me sent égoïste, j'ai refusé de revoir mes parents depuis que je suis interné dans cette endroit. En fait en deux ans je ne les ai vu que pendant une semaine. Encore durant cette période je m'enfermais dans ma chambre avec Sam.
Sam... On peut califier cette petite rousse comme ma meilleure, mon petit soleil, celle qui m'a aider à supporter ma captivité...
Je me suis encore perdu dans mes pensées. Quand je reviens peu à peu à la réalité mes parents sont entrain de parler avec mon psychiatre.
- comment ça elle reste muette et intouchable? Je croyais que vous étiez sensé l'aider à guérir ?! S'écrit ma mère.
Je sursaute. J'ai beau me dire que je ne suis pas faible. Je sais au très fond de ce qui reste de moi que je me voile la face... Je suis brisée et irréparable. Une grande partie de moi est resté dans cette cave. Des sueurs froides coule le long de mon dos en y repensant.
- je vous pris de baisser d'un ton devant votre fille elle est encore fragile madame. Et deuxièmement on n'a presque rien pu faire pour votre fille car elle n'est pas folle juste troublé psychologiquement. Son esprit est en désordre, à certaines moment elle ne discerne plus l'illusion à la réalité. Elle s'enferme dans son mutisme pour se protéger de la réalité dans se cas il est préférable qu'elle garde l'élastique autour de son poignet pour garder contact avec la réalité.
- est-ce que... Est-ce qu'elle fait des crises? Demande mon père avec hésitation.
- elle n'en à plus fais depuis un bout de temps. Mais il est préférable de la laisser faire ce qu'elle veut au limite du raisonnable évidemment.
Je retiens de justesse un soupir d'agacement passer la barrière de mes lèvres, ils parlent comme si je n'étais pas là. D'habitude je me serais déjà enfermé dans ma bulle agréablement silencieuse, mais je n'y arrive pas car je suis la principale concernée.
- bien Alex? Dit le psychiatre en se tournant vers moi; le juge t'a placé dans notre établissement en soulignant le fait que tu n'y restera qu'un an.
Je sais viens en au fait...
- cela fait un an que tu est ici donc aujourd'hui tu peux partir.
Enfin, je pensais qu'il ne parlerais jamais... Attendez!!! Quoi? Je vais pouvoir sortir pour de vrai?
Je sent une vague de panique s'infiltrer en moi. Comment ça je vais partir?? Mais c'est ici que j'ai tout mes repaires... Je vois les lèvres du docteur remuer mais je n'arrive plus à entendre ce qu'il dit. Mes parents se lèvent et quitte la pièce. Le docteur Evans se lève à son tour, en prenant une feuille et un stylo avec lui, puis vient s'asseoir sur la chaise qu'il à poser en face de moi.
- Alex? Alex regarde moi s'il te plaît.
Je tourne lentement les yeux vers lui le visage impassible.
- je comprends que c'est difficile pour toi de changer tes habitudes d'un coup comme ça.
C'est rien de le dire
- alors pour que je puisse t'aider tu vas m'écrire sur cette feuille ce que tu désires faire une fois dehors ton plus grand rêve.
Je prends le stylo qu'il me tend en tremblant légèrement. J'ai bien un rêve mais je sais pas j'apprends. Je ferme brièvement les yeux. Et commence à griffonné sur le bout de papier.
J'aimerais faire des études à l'Université de Seattle...
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Voilà le premier chapitre j'espère qu'il vous à plu.
N'hésitez pas à voter et commenter.
Je vous dit à bientôt pour un nouveau chapitre.
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Incompatible mais pas impossible
RandomUn an de torture. Puis. Une année dans un hôpital psychiatrique. Non, décidément la vie d'Alex Armstrong n'a jamais été de tout repos... Pensent avoir trouvé un peu d'équilibre elle s'installe à Seattle avec sa meilleure amie. Mais apparemment la v...
