Je m'appelle (T/P), j'ai 17 ans. Je vis dans un monde où la majorité des personnes possèdent un super-pouvoir : un alter. Grâce à ces nouvelles capacités de nouveaux métiers ont vu le jour, tel que celui de héros.
Quand j'étais petite je rêvais de devenir un héros, d'utiliser mon alter pour le bien être des autres, de devenir comme mon idole All Might. Je rêvais d'intégrer la plus grande des écoles de super-héros: Yuei. Malheureusement pour moi, je suis une sans alter, je ne suis qu'une citoyenne ordinaire, sans intérêt, obligé de vivre une vie banale.
Je me souviens quand j'ai découvert que je possédais toutes mes articulations aux orteils, mon père a quitté la maison, il n'a pas assumé. Ça se comprend, fille de 2 grands super-héros je n'ai pas d'alter, c'est honteux.
Progressivement mes camarades de classe ont commencé à me tourner le dos, m'ignorer, se moquer de moi. Certains utilisaient même leur alter contre moi. Je n'étais qu'une bonne à rien, une erreur de la nature, quelqu'un d'immonde.
Un seul ne m'a pas torturée, je l'avais rencontré dans le parc. Je fuyais mes problèmes, il fuyait les siens. Rien ne nous prédestinait à devenir amis. Une fille détestant le fait de ne pas avoir d'alter, un garçon détestant le fait d'en avoir un. Il en possédait deux, mais détester celui légué par son père. On se retrouvait chaque weekend pour parler et jouer. Malheureusement, un soir son père nous a surpris et il ne l'a pas accepté : Que son fils traîne avec une sans-alter, qu'elle horreur ! Depuis ce jour, je ne l'ai jamais revu. Jusqu'à ce jour-là ...
C'était il y a deux ans, je venais de rentrer en seconde dans un lycée ouvert aux sans-alter, je venais de finir de m'installer dans mon nouvel appartement, loin de ma ville natale, loin de tous mes souvenirs douloureux, loin de la tombe de ma mère. Elle était décédée quelque mois plus tôt d'un cancer.
Je venais de m'installer devant la télé afin de regarder le championnat de Yuei, enfin tout du moins la fin, j'avais raté le début. Et c'est là que je l'ai revu, il se battait contre un garçon qui contrait toutes ses attaques. Et là, devant le monde entier, je le vis utiliser cet alter qu'il détestait tant. C'était magnifique.
"Merci à toi jeune garçon, merci de lui avoir ouvert les yeux"
On était Lundi soir, je me baladais dans les rues à la recherche d'un Starbucks, je venais de sortir de mon lycée et j'avais besoin d'un bon café. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce n'est pas de tout repos d'être en Terminale.
Au moment où je me rapprochais de ma destination, je vis un attroupement de personne, de plus j'entendais des cris et des explosions. Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre que des héros affrontaient un vilain.
Par simple curiosité, je m'avançai dans cette foule de gens pour pouvoir observer le combat. J'entendais des cris:
Crève ! Kacchan on le prend en grippe ! Deku !
Une fois arrivé devant c'est là que je le vis. Il criait après un certain Deku. Tournant la tête je vis un deuxième vilain qui s'apprêtait à lui lancer une attaque. Une sorte de boule d'énergie noire fut projeter sur lui, il ne l'avait pas vu, s'il ne bougeait pas il allait mourir.
Sans réfléchir, je sentis mes jambes s'activer, je bousculai les différentes personnes devant moi et couru. Il ne pouvait pas... Il ne devait pas...lui mon seul ami, le seul qui m'ai comprise, le seul qui m'ai accepté pour ce que je suis, celui avec qui j'ai partagé mon enfance, celui qui m'a fait découvrir la vie, celui qui m'a fait découvrir l'amour, celui que j'aime depuis ma tendre enfance. Il ne doit pas mourir. Tu ne dois pas mourir, tu m'entends !
- SHOTO !
Sur ce cri, je le bousculai, sur le coup de la surprise il tomba quelques mètres plus loin. Je levai alors la tête, la boule d'énergie fonçât sur moi. J'ai réussi, je l'ai sauvé !
Shoto me regarda horrifié et hurla:
- (T/P) !
Il n'eut pas le temps de se relever, c'était trop tard, quoi qu'il fasse j'aller y passer. Je le regardai:
- Désole, Je t'aime Shoto
Et c'est sur ses derniers mots que c'est éteint ma vie.
Un jeune homme aux cheveux bicolores se dirigea vers une tombe, il jeta les quelques fleurs fanées et en plaça de nouvelles. Il regarda la photo d'une jeune fille et chuchota: