L'impuissance.

49 7 0
                                        

J'ai toujours détesté ce sentiment d'impuissance. Mon cerveau a tendance à dérailler et mon âme semble quitter mon corps pour s'envoler dans une espèce de grande salle transparente. Je vois tout, j'entends tout, je sens tout. Mais je ne peux rien faire. Mon corps ne m'appartient plus, et je me demande si je suis toujours vivant ou bien mort, ou alors simplement entrain de dormir. Pourtant, tout semble si réel.

Je n'aime pas le silence. Vous savez, ce silence qui vous dit : "t'es seul mon pote". Et même avec des centaines de personnes autour de vous, la solitude vous bouffe comme de l'acide ; au point d'en avoir peur des gens et de perdre toute confiance en eux, en vous, en la terre toute entière.

De toutes façons, j'ai toujours dis qu'on était seuls. Peu importe la situation, peu importe le nombre de vrais amis que nous avons, peu importe ceux qui nous aiment et tentent tant bien que mal de nous remettre sur le droit chemin, nous sommes tous seuls depuis notre premier cri.
Personne ne peut savoir ce que nous pensons vraiment, nos intentions, nos rêves, nos peurs. Personne ne peut nous sauver et nous faire sortir de notre mal-être. Tout le monde est seul, paumé dans un monde qui crève.

Je trouve que c'est difficile de vivre dans un monde pareil. Nous tentons de le connaître et de le parcourir, alors que nous ne nous connaissons pas nous-mêmes.
Le monde est effrayant. Mais nos esprits le sont davantage. Souvent, je me demande ce que serait le monde si l'Homme n'était pas là.

Souvent, je me demande ce que serait le monde sans moi.

Et bien il continuerait de tourner. Les Hommes continueraient de se faire prendre pour des cons et se transformeraient en produits de consommation. Certains créeront leur monde en espérant avoir moins peur de la réalité. D'autres comme moi tenteront de le quitter par manque d'espoir.

Certaines choses devraient rester secrètes. La confiance est la pire des trahisons envers soi-même. Chacun peut faire ce qu'il veut de vous lorsque vous donnez votre confiance.

Je n'ai jamais été quelqu'un de très confiant, et combien même je peux aimer, je n'ai jamais réussi à ne pas me méfier. Je me suis toujours comparé à un bateau tanguant, divaguant entre les émotions, noyé par les flots du temps. J'ai souvent été pris dans de violentes tempêtes, blessé par des éclairs de tristesse et de colère au point d'en avoir peur du monde extérieur. Chaque escale est un pas de plus vers la mort. Je suis victime du temps et de chacune de mes émotions que je pensais pourtant envolées, brûlées, noyées par l'amertume qui me consume chaque nuit. Mes nuits sont blanches et mes jours sont orageux, alors je reste dans le noir.

HAUMAVARKA.Bağımlısı olacağınız hikayeler. Şimdi keşfedin