Je me suis pendant longtemps demandé si j'allais passer ma vie à attendre qu'elle commence. Rire aux éclats, pleuré à chaudes larmes, aimé sans raison, déteste à tuer. Vivre la vie à 10000 kilomètres/heure.
Prises de tête, c'est ce qui me définissait le mieux. Je réfléchissais à tous mes moindres gestes, pesais les pour et contre à chaque dilemme. Chaque respiration était un soucis.
La vie ne m'avait pas aidé non plus. Créée difficilement, grande soeur de jumelles nées grandes prématurées, harcelée pour le poids, la maladie, le look, les notes, rencontre grand amour très jeune, puis objet de défis pour les garçons et finalement rejeté parce que trop compliqué. Aujourd'hui la vie a fait une pause. Elle est remplie de pleurs, doutes, questions et de solitude. Ce sentiment présent chaque jour. Elle exprime tellement et rien en même temps. La solitude, ce sentiment d'être seule même en étant entourée. Une personne qui ressent de la solitude, se sent comme un monstre, croit qu'elle a un problème, qu'elle est malade, illégitime. Cercle vicieux: quelqu'un s'approche de toi, tu es redevable donc tu te prends la tête alors la personne s'effraie et s'en va.
La suite, je l'imagine lumineuse, pleine de bonheur. J'y crois dur comme fer.
