Nwar

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Une odeur de souffre m'embrume les poumons. Je sens le froid taper mes membres de toutes sa force. Que faire, que penser... Je ne sais même pas où je suis ! Il fait noir. Pourtant, je vois clairement les formes qui sont dessinées autour de moi. Je vois des ronds en haut des murs, des cubes -de toutes tailles- sur le sol. Je ne peux pas me déplacer, alors j'observe et j'attend. Je pensais devoir attendre que quelqu'un arrive pour m'aider mais puisque mes yeux s'habitue de plus en plus à mon environnement, je décide d'attendre de pouvoir tout discerner. Les noirs deviennent des gris, avec une légère touche de violet. Maintenant, je peux clairement voir que la pièce dans laquelle je suis ne comporte pas de plafond, elle donne directement sur la nuit. Pourtant aucune lumière lunaire ne filtre pour m'éclairer. Étrange. Les odeurs sont de plus en plus fortes, mon nez ne supporte plus. Les larmes me coulent le long des faucettes et chutent jusqu'au sol. Elle tombent dans un "plop" qui me surprend. Il y a des flaques sur le sol, pourtant je ne sens pas d'eau ou un quelconque liquide à mes pieds. L'air redevient respirable. Et je peux enfin me déplacer. Je discerne clairement ce qui se trouve autour de moi. Je frôle l'espace de mes mains. Je sens du métal, glacé pas le froid nocturne. Des surfaces rappeuses puis planes puis rappeuses jusqu'au coin du mur ou ce paterne recommence sur le prochain. Je compte 5 murs qui mesurent chacun quatre mètres de long, la pièce n'est pas ordinaire. Il y a des obstacles à mon parcours à certains moments et je manque de peu de tomber. Je me retiens sur ce que je pense être un cage en métal. Elle est vide, mais je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle... Le ciel est noir. Il me fait monter les larmes, pourquoi ? Encore une question sans réponse. Je décide de trouver une sortie, ce petit jeu à assez duré. Mais aucun murs ne m'avait sembler abriter une porte. Je refais alors le tour pour vérifier et me penche sur le sol pour espérer sentir, de mes doigts long et fin, une trappe. Toujours rien, mis à part le fameux liquide que je ne sentais pas de mes pieds tout à l'heure, mais que je sentais de mon nez. En effet, c'est ce liquide qui embaume la pièce. Certains endroit du sol sont plus profond que d'autre, ma main est entièrement noyée à la droite de où je me trouvais initialement. Mais encore rien à signaler. Je m'exaspère et décide d'essayer d'escalader un des murs. Ils sont haut mais ça devrait aller si j'empile tout ce que je trouve dans la salle. Une caisse en bois par dessus la cage de tout à l'heure. Une souche d'arbre marquée par des entailles profondes encore par dessus. Et deux tiroirs emboités préalablement me servent à presque atteindre le haut. Un saut suffit pour attraper le sommet du murs. Je fais attention à ne pas tomber, plis mes jambes puis pousse dessus. Je prend mon envol, étant mes bras vers le haut et attrape le sommet du mur en pierre. Mes mains sont alors tranchées net. Je pousse un hurlement qui me glace moi même le sang. Je retombe au sol dans le liquide, j'en suis imbibé et le bout de mes bras fuient. Je ne peux plus bouger, tétanisé par la peur, par la douleur et par le froid. Elle me sourit. De ses larges dents. La nuit me sourit. Elle me fixe et je suis obligé de faire la même chose. Elle me dit de tuer pour elle. De mourir pour elle. De vivre pour elle. Je sens mon âme me quitter puis aller dans la cage en métal. Et je vois mon corps aller dans celle en bois. Les meubles tombent et je vois apparaître un homme au milieu de la salle. Je le tuerai pour vivre. Sa vie est à moi. Sa vie est à la lune.

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⏰ Last updated: Jul 30, 2018 ⏰

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