Je scannai une dernière fois ma chambre avant de fermer la porte. Je l'avais déjà quittée pour faire mes études mais cette fois c'était différent. J'allais commencer ma carrière de journaliste et partir vivre ailleurs. En effet, je partais m'installer dans les quartiers de Manhattan à New York. La ville qui ne dort jamais. Je quittai le nid familial pour un vrai « chez-moi » et non pour un appartement d'étudiante. J'observais mon lit fait qui me rappelait les fois où ma mère me criait de le faire. Je continuai la visite de ma chambre en regardant les posters de mes stars préférées accrochées au mur. Je souris en m'arrêtant aux billets de concert du chanteur préféré de ma meilleure amie et de moi-même. Lindsay était mon amie depuis la maternelle. Nous étions l'opposées de l'une et de l'autre. Elle a toujours était extravagante et sur d'elle. Dès qu'elle entendait parler d'une fête, on pouvait être certain de l'y retrouver. J'aime aussi faire la fête mais différemment de Lindsay. Elle, c'était plutôt boire jusqu'à plus soif et rencontrer un bel homme d'une nuit.
Mon regard se posa ensuite sur mon bureau, enfin plus particulièrement sur le cahier que mon père m'avait offert lorsque j'avais 7 ans. Il devait sûrement espérer que je finisse écrivain. Pour cause, mon père était devenu un écrivain assez connu. Il avait commencé au bas de l'échelle pour finir par faire le métier de ses rêves. Il m'a toujours dit de viser la lune car en cas d'échec j'atterrirai dans les étoiles. C'est d'ailleurs là qu'il se trouvait maintenant. Il était mort d'une crise cardiaque lorsque j'avais 12 ans.
« Zoey ! » cria ma mère « Tu as une longue route à faire ! »
Je repris mes esprits et fermai la porte de ma chambre. Je longeai le couloir qui menait à l'escalier et descendit pour atterrir dans l'entrée. La porte de la maison était ouverte sur l'extérieur et donnée vue sur ma voiture dont le moteur tournait et ma mère. Elle avait ses cheveux blonds tirés dans un chignon qui faisait ressortir son visage. Toujours habillé d'un tailleur mais cette fois il était bleu marine. Je souris en voyant le chemisier blanc que je lui avais offert pour la fête des mères.
« Tiens » me dit-elle en me tendant un thermos « je t'ai préparé un café pour la route »
Je la remerciai et pris son présent. Je m'avançai vers la voiture et y déposai mon sac à main. Je me retournai vers ma mère et la pris dans mes bras pour lui dire au revoir.
« Fais bien attention ma chérie » me dit-elle en posant ses mains sur mes joues. Elle passa ses doigts dans mes cheveux châtains tout en me regardant les larmes aux yeux « Tu es devenue une femme merveilleuse. Ton père serait aussi fière de toi que je ne le suis »
Je souris sincèrement à ma mère et la prise une nouvelle fois dans mes bras. La mort de mon père avait laissé une barrière entre elle et moi. Nous étions toujours proche mais ma mère était du genre à cacher ses émotions derrière un masque et cela n'avait pas forcément été lorsque j'avais eu besoin qu'elle se livre à moi et inversement. Elle avait toujours voulu m'enseigner que montrer ses sentiments était une faiblesse mais je ne pensai pas pareil qu'elle. Ressentir quelque chose veut simplement dire que nous sommes humains. En les reconnaissant, on en obtient une force. Ce câlin avec elle fut le premier depuis un bon moment. J'aurais aimé qu'on passe l'épreuve de la disparition de mon père ensemble. J'étais très proche de lui, c'était Zoey et Papa contre le monde. C'était un modèle pour moi, et ça l'est toujours. Je me séparai de ma mère et elle me laissa m'installer au volant de ma voiture.
« Je t'appelle dès que j'arrive Maman. Je t'aime »
Je m'attachai et après un dernier coup d'œil sur la maison de mon enfance. Je souris en regardant mon doudou, un ours en peluche, assit près de mon sac. Je démarrai direction New York en regardant dans le rétroviseur ma mère agitait sa main me faisant un dernier au revoir. Je m'y mon clignotant pour tourner et je passai le panneau à la sortie de ma ville natale, Cantley. Mes parents avaient emménagé dans cette ville canadienne lorsque j'étais bébé. Ils étaient tous les deux canadiens et s'étaient rencontré lors d'une séance de dédicace pour le premier livre de mon père. Ils sont tombés amoureux et on fondait notre famille : les Thomson. J'allumai la radio de ma voiture et mis les chansons de ma playlist. Je montai le son au rythme de Come Together des Beatles. Les musiques défilèrent quand tout à coup mon téléphone sonna. Je regardai l'origine de cet appel et souris en voyant le nom de Lindsay s'afficher. Je décrochai et posai mon téléphone sur le siège passager.
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Lui
RomanceMon ange, Je sais cette fois que tu resteras jusqu'au matin Des journées sous la couette avec de la glace à la vanille C'est plus qu'une nuit ensemble exclusivement Bébé, laisse-moi être ton homme Pour pouvoir t'aimer Et si tu me laisses être t...
