Esteban

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Ce n'était qu'un message. Pourtant mes yeux se sont mis à pleurer. Pourtant, le sens de tes mots, l'ensemble de tes phrases m'avaient bouleversés. Je n'avais pas le droit de pleurer. Pourquoi ? Le soleil me souriait depuis ce matin, ma chère maman conduisait de vive allure vers notre appartement louer spécialement pour l'occasion. Nous allions à la mer quelques jours, je n'avais donc pas le droit de pleurer. Nous étions arriver dans notre appartement au troisième étage d'un immeuble en disposant de quatre, il était moderne et cosy mais peut-être pas l'endroit rêver que pour accueillir un chagrin comme celui que tu m'as procuré avec ton message si spécial. Je pense l'avoir lu assez de fois que pour le citer de vive voix. Le soir était tombé sur la station balnéaire lorsque cet attentat de ma vie s'est déroulé, nous n'avions pas encore été se restaurer avec ma partenaire de voyage. Quelques instants avant de quitter notre logement à durée déterminée le vibreur de mon portable émis une vibration, avertissant qu'une nouvelle notification était arrivée à ma portée. C'était difficile à croire que quelqu'un puisse penser à moi lors de congé ou encore moins en fin de semaine. J'avais pris l'habitude de n'avoir aucune nouvelle de mes plus proches amis lorsque la sonnerie du vendredi à 16h05 criait. C'était un peu comme un signal ; le signal du silence. J'étais plongé pendant deux jours dans ma solitude la plus grande sans aucun message ni notification. Et c'est à ce moment là que tu es arrivé. Au moment où j'étais le plus seul au monde. Avant mon grand départ vers les vagues, mon esprit  voguait partout ailleurs, mes attentes étaient de plus en plus grandes, mes espoirs de plus en plus minces et mes chances n'en parlons pas. J'ai toujours été une personne qui se remettais beaucoup en question, je me posais tout en un tas de dilemmes tous les plus cornéliens les uns que les autres. Je n'avais pas encore conscience de ma véritable identité, mais comme la plus part des psychologues répondaient que c'était simplement "la crise d'adolescence" je ne m'en tracassait guère. Pourtant les questions personnelles m'envahissaient jour et nuit, j'essayais de les oubliées ; sans résultats. Et c'est à ce moment que tu es arrivé. Au moment où j'étais le plus perdu des adolescents. Nous avions pris soin de faire voyager notre canidé, à vrai dire, mon chien était pour moi : ma source d'amour pur. C'était 5 années plutôt que cette petite bête était rentrée dans la famille. Nous n'étions donc plus deux ; mais trois ! On peut trouver cela spécial de considéré son chien comme un membre de la famille, mais à la maison c'était la reine. Lors de notre arrivée, ma source d'amour pur fît une crise de panique tout simplement parce que les escaliers et les canidés : ça ne fait pas bon ménage. Depuis lors, elle ne bougeait plus et restait couchée sur le tapis du salon. Et c'est à ce moment là que tu es arrivé. Au moment où j'allais passer la porte. Mon portable était posé sur le buffet, je le faisais chargé car le voyage l'avait fatigué. La diode des notifications m'interpella et cria de tout son coeur enchanté qu'un nouveau message était apparu dans ma boîte de réception. Je fis demi-tour, débrancha le chargeur blanc, et alluma le combiné. C'est à ce moment là que tu as changé le cours de ma vie. Tu l'as modifié simplement et sûrement avec des mots et des phrases. Tu ne t'imaginais pas le désarroi que tu occasionnerai après cette lecture. Tu as sélectionné les lettres que composerai tes mots, tu as sélectionné les mots que confectionnerai tes phrases et les phrases que définirai ton message. Et ce message, cet ensemble de mots ; cette bombe atomique qu'ébranla ma sensibilité : a-t-elle débouché sur un futur que tu escomptais ? Apparement oui. Puisque j'y ai répondu. On aurait pu illustrer cette discussion comme un conflit entre deux pays ; ils ont le même accord mais pas la même politique. Je rangea le combiné dans ma poche après avoir riposté à l'attaque que tu m'avais envoyée. Je ne comprenais pas bien ta démarche si bien qu'elle m'eu perturbé pendant les heures suivant l'apparition de ton message. Nous étions chic ce soir, pas question d'ôter nos légendaires habits de richards pour déambuler dans les rues de la station. D'un pas décider nous nous rendions vers une brasserie pour nous restaurer après cette longue traversée entre autoroutes et embouteillages. Notre choix se porta sur une belle petite brasserie sur le coin d'un vieil immeuble blanc implanté sur la digue ; en première place pour contempler la si belle mer qu'ornait notre pays. A peine installé, mon portable vibra m'annonçant encore l'arrivée d'un de tes nouveaux message. Recevoir ainsi des notifications, et sur le thème que tu abordais me mettait dans un profond malaise perceptible par ma chère maman qui depuis la première explosion n'était pas sensée être courant. Tout ce déroulait dans le plus discret des secret. Pas question que quiconque ne soit au courant des messages que je recevais. Le serveur arriva et m'imposa la carte des boissons perturbant ainsi la formulation de ma réponse qui t'était destinée. Je sélectionna sans vraiment y faire attention ; mon choix se porta sur un verre d'eau, simple, basique, efficace. Nous discutions de tout et de rien ; mais du plus honnête que je peux l'être, cela ne m'intéressais pas. Je voulais savoir qui tu étais. Pendant toute la soirée nous nous sommes échangés des messages par le biais de nos combinés modernes. Ma chère maman continuait ainsi à discuter sans vraiment d'interlocuteur, mais j'étais heureux. Enfin pour l'instant. L'addition réglée, le retour vers notre logement était envisageable sauf que pour moi et mon compagnon de message la soirée ne se terminait pas maintenant. J'aimais déjà bien te parler, t'imaginer et te décorer de plus belles attentes que je pouvais t'orner. Le chemin entre la brasserie et l'appartement du 3ème se fut de le plus grand des silences ; et pour cause : j'étais rivé sur mon écran bleuté prêt à répondre à la seconde. Je ne comprenais pas pourquoi c'était tomber sur moi, pourquoi n'avais-tu pas été discuter avec quelqu'un d'autre ? Le soir même, une ligne du réseau s'ouvrit et rendit possible le dialogue entre nous deux ; deux parfaits inconnus. Avec un point commun dont j'ignorais encore l'existence. Le séjour passa en vitesse grand "V" et à la place de profiter de la chance dont je possédais, je scrutais la diode de mon portable et chantais des mensonges à tout viens à ma chère maman qui ne devait absolument pas se douter que quelque chose se passait entre toi et moi. C'était notre secret, Esteban. 

Nous étions rendu de bons amis. De très bons amis, jusqu'à ce que tu fasses ta première erreur. C'est à ce moment là que j'ai douter de ta sincérité. Le monde s'est écroulé autour de moi : tu avais touché ma base de tir avec ton missile. Tu avais diffusé sans aucune prétention la liste de nos conversations à une connaissance. J'étais grillé, soufflé, piégé, noyé. Tu sais, les questions qui me tranchaient l'esprit au part avant ? Elles se sont amplifiée lors de ton arrivée. Tu aurais pu m'aider ; tu m'as noyé. Je pensais sans cesse à toi et à la bêtise que tu avais occasionnée par "accident". Je te croyais. J'avais tort. J'avais fais confiance à un ensemble de mots qui ne définissait qu'au premier abord une discussion mais qui pour moi débouchait sur une véritable union. Tu ne l'as su que bien longtemps après ; j'étais tombé amoureux de tes messages. Je les attendaient toute la journée. C'est à ce moment que tu as fais ta deuxième erreur. Au moment où ma confiance en toi était grandissante et rare. Tu m'as laissé. Tu as voulu m'oublier de sorte à favoriser ton développement personnel. Alors tu m'as laissé. Tu m'as oublié. J'ai crié. J'ai pleuré. J'ai laissé tombé. Je t'ai oublié. 

Des flocons de neige de la taille d'une amende tombaient d'une vitesse folle sur les routes de la grande ville où je me promenais. Je ne m'y promenais pas pour un but imprécis. Je voulais te rencontrer. Te voir. Rassurer mon imagination ; me dire que ce que tu étais, étais comme je t'avais imaginé. C'était en hiver, il faisait froid. J'avais pris la peine de prendre une heure pour me préparer ; je voulais être parfait pour toi. Tu ne m'as pas vu. Tu m'as oublié. Tu as disparu. J'ai pleuré. Je t'ai oublié. Tu ne m'as pas été d'un grand soutient c'est vrai, tu ne m'as pas aidé à me trouvé c'est vrai, mais tu m'as éclairé le chemin vers lequel je devais me rendre. Alors ; merci Esteban d'avoir été l'ampoule de mon S.O.S et rien que pour ça je t'aime et je t'aimerai toujours.



Grisse De SableDes histoires addictives. Découvrez maintenant