Chapitre 1

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Sur une petite route de campagne isolée, une voiture roulait calmement.Cette voiture, c'était celle de Zacharyas Masson, un employé de bureau d'une trentaine d'année. Nous étions dimanche, en fin de soirée, et il roulait jusqu'à chez lui. Il était triste et fatigué. Il revenait tout juste de l'hôpital où sa mère, Valérie Masson, venait de mourir d'un cancer, elle était tout ce qui lui restait. Son père était parti alors qu'il n'avait que trois ans et il était fils unique. Sa mère ne parlait que peu de son père,c'était un homme assez silencieux mais pas froid pour autant, il était même assez sympathique, juste qu'il ne parlait pas beaucoupde lui. Il avait fait le déplacement jusqu'à Reims, en France, là où sa mère avait été hospitalisé. Il resta à son chevet jusqu'à ce qu'elle s'éteigne paisiblement. Il resta quelque peu après sa mort, peut-être une heure ou deux, le regard perdu dans le vide. Le service de l'hôpital avait fait appelé les pompes funèbres après avoir reçu l'approbation de Zacharyas. Il régla quelques détails administratifs avant de repartir vers chez lui. Au bout de quelques minutes à conduire, Zacharyas tourna lentement son regard et vit,sur le bas-côté, un auto-stoppeur. Il ne réfléchit pas vraiment et laissa l'homme monter dans sa voiture.

-Je ne vous dérange pas j'espère ? Où allez-vous ? Demanda-t-il,avant de rentrer.

-Je rentre chez moi, à Paris.

-Ça tombe bien, c'est là que je vais ! Ça ne vous embête pas de me prendre ?

-Non,non. Montez, je vous en prie.

L'homme s'assit dans le véhicule, sans dire un mot. Cela ne gênait pas le moins du monde Zacharyas de ramener ce personnage. Il appréciait conduire et cela lui permettait de penser à autre chose qu'à sa funeste journée. L'homme à côté de lui était vêtu d'un gilet vert kakis. Mais en dessous, il portait une chemise blanche à cravate rouge, qui détonait totalement avec sa veste . Il avait un visage asses commun, une barbe assez mal taillé et des cheveux mi-longs bruns. Ils ne dirent rien en premier lieu, puis l'inconnu tenta de briser la glace.

-Et,pourquoi étiez-vous dans le coin ?

-Ma...Ma mère viens de mourir.

-Oh,je ne savais pas, excusez-moi ! Toutes mes condoléances.

-Ce n'est rien, merci. Et vous, qui êtes-vous ?

-Je m'appelle William. Je vais à Paris pour lancer mon entreprise.

-Tiens donc, vous bossez dans quoi ?

-C'est assez particulier, j'espère que vous ne me prendrez pas pour un fou! (William prit soudainement une expression plus sérieuse) Je travaille dans, l'archéologie, si l'ont veut. Je recherche des reliques, des artefacts, toutes sortes de babioles.

-Ah bon ? Et qu'est-ce que vous en faites ?

-Je les isoles. Ce ne sont pas des objets communs dont je m'occupe.

-Que voulez-vous dire ?

-Ces choses ne sont pas faites pour traîner avec le commun des mortels.C'est pour ça que je m'occupe de les récupérer, pour éviter qu'elles ne mettent en danger des gens. Je dois faire ça depuis,soixante ans peut-être ?

Ce chiffre fit tiquer Zacharyas : l'homme semblait tout juste avoir la trentaine, 35 ans tout au plus.

-Mais,quel âge avez-vous ? Vous n'avez pas l'air d'avoir plus de quarante ans !

-Et bien, j'ai 85 ans.

Alors que Zacharyas allait répondre, William reprit :

-Vous êtes perturbé, je suppose ? C'est normal, je ne fais pas mon âge.Je commence même à me demander si je ne suis pas immortel ! Dit-il en rigolant doucement. Vous avez un travail, Zacharyas ?

L'homme qui traversait le tempsStories to obsess over. Discover now